Mes réponses aux arguments anti-childfree
Je suis “childfree by choice”, “sans-enfant par choix” en français. Ce qui signifie que je ne souhaite pas avoir d’enfant. C’est une décision personnelle, qui ne regarde que moi, pourtant dès que j’en parle, les gens se sentent autorisés à faire tout un tas de remarques déplacées-infantilisantes-stupides-culpabilisantes, j’en passe et des meilleures. C’est pourquoi j’ai décidé de recenser les remarques auxquelles j’ai le plus souvent droit, et d’y répondre. Si ça peut aider d’autres personnes dans ma situation, j’en serai ravie.
Remarque 1 : “Tu es jeune, tu vas changer d’avis !”.
Ma réponse : Certes, on évolue et on ne reste pas exactement la même personne toute sa vie. Toutefois, certaines décisions, même si on les prend en étant jeune, restent valables pour toute notre vie. C’est infantilisant et égoïste de dire à quelqu’un “Tu vas changer d’avis”, comme si on savait mieux que cette personne ce qui est bon pour elle.
Remarque 2 : “C’est différent quand c’est TON enfant !”
Ma réponse : Eh bien, spoiler, pas forcément. Personnellement, je ne veux pas d’enfant, mais j’aime les enfants - ce qui n’est pas antinomique. Je bosse en école maternelle et j’adore mon métier. Je préfère m’occuper des enfants des autres, puis rentrer chez moi, et savourer le fait d’y être tranquille.
Remarque 3 : “C’est égoïste de ne pas vouloir d’enfant”
Ma réponse : C’est tout aussi égoïste d’en vouloir. La preuve, demandez à quelqu’un pourquoi il a eu un enfant, sa réponse commencera souvent par “J’EN voulais”. Vouloir un enfant ou pas est une décision personnelle, donc forcément un peu égoïste, mais ça VOUS regarde. C’est une décision qui se prend seul-e.
Remarque 4 : “Mais tu as été un bébé, toi aussi”
Ma réponse : Cette remarque est tellement débile, elle me fait toujours rire. Oui, j’ai été un bébé, et, comme tout le monde, je n’avais rien demandé. Si je n’avais pas existé, la face du monde n’aurait pas été changée pour autant. Sinon, face à cette réflexion, beaucoup de childfree s’amusent à répondre : “Un jour je serai morte, ce n’est pas pour autant que ça m’amuse d’être entourée de cadavres !”
Remarque 5 : “Qui s’occupera de toi quand tu seras vieille ?”
Ma réponse : Donc, si j’en suis cet “argument” de poids, vous voulez des gosses pour qu’ils changent votre couche quand vous serez vieux ? Pitié, sortez de vos idées préconçues et allez faire un tour dans les maisons de retraite. Presque toutes les personnes qui y sont ont des enfants, ce qui ne les empêche pas d’être seules. Leurs enfants n’ont souvent pas le temps de venir les voir autant qu’ils le voudraient. Donc faire des enfants ne vous garantira malheureusement pas d’avoir quelqu’un disponible à coup sûr pour vos vieux jours.














