La collection Paul Destribats, une bibliothèque d’amateur
Paul Destribats, décédé en 2017, fut un bibliophile passionné par les avant-gardes artistiques du XXe siècle. Il a constitué une extraordinaire collection, en cours de dispersion, où l’on retrouve de grands noms comme Apollinaire, Michaux, Char, Breton, Duchamp, Picasso, Braque, Arp... Si les surréalistes s‘y taillent une part significative, Destribats fut sensible à l’art brut, aux livres des membres du mouvement lettriste, de Cobra ou encore du Pop Art. On y trouve des diamants rares de l’édition de livres d’art, comme ces très petits tirages de l’Alésois Pierre-André Benoît (alias P.A.B.), qui réunissent courts textes inédits - Proust, Satie, Éluard, Valéry - et gravures, dessins, gouaches ou aquarelles - Picasso, Ernst, Picabia - ainsi que des chefs d’œuvre de la reliure, sur lesquels ont travailé Rose Adler, Monique Mathieu, Pierre-Lucien Martin, Georges Leroux, Jean de Gonet ou Alain Lobstein.
Ici, de haut en bas :
Pierre André Benoit et James Guitet. Ce qui vient. [Alès, PAB], 1985. Reliure de Georges Leroux et Martin Mélin, 1993 ;
Marcel Proust. Trois poèmes et un dessin. [Alès], PAB, 1958. Reliure de Pierre-Lucien Martin, 1960 ;
René Char et Georges Braque. Jeanne qu’on brûla verte. [Alès], PAB, 1956. Reliure De Pierre-Lucien Martin, 1960 ;
Max Ernst et Guillaume Tempel. Maximiliana ou l’exercice illégal de l’astronomie. Paris, Le Degré Quarante et Un, 1964. Reliure de Georges Leroux, 1976 ;
André Breton et divers auteurs, EROS - Exposition InteRnatiOnale du Surréalisme 1959-1960. Reliure de Monique Mathieu,1984 ;
Blaise Cendrars et Fernand Léger, La Fin du monde filmée par l’ange N.-D., Paris, Édition de la Sirène, 1919.












