Oser être soi-même.
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Oser être soi-même.
J’aime les timides, les maladroits, les gens sensibles et délicats, qui ont, au cœur, tant de pudeur qu’ils voudraient bien mais n’osent pas…
V. H. SCORP
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"'No, this is unreal and like a dream,' I thought."
—Jean Rhys, Wide Sargasso Sea
Oser la douceur
Commencer par soi : la magie du souffle Pour se relier à la douceur, il faut commencer par soi. Il sera temps, ensuite, de prendre le temps, d’écouter l’autre, de lui prêter attention. Quoi que vous fassiez, au travail, sous la douche, en vous brossant les dents, en lisant, en vous reposant… revenez à votre souffle, à l’ici et maintenant. Sans le modifier, prêtez simplement attention à votre…
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Come back
Ce matin, l’ennui. Et les jours qui s’allongent dans une nouvelle sérénité. Je me suis tue longtemps. J’ai cru devoir dissocier des parts de moi-même, les comparer, les soupeser, les caresser aussi, lesquelles avaient les couleurs de la peur, les autres du chagrin. Prendre une à une ces douces bandes et les lisser le long de ma paume. Les voir, et simplement se taire. Taire le balancement exiguë de la pensée, pour ne sentir que la piqûre, ou le frottement des épines le long de l’échine. Parler me semble encore un peu dérisoire, ou bien intrusif. La mue s’opère encore en fond, qui sait s’il ne faut pas quand même respirer à travers ? Que dire d’une transformation dont on doute à chaque instant des bienfaits ? Que dire des mouvements de reculs et projections, des obsessions manifestes et nombreuses ; que faire des angoisses infinies de ne pas savoir qui l’on est, ce qu’on devrait être ou faire, du temps qu’on a perdu à pleurer dans sa chambre, à maudire le monde entier, du temps perdu à s’en vouloir soi-même de n’avoir pas été assez, d’avoir eu trop peur.
Ce matin, la peur, donc. Mais la peur de l’ennui qui nous fait croire qu’on a creusé dans sa vie un sillon trop profond qu’on ne pourra jamais combler. Croire fort qu’encore une fois les choix qui ont été faits étaient vains, qu’on se retrouve à nouveau, sans retour possible, dans les bras de la solitude promise, en échec, à l’abandon, au bout d’un chemin douloureux qui n’a pas vraiment de borne. La peur s’apitoye sur ton corps fatigué, jamais satisfait, jamais vraiment heureux, parfois en paix. Autrefois tu écrivais pour freiner la course de ces grandes douleurs. Autrefois tu écrivais, et on te demandait quand est-ce que tu trouvais le temps. Autrefois tu écrivais, et puis tu t’es tue.
Respirer. Refuser l’abîme. Refuser la souffrance fabriquée par les croyances maternelles. L’ennui que tu ressens est aujourd’hui comme fenêtre, une ouverture : oui, ça y est, c’en est la preuve, tu es enfin en sécurité. Tu sens en toi suffisamment d’espace pour revenir quand tu sens l’effroi t’embraser. Tu as le luxe de t’ennuyer. Ouvre les yeux sur l’espace qui t’entoure, sans les oeillères de la survie pour étouffer les petits chemins et les détours futiles. C’est l’heure du come back. Tu peux aller jouer maintenant. Tu peux risquer, gambader, te faire une frayeur, revenir. Le temps n’est plus un problème. Prend les poignées des portes qu’on te pointe du doigt, et prononce une formule tout droit sortie du fond de la sagesse humaine. Elle tient en trois lettres.
Ose.
Je ne veux plus me nier.
Nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J'ai le droit de respirer, de me dire,
J'ai le droit de dénoncer, de penser, de crier,
J'ai le droit d'exister.
Je veux vivre debout,
Être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m'aimer,
Je veux rêver, rire, m'épanouir.
J'ai besoin d'air, j'ai besoin de m'écouter.
J'ai besoin de décider pour moi, avec moi,
En fonction de mes besoins à moi,
De ce que je veux faire de ma vie.
J'en ai marre de vivre en fonction des autres,
Pour être aimée.
J'en ai marre de faire des courbettes,
Pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie
Je choisis de vivre mes sentiments,
Mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu'au bout, tel que je suis.
Je me réserve le droit d'essayer, de me tromper,
De recommencer, d'essayer encore, et de réussir.
Pendant la transition,
J'accepte ma souffrance, ma déception,
J'accepte mon insécurité, mon désespoir.
J'accepte ma colère envers les autres,
On ne m'avait rien promis.
J'accepte ma colère contre moi,
De m'être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu'avec le temps,
Ces sentiments vont s'atténuer et disparaître,
Remplacés par le pardon.
Je sais qu'avec le temps,
Mon cœur va guérir d'avoir trop ou mal aimé
Et peut-être qu'avec le temps,
J'accepterai d'oser à nouveau,
De tenter l'expérience,
D'aimer et d'être aimée.
Oser / Ave / BBB / Dot / MQ / BEE BEE BEE - Mission District