Un parc / une grotte, une cascade d’eau.
L’entrée d’une grotte, comme un trou noir.
Épuisés, Laure et Henry s’effondrent A l'abri de la pluie. La matière rugueuse et humide de la roche, reflets luisants, stalactites.
Le vent s’engouffre. Le bruit fracassant de l’eau qui coule plus loin vers les profondeurs, qui recouvre. Une cascade. Odeur de terre mouillée et moiteur.
Le ventre de la terre.
Le con de la terre.
La lumière peine à entrer, limite du visible.
Les sons normalement inaudibles sont perceptibles : respirations, frottement des tissus, de la peau ...
Laure, avec peine, déshabille Henri. Un poids mort. Elle retire la veste, ouvre la chemise. puis défait la ceinture. Henri saigne, elle étale le sang sur son buste. Elle lèche la peau comme une louve, lécherai son petit.
Elle s’empare du sexe de Henri, droit, dure, vivant.
Corps tremblant de froid, humides, souillés par la boue, le sang. Chair de poule. Le sang de Henri sur le visage de Laure. Mains sales, goût de la terre dans la bouche.
Au dehors, sortant des fourrés, une masse d’ombres s’approche de l’entrée. On reconnaît des hommes, des femmes aussi, certains ont sorti leur sexe et se branlent, d’autres filment la scène à l’aide de leur téléphone portable.
Des salves de tirs. Certains voyeurs tombent au sol, touchés par les snipers. D’autres s’approchent à tâtons de la grotte, jusqu’à se mêler à Laure et Henri, créant une masse informe et mouvante.
Au loin, les sons des explosions raisonne, des tirs de mortier. Feux de reconnaissances, rapide montée dans le ciel et lente descente lumineuse, jusqu’à l’agonie de flamme.
La cascade est devenu muette.
Respiration asthmatique de Henri, gémissements et pleurs de Laure, bruit des corps rampant contre le sol, des tissus.
Laure masturbe toujours Henri.
Henri jouit en hurlant et Laure éclate alors de rire.
Grimace exagérée sur le visage de Laure, burlesque et ridicule jusqu’au malaise, jusqu’à la laideur. Un rire de folle.