La mort de Lazare
Un fort sur les hauteurs de la ville. Laure et Henri marchent le long d’une muraille aux murs épais. Perdus comme dans un labyrinthe. Ils s’enfoncent dans l’obscurité entre les murs épais et la nature luxuriante.
Arbres et herbes hautes.
Humidité, terres boueuses, ombres. Pareil les entrailles de la terre.
Sur les hauts murs, des slogans révolutionnaires bombés dans une langue inconnue.
Très loin, des bruits de tirs. Pourtant, le chant entêtant des oiseaux, tel une jungle.
Ils se perdent dans le dédale, dans les travées.
Leur marche, pénible comme ralentie par une force impalpable.
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Devant un haut mur criblé de balles. Au sol, étendue, morte dans l’herbe, Henri découvre Lazare, visage détendu, souriant. Sa chemise est légèrement ouverte. Henri se penche sur elle, l’observe, caresse ses cheveux, passe une main sur son sein, puis dans le pantalon.
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Les doigts rouge de sang.













