source : @cheminer-poesie-cressant
le grand corps de l’été semble s’être allongé longuement dans ce carré d’herbes chaudes et dorés ; il a laissé sa trace et l’herbe s’est repliée en son repos ; pourtant je ne l’ai pas vu passer, allongé dans ce même carré d’herbes que lui-même : plus on s’approche des saisons et plus elles se montrent invisibles et plus elles nous échappent ; et c’est pourtant dans ces instants que nous les vivons au plus près du corps
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the great body of summer seems to have stretched out at length in this patch of warm, golden grass; it has left its mark and the grass has folded back into its rest; yet I did not see it pass, lying in the same patch of grass as itself: the closer we get to the seasons, the more invisible they become and the more they escape us; and yet it is in these moments that we experience them most closely
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© Pierre Cressant
(mardi 29 novembre 2022)

















