Stravinsky: Firebird Suite / Moussorgsky-Ravel: Pictures at an Exhibition. The Philadelphia Orchestra - 1956.
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Stravinsky: Firebird Suite / Moussorgsky-Ravel: Pictures at an Exhibition. The Philadelphia Orchestra - 1956.
This last Saturday night December 28, I continued catering to my love of Russian music, art, and literature by listening to the above performance of Moussorgsky's Boris Godounov while perusing the illustrated volume of Pushkin's verse drama of the same. I own three other CD sets of this great opera. But, this stands out for the outstanding overall performances of both orchestra and singers. I draw attention to the Marina of the legendary Irina Arkhipova whose gleaming mezzo-soprano all but effaces those of others in this role. I highly recommend it.
Album on table! https://www.youtube.com/playlist?list=PLWAb6uoo1Jl9k7McxMEf2xBlUmNTR81ZX #fantasia #disney #disneyrecords #art #animation #classical #vinylgram #vinyl #licoricepizza #queenofhearts #mickeymouse #sorcerermickey #dancinghippo #1957 #the40s #1940 #the50s #sivad #beethoven #leopoldstokowski #philadelphiaorchestra #sorcerersapprentice #stravinsky #moussorgsky #dukas #tchaikovsky #bach #ponchielli #schubert (at Peachtree Corners, Georgia)
still on that #tomita vibe 🌋🎹🔮 @lilgatsby . . . . #isaotomita #picturesatanexhibition #moussorgsky (at Austin, Texas)
Ignore the fact that this is a cartoon and feel the power...
De Boris à Bishkek via Rigoletto
L’autre jour à Bastille, c’était Rigoletto de Verdi et c’était fabuleux. La scène est une immense boîte béante dont les battants s’ouvrent en caisse de résonnance vers le public. Incarnation de l’âme de Rigoletto dans laquelle plonge le spectateur ? Judicieuse mise en scène pour renforcer l’accoustique (à l’instar de la conque récemment acquise) ou copinage affairiste, maintenant que le groupe Paprec, temple du recyclage, est le mécène principal du ballet de l’Opéra national de Paris ? C’est minimaliste et ça marche. Un rideau bleu satiné rappelle que nous sommes au théâtre ; lorsqu’il s’affale, les derniers soupirs de Gilda rappellent à la réalité. Quinn Kelsey et Olga Peretyatko formaient un parfait duo père-fille, tandis que Michael Fabiano paradait superbement la princière pédanterie du cruel conquistador de coeur.
À Bishkek au mois d’avril, le dimanche après-midi fut festif dans le « théâtre de l’opéra et du ballet », crémeux palais gréco-romain décoré de très vintage faucilles et marteaux. Au programme : une compilation de morceaux choisis. Les danseurs se succèdent et l’orchestre passe du pas de deux de Gisèle à la danse espagnole du Lac des Cygnes. Ex-URSS oblige (l’opéra du Kirghizistan date de 1926), certains ballets rares sur les scènes européennes étaient servis : La demoiselle et le voyou de Chostakovitch, Spartacus de Khatchatourian, etc. Le public était composite mais extatique : outre la foule de grand-mères aux fichus chamarrés et de sages mais enthousiastes enfants, un rieur régiment de militaires occupait une rangée entière, et tout ce beau monde applaudissait à tue-tête.
À Covent Garden au mois de mars, c’était Boris Godounov de Moussorgski, dans la très à la mode première version (cru 1869). Sans entracte, ramassée en sept « tableaux » qui jalonnent la vie du tsar, de son couronnement à sa mort, cet opus est dépouillé des histoires d’amour entre le faux Dimitri et la princesse polonaise Maria qui agitent la deuxième version (cuvée 1872). Il n’y a presque que des hommes sur scène (on pourrait parler d’un « bropera ») et, malgré les costumes dorés, l’atmosphère oscille entre feutre et plomb. La scène est divisée en deux niveaux : à l’étage se joue et se rejoue le meurtre du dauphin Dimitri, le crime originel qui hante la conscience de Boris ; au rez-de-chaussée, les affres du pouvoir illégitime. Le tsar est incarné par le colosse gallois Bryn Terfel, scéniquement parfait mais dont le timbre de baryton-basse manquait un poil de gravité. L’orchestre était enveloppant, mélodieux, presque trop pour dépeindre la noirceur de cette fable ; les cordes manquaient de grincements.
Tableau d’une Exposition - Moussorgsky