(Un) meilleur sort
J'étale mes sacs Je vide mon coeur J'étale mes jambes Je quitte mon corps
Je taille mes cuisses Pour que tu y insères ton vice Et aussitôt que ma peau plisse Après tu décrisses
Tu te fous de moi Comme les autres avant toi À me jeter quand ca te dit À me rejeter dans l'oubli
Plus j'y pense Et plus ma colère grandit De n'être pour les hommes Qu'un banal fruit confit
Alors je bois, je bois à en être saoule Je cherche en vain quelque chose qui me défoule Sans trouver je tombe dans l'embarras Je titube ivre morte et c'est moi qu'on blâmera
Je vomis en pensant à toi Je rêve d'une vie sans émoi D'un endroit dans mon coeur Où il ne souffre pas
Et après, que veux-tu que j'y fasse Si on prend avantage de ma nature bonasse Armée d'une serpe je te rendrai la pareille Te couper l'herbe sous le pied avant ton réveil
C'est une révolte faible mais une révolte à moi Jamais on ne me l'enlèvera Utilise-moi, écrase-moi et laisse-moi au froid C'est encore un sort bien meilleur que de rester avec toi














