Aftertaste
Y’a pas assez de vin sous la lumière du jour Pour faire flotter mon coeur si lourd Le vômi et l’amour C’est pareil Ça brûle en dedans quand ça remonte
Cosimo Galluzzi
noise dept.
he wasn't even looking at me and he found me
Misplaced Lens Cap
will byers stan first human second
DEAR READER

ellievsbear
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Love Begins
Cosmic Funnies
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@audzieee
Aftertaste
Y’a pas assez de vin sous la lumière du jour Pour faire flotter mon coeur si lourd Le vômi et l’amour C’est pareil Ça brûle en dedans quand ça remonte
Assez cétacés
Videz-moi De tout ce qui m’écoeure Videz-moi De toutes mes peurs Videz-moi De toute cette douleur Que de l’écho sans location Une baleine bleue sans occasion D’éviter de s’échouer Je suis ici toute seule Dans l’océan en pleine nuit Je laisse sortir mon dernier cri Le seul son qui soit plus fort Est celui des vagues noires Qui me bercent vers ma mort Nous sommes Toutes deux fracassées Ravagées et saccagées Polluées puis oubliées Marcher sans regarder où je mets les pieds Revenir en terrain connu après des années Comment un au revoir peut-il être orné De tant de raisons de ne pas rester? M’enfouir la tête dans le sable mouvant En capturant chaque seconde est-ce que je gagne du temps? Enfin, enfin, j’étouffe Et, vaincue, je laisse sortir mon dernier souffle
Mais t'es haut
Le ciel est calme On dirait pas qu'il fait tempête Dans mon coeur
Méchant mess Je souffle la mort Pis ça me sort par les narines Ça brûle plus fort Comme quand t’es lÃ
Dans le fin fond d’une cave Tapissée de toiles d’araignées et de boucane L’amour, c'est comme l'inspiration, c’est étrange Où ça peut te frapper comme ça
Si tu savais à quel point La tempête passée dans ta chambre me dérange pas Au sens propre ou figuré
Tant qu'on a notre p'tit coin à nous Dehors ça peut ben rester un fatras
Viens près de moi Colle-moi à toi Anyway peu importe ce qu'on essayera Demain ça va toute aller au débarras Je viens vers toi Colle-toi à moi Anyway peu importe ce qu'on essayera Demain ça va toute retomber dans l'embarras
Sa in te Tri ni té J’ai 3 piasses dans mon compte J’ai 30 boites dans mon appart J’ai 300 amis sur Facebook J’ai 3 000 scénarios dans ma tête Et 30 000 mots pour te dire Que tu m’as fait faire 300 000 soupirs Et que 3 000 000 de baisers M’en fait désirer 3 000 000 000 d’autres
La complainte du compagnon
Toi qui regarde la lune d’un air rêveur Entre les barreaux de ta rampe de balcon Ce refuge devenu prison Je sais c’est quoi d’avoir peur Et même si la solitude pince tout aussi fort Que les feux d’artifices qui éclatent dehors Je voudrais te faire une promesse Mais c’est hélas une de mes faiblesses J’aimerais te dire que je serai là Feux d’artifices ou pas C’est peut-être mon côté cynique Qui me dit que l’amour c’est ironique On se fait prendre au piège à tout coup Des fois ça marche pas et pis c’est tout On tombe et on tombe à tout coup Des fois ça marche pas et pis c’est tout J’aimerais te dire que ça va s’arranger Mais si j’peux te dire la vérité Des fois ce sera encore pire Tu auras peut-être plutôt envie d’en mourir
Amour malpropre
Y’a rien encore que je préfère Que de souffler d’la boucane dans les airs Ne pas mourir Est une promesse difficile à faire Au bord de la mer Les plages toutes aussi longues que mes nuits Je me dis que c’est fini En gardant espoir L’espoir des choses qui s’arrangent Tandis que mes entrailles d’elles-mêmes se mangent Croire en l’amour Croire en quelque chose Croire pour toujours Que la vie en rose Existe pour de vrai
Pain perdu
L’autoroute vers mon coeur N’est désormais qu’à une voie Ta voix T’avoir désiré Des irréelles idées Idéaliste mais défaitiste Défaite Des fettuccini Et même des zucchini Courge ça sonnait pas aussi bien Spacieuse métastase de ta profonde angoisse Viens là bébé on se tasse Ça frotte ça chauffe ça se met au lit Ça pique ça choque c’est vite fini Pis tu me rappeleras jamais Bye lÃ
Nuit blanche
Chaque soir tu dors avant moi
Chaque soir je te lis
Comme un texte à apprendre : par coeur
Tes longs cils, ta bouche fine tes poils de barbe qui me chatouillent le nez
Ton nez droit et pas trop gros mais pas trop petit non plus juste bien
