Par Marceau Verdiere, Huile sur bois. De l’exposition “Rêveries dilettantes” à l galerie Coin de ciel, 21 rue Boyer Barret jusqu’au 26 Novembre

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Par Marceau Verdiere, Huile sur bois. De l’exposition “Rêveries dilettantes” à l galerie Coin de ciel, 21 rue Boyer Barret jusqu’au 26 Novembre
Elle s’appelle Marie Čermínová mais elle signe ,très tôt, ses oeuvres de son pseudonyme « Toyen » en hommage aux citoyens de la révolution française, libres et égaux en droit. Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre, jusqu’au 24 juillet, une imposante rétrospective à cette artiste tchèque injustement méconnue. Sa signature d’artiste cristallise magnifiquement sa philosophie de vie. Toyen est une rebelle qui ne cédera jamais sur ses rêves. Elle s’éloigne délibérément des routes connues pour penser sa propre voie. Bien que co-fondatrice du groupe surréaliste en Tchécoslovaquie, Toyen définit, sous le nom d’artificialisme, en écho aux paradis artificiels de Charles Baudelaire, un courant affirmant une totale identification du peintre au poète. La volonté est de provoquer des émotions poétiques qui ne sont pas seulement optiques. Dans les toiles de Toyen, à l’inverse du cubisme, le réel n’est pas distordu. La poésie s’insère entre les formes réelles pour libérer pleinement l’imagination. L’oeuvre de l’artiste est également empreinte d’une sensualité et d’un érotisme troublants. Ses dessins crus sont pleins d’humour. Ses peintures expriment superbement des rêves inspirés par le désir. Confrontée à l’horreur de la seconde guerre mondiale, la production de Toyen se fait sombre. Elle peint pour conjurer les ténèbres. Ses toiles sont sans horizon et remplis de jouets cachés ainsi que de spectres ou de squelettes. Fuyant le stalinisme, ce qui provoquera sa rupture avec Paul Eluard, elle s’établit à Paris en 1947. Elle s’y éteindra en 1980 dans un dénuement extrême. Sur le dernier cartel de l’exposition, une citation de Toyen claque comme une épitaphe : « Dans la salle obscure de la vie, je regarde l’écran de mon cerveau ». Choisissez votre prochaine exposition en vous abonnant à mon compte Instagram paris_aimelart @museedartmodernedeparis #lecartabsolu #museeartmoderneparis #museedartmodernedeparis @parismusees #mariecerminova #toyen #surréalisme #artificialisme #parisaimelart #parisaimelart #paris_aimelart #parisexpos #parisexposition #exposparis #paris #exposition #parismusees #parisculturel #quefaireaparis #artparis #parisart (à Musée d'Art Moderne de Paris) https://www.instagram.com/p/Cbx3AEmr6gs/?utm_medium=tumblr
A Paris, il faut compter sur les fondations d’entreprise pour faire de nouvelles découvertes artistiques. On peut citer celles de Pernod-Ricard, des Galeries Lafayette ou d’EDF. Cette dernière présente, jusqu’au 29 janvier, une exposition au titre provocateur : « Faut-il voyager pour être heureux ? ». Chacun, souhaitant, à son niveau, lutter contre le réchauffement climatique, s’est posé cette question. Peut on renoncer à voyager alors que la découverte d’autres civilisations nous rend plus cultivés et ouverts à l’inconnu ? Néanmoins, dans un monde fini, peut-on imaginer une mobilité infinie et sans dommages ? Pour éclairer cette problématique, les commissaires ont convoqué des artistes contemporains. Dès la première salle, avec les fragiles mappemondes d’Ange Leccia, le ton est donné . Il n’y a pas de planète B ! Le mode de transport des populations riches, avides de découvertes lointaines, et le tourisme de masse causent des dommages écologiques. Les désordres économiques et sociaux générés par ce dérèglement climatique poussent à l’exil des populations démunies. Une vidéo percutante de Simon Faithfull montre un homme qui disparaît après avoir lutté contre la montée inexorable des eaux. Quel