Critique #19 - Le Cauchemar (partie 2), par Untiring Quill
Dans la critique précédente…
Malgré de très bonnes idées, la fiction possédait un rythme assez inégal, signalant les actions sans leur donner plus de substance ou d’impact.
Les Originals Characters étaient sympathiques mais introduits un peu brusquement, pourtant, le texte ne manquait pas de charme et construisait bien son enjeu, même un contexte de départ insuffisamment détaillé pour lui donner de l’impact.
La suite continue-t-elle à aller en s’améliorant ? Les 5 prochains chapitres vont nous l’apprendre et faire avancer un peu plus cette histoire tout de même captivante, et à la relecture parfaite.
Le rythme dans la peau
Ces nouveaux chapitres sont là pour présenter quelques péripéties dans la recherche d’une réponse à cet étrange mal, le Cauchemar. Plutôt courts, les deux derniers sont toutefois plus complets, même si on en ressort sans réponse, mais l’on dépasse à peine la moitié des chapitres de la fiction.
Le problème de rythme refait malheureusement surface, et jusqu’aux événements qui suivent l’arrivée à l’Empire de Cristal, la plupart des éléments sont peu introduits et il n’y a aucune description des réactions des personnage, de descriptions allant plus loin que les choses très factuelles, ce qui est vraiment un frein quand le groupe traverse des difficultés ou arrivent dans des environnements particuliers, comme Canterlot sous cette ambiance de paranoïa.
Cela s’arrange par la suite et l’endroit où les héroïnes atterrissent se trouve un peu plus étoffé, mais il manque toujours une certaine absence de descriptions pour les réactions. Cela manque de “vie”.
L’enchaînement des scènes manque de transition, pas mal d’éléments arrivent au détour d’une phrase un peu brusquement, sans réaction de la part des personnages, ou juste en surface. La narration est pourtant très investie, avec un ton proche du lecteur, mais on a très peu de liens avec les personnages, de détails ou de raisons de s’investir soi-même et de les apprécier au-delà de la simple somme de leurs actions et rares réactions.
Les passages avec la Grande Dévoreuse sont toutefois ce qu’il y a de plus réussi. Elle se trouve être le personnage qui permet le plus d’investissement, car justement la narration et la description de ses hésitations, de comment elle réagit aux interactions donne matière à s’investir pour elle, de comprendre ce qu’elle a vécu du peu qu’on nous en dit.
Il aurait fallu que le reste soit comme cela pour que les personnages principaux soient plus vivant, à mon avis.
Les changelins, c’est maintenant
Il n’y a pas grand-chose à dire de plus avec les chapitres aussi courts, sinon qu’une scène avec Untiring Quill change radicalement de ton et déstabilise, mais cela se limite à un seul passage, avec un personnage bien particulier. Reste à voir si cela va avoir une signification, où s’il s’agit d’une fantaisie de l’auteur, ce qui n’est pas un défaut en soit mais si cela s’avère inutile, ce serait surtout superflu pour l’histoire, surtout quand cela nuit au ton.
Il ne reste plus qu’à attendre le mois prochain pour la suite et fin, avec les 8 derniers chapitres, et voir comment la fiction se conclut. D’autant plus que le style arrive à s’améliorer par moment… et s’il arrivait à rester constamment bien ? C’est ce que nous verrons…