Entre deux ronflements et ta mâchoire paraissant prête à bouger pour me dire quelque chose
Le son de ton souffle sa chaleur
Plus je t'observe dans le noir plus mon amour grandit
Je le sens ici, j'ai le coeur gros mais pas trop gros non plus juste bien
Chaque soir tu dors avant moi
Chaque soir je te connais un peu plus
D'un peu plus près un peu plus fort
Et tout ce dont j'ai envie c'est de plonger en toi
Encore et encore
Nouvelle terre
Assise Au bord du clair de lune Dans la pénombre Le jeu du hasard N'existe pas Paraît-il
Assise Au bord du clair de lune Dans la cigarette Que j'étouffe Comme mes rêves Tous aussi futiles Les uns que les autres Où suis-je Dans la foule Perdue Encore
Je dévie de mon cap Je crie à hautes voiles Les larmes de ma coque S'emplissant à vue d'île Agrippée aux fils Pieds et coeur nus
L'inconnu N'existe pas Paraît-il
Highway
Pas un je t'aime comme on dirait À une hirondelle en cage Sans être rebelle, mais non plus sage Frais comme l'iris de juillet C'est un je t'aime libre comme l'air Vers ton coeur en trajet court J'y déposerai tout mon amour Et m'envelopperai de ta lumière J'embarque, pieds joints, dans mon uber En regardant droit devant Sourire aux lèvres, appuyant Sur la pédale et j'accélère
5AM
5 ans sans toi 5 ans à me demander À quel point je te ressemble
5 ans à regarder autour de moi À découvrir la ville Dans laquelle tu as logé pendant 20 ans
5 ans à essayer De mieux me comprendre Au lieu de me juger
5 ans à lutter Contre le brouillard De mes noires idées
5 ans à regarder les étoiles À te parler à travers elles Pour me sentir moins seule
5 ans à te demander Si j'ai choisi Le bon chemin
5 ans sans réponses Et combien d’autres À espérer toujours
À continuer À te retrouver À l'intérieur de moi-même
Étoile fuyante
Un matin, vers cinq heures
En revenant à l’appart, seule
Je regarde le ciel parsemé
D'étoiles déjà mortes autour du soleil
Et je me demande si
Je ne suis pas pareille
Mono
Si ma souffrance est une mélodie Laissez-moi habiter ces quelques notes Triste hymne à ma vie Un concerto imaginaire en quelque sorte Sans le savoir J'écoute cette musique Elle me donne tous les maux Tous les mots Sauf ceux qui seraient les bons À hurler Je garde mes écouteurs sur mes oreilles Car je préfère encore ma cacophonie À la vôtre
Gare du Nord
La brise du métro sèche mes larmes Je retourne chez moi en errant telle une bête confuse ayant perdu le nord, sans but et sans âme
Mon nez enfoui dans le creux de ton épaule La buée dans mes lunettes porte le souffle d'une passion d'autrefois Et tes bras m'enlaçant Rebondissant à la cadence du wagon qui n'attend personne
Tu plantes des baisers le long de mon cou Tu m'enivres sans vin simplement, à tout coup Tu caresses encore mes cheveux en bataille Mais ça t'importe peu n'est-ce pas, mes petites failles
Quand ce fut l'heure on était là et on ne disait plus rien Nos coeurs cependant échangeaient sans fin Le mien s'étira aussi long que le train rejouant en boucle quand se lachèrent nos mains
Hors de portée
je traçais ton dos
en voulant me remémorer
tous les souvenirs parmi
facilement des centaines
solitude qui m’habite partout
là où je suis
à quoi bon une larme
si d'autres n'en prendront note
(Un) meilleur sort
J'étale mes sacs Je vide mon coeur J'étale mes jambes Je quitte mon corps
Je taille mes cuisses Pour que tu y insères ton vice Et aussitôt que ma peau plisse Après tu décrisses
Tu te fous de moi Comme les autres avant toi À me jeter quand ca te dit À me rejeter dans l'oubli
Plus j'y pense Et plus ma colère grandit De n'être pour les hommes Qu'un banal fruit confit
Alors je bois, je bois à en être saoule Je cherche en vain quelque chose qui me défoule Sans trouver je tombe dans l'embarras Je titube ivre morte et c'est moi qu'on blâmera
Je vomis en pensant à toi Je rêve d'une vie sans émoi D'un endroit dans mon coeur Où il ne souffre pas
Et après, que veux-tu que j'y fasse Si on prend avantage de ma nature bonasse Armée d'une serpe je te rendrai la pareille Te couper l'herbe sous le pied avant ton réveil
C'est une révolte faible mais une révolte à moi Jamais on ne me l'enlèvera Utilise-moi, écrase-moi et laisse-moi au froid C'est encore un sort bien meilleur que de rester avec toi