sera le voyage du futur ? Importer chez soi l’altérité ? Martin Parr s’en moque avec son touriste américain à Las Vegas devant le Luxor hôtel. Faire l’éloge de la lenteur et de la marche comme Abraham Poincheval qui pousse sur les chemins son gyrovague, un habitat circulaire. Quel que soient les formes futures du voyage, se rapprocher du monde impose, désormais, une éthique de l’existence plus accordée avec l’urgence sociale et écologique. Choisissez votre prochaine exposition en vous abonnant à mon compte Instagram paris_aimelart @fondation_edf @paris_aimelart @paris @timeoutparis @quefaireaparis @paris.explore @paris_art_com @artaparis @paris_culture @expositionparis.info @paris_love_street @parismusees #fondationedf #fautilvoyagerpouetreheureux #parisaimelart #paris_aimelart #parisexpos #parisexposition #exposparis #paris #exposition #parismusees #parisculturel #quefaireaparis #artparis #parisart #parisjetaime #parislife #parissecret #parisianlife (à Fondation Groupe EDF) https://www.instagram.com/p/CnSH8hVLOwl/?igshid=NGJjMDIxMWI=
« En politique comme dans la vie, j’ai toujours aimé les perdants , les outsiders ». C’est par ces mots que le Centre Pompidou nous accueille, jusqu’au 16 janvier 2023, à la superbe rétrospective consacrée à Alice Neel. On salue le musée qui met en lumière une artiste longtemps ignorée de son vivant en raison de ses sympathies communistes. Née en 1900, sa première exposition ne se tiendra qu’en 1974. L’artiste peint exclusivement les différentes classes de la société new yorkaise. Elle y pose un regard de femme engagée. Au fil de ses toiles, principalement des portraits, elle dénonce crûment et, néanmoins, avec une profonde empathie, les injustices sociales, la ségrégation raciale et la discrimination des homosexuels. Ses peintures d’habitants de Spanish Harlem sont poignantes. Selon Neel, la meilleure façon de peindre la vie est d’aimer peindre les gens que la vie a épuisé à New-York. Ses nues sont des camouflets au puritanisme américain et de vibrants plaidoyers de la cause féministe. Les amoureux de New York admireront un étonnant portrait d’Andy Warhol, icône artistique de Manhattan, juste après qu’il a échappé à la tentative d’assassinat par Valérie Solanas. Les photographies de Neel, prises par Robert Mapplethorpe, sont émouvantes. Vous appréciez mes idées de sorties culturelles ? Choisissez votre prochaine exposition en vous abonnant à mon compte Instagram paris_aimelart @centrepompidou @angelalampe243 @parissecret @paris @timeoutparis @quefaireaparis @paris.explore @paris_art_com @artaparis @paris_culture @artaparis @expositionparis.info #aliceneel #ExpoAliceNeel #parisaimelart #parisaimelart #paris_aimelart #parisexpos #parisexposition #parismusee #exposparis #paris #parisculturel #exposparis #quefaireaparis #artparis #parisart #parisculturel #exposition #parismusees #artparis #parisjetaime #parislife #parissecret #parisianlife #newyork #robertmapplethorpe #andywarhol (à Centre Pompidou) https://www.instagram.com/p/Cj0lTrIoM3I/?igshid=NGJjMDIxMWI=
Du 7 septembre 22 au 2 janvier 23, le Centre Pompidou nous invite à déchiffrer l’oeuvre complexe de Gérard Garouste. Le parcours est rythmé par un texte, progressant salle après salle, écrit par l’artiste. Il constitue une véritable colonne vertébrale de l’exposition permettant au visiteur de surnager dans ce flot de peintures ésotériques. Les oeuvres de Garouste sont des hallucinations qui convoquent, au fil des années, les peintres du siècle d’or notamment Le Greco, la mythologie grecque, la littérature avec Dante, Cervantes et Kafka ainsi que le Talmud et la Kabbale. Bien que figuratives, les tableaux de l’artiste peuvent apparaître comme de l’hébreu. Au fond, qu’importe de vouloir tout comprendre. Pourquoi ne pas lâcher prise devant ces tableaux monumentaux et