Coming out et mises au point
Je ne suis pas queer. Au fur et à mesure des années ce mot prend de plus en plus un sens que je hais, représente de plus en plus une sorte d'élite artistico-intellectuelle sur laquelle je chie et participe à la gentrification de villes prolétaires comme Saint-Étienne.
Je ne suis pas non-binaire mais je n'autorise personne à me qualifier de "trans binaire", terme transphobe inventé par les non-binaires pour faire croire qu'iels subiraient plus d'oppressions que nous.
Je ne suis pas anarchiste, je ne crois pas que l'autogestion soit possible ni même souhaitable dans toutes les sphères de la vie. Je considère l'absence de structures et de règles comme dangereuse et je ne suis pas opposée à certaines formes de représentativité.
Je ne suis pas "inclusive" ni "safe" et je hais ces mots. L'idée qu'il faudrait "inclure" les meufs trans (par exemple, au hasard) dans les milieux féministes sous-entend qu'elles n'y auraient pas, de facto, leur place et qu'ils faudrait comme leur y aménager un espace, une porte d'entrée "spéciale". L'idée qu'il existe des personnes ou des espaces "safe" est dangereuse et libérale car c'est à la fois extrêmement subjectif et surtout inatteignable. Contentons-nous de faire attention aux dynamiques et rapports d'oppression qui peuvent nous traverser ou traverser les espaces où nous évoluons.
Je suis une meuf trans, lesbienne, grosse, communiste et marxiste léniniste.
Deal with it babe ou va voir ailleurs.
Sofia, le 25 septembre 2023















