Cheremetiv est l’infirmier particulier, depuis 6 ans, de Vladimir P., ex président de la grande Russie (ai-je besoin de préciser l’allusion ? On est en plein dans l’actualité). Vladimir est complètement sénile, il oublie au bout de 30 secondes ce que toute personne s’adressant à lui, vient de dire. Son état est pris très au sérieux par le rigoureux et honnête Cheremetiev qui s’aperçoit que la datcha, lieux de refuge de l’ex président est un repère pour de nombreuses escroqueries de la part du cuisinier mais aussi de tous les autres… Un évènement personnel va le faire s’interroger sur al datcha mais aussi sur la Russie. Oui alors… euh… disons que… euh… Non. Franchement ? Non. Sincèrement ? Non. Non parce que ça n’est pas drôle, c’est à tendance pitoyable et ennuyeux. Nous sommes juste face à un type plein de principes dont le monde est étriqué, borné à ce qu’il connait à son petit niveau et qui découvre ce qui se passe au-delà. Je suis peut-être difficile en matière d’humour dans le domaine de la littérature, je veux bien le reconnaître mais là, c’est pas humoristique, c’est désolant. Si le personnage riait de ses découvertes, pourquoi pas ! Mais non ! Il en désespère et on désespère avec lui. La fin, à défaut d’être drôle, se veut un brin cocasse mais n’obtient pas pour autant un sourire.