laisser libre cours à ses émotions devant une telle folie picturale ? Comme le rappelle Gérard Garouste, l’appréhension du monde n’est jamais univoque. Quelques toiles sont bouleversantes comme « le pendu, le vase et le miroir », « l’ânesse et la figue » ou « Caved » Vous appréciez mes idées de sorties culturelles ? Choisissez votre prochaine exposition en vous abonnant à mon compte Instagram paris_aimelart @centrepompidou @gerardgarouste_officiel @doitin_paris @parissecret @paris_maville @paris @vivreparis @timeoutparis @quefaireaparis @paris.explore @paris_art_com @artaparis @paris.la.douce @paris_love_street @parisjetaime @paris_culture @artaparis @expositionparis.info #gerardgarouste #ExpoGérardGarouste #parisaimelart #parisaimelart #paris_aimelart #parisexpos #parisexposition #parismusee #exposparis #paris #parisculturel #exposparis #quefaireaparis #artparis #parisart #parisculturel #exposition #parismusees #artparis #parisjetaime #parislife #parissecret #parisianlife https://www.instagram.com/p/Ciak3nJrWfo/?igshid=NGJjMDIxMWI=
Une fois n’est pas coutume, passons le périphérique pour nous rendre à la maison des arts d’Antony. Elle abrite, jusqu’au 17 juillet, l’exposition « le Grand Tour de Davrinche et Masmonteil ». Jusqu’au XIXe siècle, les artistes voyagent en Europe à la rencontre des oeuvres des grands Maîtres pour perfectionner leur technique picturale : c’est le Grand Tour. Ici, Gaël Davrinche et Olivier Masmonteil dont les oeuvres se fondent sur la réappropriation artistique nous livrent un dialogue croisé original sur la peinture et démontrent son caractère intemporel. Les deux artistes revisitent les peintres des 16, 17 et 18e siècles comme Ingres, Rembrandt ou de Vinci et rendent hommage à la peinture figurative. Masmonteil appose sur ses copies de toiles de maître un motif sérigraphié. Avec cet effet moucharabieh, il installe le spectateur dans une position de voyeur puis de fin observateur quand il fait ressortir certains éléments clés du tableau. Pour l’artiste, recouvrir une toile, c’est la dévoiler. Sa création est une célébration de l’oeuvre du passé et non une profanation. Gaël Dervinche veut aussi rendre hommage aux maîtres anciens même s’il le fait avec plus d’irrévérence et d’humour. Il ne superpose pas des strates de peinture. Au contraire, lors de sa réappropriation artistique, il laisse des zones blanches sur la toile pour en éclairer l’élément central. Ne manquez pas cette pérégrination académique offerte par les oeuvres de Davrinche et Masmonteil Choisissez votre prochaine exposition en vous abonnant à mon compte Instagram paris_aimelart @maisondesarts_antony @oliviermasmonteil @gaeldavrinche @lefrancbourgeoisofficiel @doitin_paris @parissecret @paris_maville @paris @vivreparis @timeoutparis @quefaireaparis @paris.explore @paris_art_com @artaparis @paris.la.douce @paris_love_street @parisjetaime @paris_culture @artaparis @expositionparis.info #reappropriation #artcontemporain #parisaimelart #parisaimelart #paris_aimelart #parisexpos #parisexposition #parismusee #exposparis #paris #parisculturel #exposparis #quefaireaparis #artparis #parisart #parisculturel #exposition #parismusees #artparis #parisjetaime #parislife #parissecret #parisianlife https://www.instagram.com/p/Cd6Ji_ijFgU/?igshid=NGJjMDIxMWI=
Le charmant musée Marmottan-Monet nous invite jusqu’au 21 août à comprendre comment les artistes ont peint les émotions du Moyen Âge à l’époque contemporaine. L’exposition « le théâtre des émotions » est très instructive. Elle décortique, avec pédagogie et simplicité, les traductions successives ,des sentiments humains au fil des siècles. Le thème est richement illustré par près de quatre-vingts œuvres prêtées par des collectionneurs particuliers et de prestigieux musées. Au XIV et XVe siècles, les visages sont impassibles, les émotions sont symbolisées par des objets peints avec les protagonistes. Un mouchoir effaçant une larme exprime la tristesse. Pour l’amour, il suffit d’une fleur dans la main d’une femme… et d’un contrat de mariage tenu par un homme. Au XVIe, avec la Joconde, les tumultes intérieurs commencent timidement à rider le visage. Son léger sourire énigmatique illustre t’il le bonheur ? Le XVIIe déforme franchement le visage et les corps véhiculent désormais les émotions. On admire le verrou de Fragonard et les oeuvres de Louis-Léopold Boilly. Le romantisme des XVIII et XIXe convoque la nature pour traduire les émotions intérieures. Les artistes s’attaquent à la représentation du rêve ou de la folie. Après le traumatisme des deux guerres mondiales, les artistes expriment avant tout, leurs émotions. On peut regretter le choix des oeuvres pour illustrer ce point mais l’art du XX est si varié que le choix des commissaires était délicat. Choisissez votre prochaine exposition en vous abonnant à mon compte Instagram paris_aimelart @museemarmottanmonet_ @doitin_paris @parissecret @paris_maville @paris @vivreparis @timeoutparis @quefaireaparis @paris.explore @paris_art_com @artaparis @paris.la.douce @paris_love_street @parisjetaime @paris_culture @artaparis @expositionparis.info #letheatredesemotions #romantisme #parisaimelart #parisaimelart #paris_aimelart #parisexpos #parisexposition #parismusee #exposparis #paris #parisculturel #exposparis #quefaireaparis #artparis #parisart #parisculturel #exposition #parismusees #artparis #parisjetaime #parislife #parissecret #parisianlife (à Musée Marmottan Monet) https://www.instagram.com/p/CdyM6meo1Il/?igshid=NGJjMDIxMWI=
La dation en paiement permet le réglement en nature des droits de succession. Cette modalité a permis l’ouverture du musée Picasso en abritant la dation Pablo Picasso de 1979 consentie par ses héritiers à la mort de l’artiste. Jusqu’au 31 décembre, visitez l’hôtel Salé et découvrez neuf nouveaux chefs-d’oeuvre picassiens, issus de la dation Maya Ruiz-Picasso. Second enfant de l’artiste, Maya est aussi sa première fille, fruit de son amour avec la jeune Marie Thérèse Walter. Les nouvelles peintures et sculptures éclairent la relation entre un père et sa fille faite d’amour, de tendresse et d’admiration. Les dessins de Maya soulignent, s’il en est besoin, la qualité de portraitiste de Picasso. L’historien d’art Werner Spies écrit : « Avec ses yeux il regardait. Avec ses mains il dessinait ou modelait. Avec sa peau, ses narines, son coeur, son esprit et ses tripes il ressentait ce que nous étions, ce que nous cachions, notre être ». L’arrivée de cette enfant a, aussi, stimulé la créativité du maître. On s’émerveille devant les silhouettes en papier découpé, les origamis, les figurines en carton, les poupées et les marionnettes. Aussi féconde que fut cette relation, pourquoi s’est elle terminée par une rupture définitive lors du mariage de Maya en 1960 ? Même si l’exposition ne nous permet pas de comprendre cet événement, ne la manquez surtout pas. Vous appréciez mes idées de sorties culturelles ? Choisissez votre prochaine exposition en vous abonnant à mon compte Instagram paris_aimelart @museepicassoparis @doitin_paris @parissecret @paris_maville @paris @vivreparis @timeoutparis @quefaireaparis @paris.explore @paris_art_com @artaparis @paris.la.douce @paris_love_street @parisjetaime @paris_culture @artaparis @expositionparis.info #picasso #artcontemporain #parisaimelart #parisaimelart #paris_aimelart #parisexpos #parisexposition #parismusee #exposparis #paris #parisculturel #exposparis #quefaireaparis #artparis #parisart #parisculturel #exposition #parismusees #artparis #parisjetaime #parislife #parissecret #parisianlife (à Musée Picasso Paris) https://www.instagram.com/p/CdtXo0rI7qx/?igshid=NGJjMDIxMWI=