DOTER LA REGION DE LEVIERS EFFICACES POUR L’EMERGENCE D’UNE SMART CITY
La mise en œuvre d’un programme audacieux de smart-city passe aussi bien par les innovations encouragées que par les moyens dont la région se dote pour les soutenir. Les innovations requises pour l’émergence d’une ville intelligente repose très majoritairement sur l’économie connectée : une poubelle sur la voie publique qui envoie une information directement au centre de tri, les urgences hospitalières directement reliées aux patients par sondes connectées, etc. La région Ile de France est forte de nombreuses initiatives en ce domaine, mais souffre de ne pas faire émerger des « champions », plus proche de l’ETI que de la PME. Aussi, nous proposons trois mesures à même de répondre à cette problématique.
1. Développer des partenariats entre Paris Region Lab et ses équivalents des autres métropoles européennes. L’émergence de champions nécessite d’avoir une perspective de déploiement très rapide et à grande échelle, de telle sorte de consolider et « imposer » rapidement son modèle et ses standards sur plusieurs marchés. La création de synergies entre le Paris Region Lab – soutien économique majeur dans ce secteur d’activité – et les équivalents des autres régions (à l’instar d’Aderly en région Rhône-Alpes ou PACA Emergence) permettraient d’accélérer l’arrivée de start-ups franciliennes sur la scène internationale, tout en projetant directement la région à l’échelle européenne.
2. Créer une zone franche pour l’économie connectée. Il est important de permettre à cette économie de franchir rapidement le cap symbolique des premiers salariés. Une compensation des charges salariales appliquées à ce secteur d’activité pourra répondre à ces exigences. Ces zones franches répondront par ailleurs à notre volonté politique de réduire les inégalités territoriales. La dématérialisation de cette économie rend en effet possible des zones franches en périphérie. Par ailleurs, une proximité avec les établissements d’enseignement supérieur sera tout à fait favorable à l’émergence de projets innovants et aux recrutements d’équipes compétentes. Enfin, des infrastructures numériques (fibre optique tout particulièrement) déjà en place sont requises. De tels clusters (Marne La Vallée, Cergy-Pontoise, Vallée de Chevreuse) ont déjà été développé pour renforcer les partenariats en R&D entre écoles et entreprises.
3. Prise de participation directe ou indirecte dans des entreprises en phase d’accélération plutôt qu’en phase d’amorçage. Le marché de capitaux, privé ou publique, est à ce jour bien approvisionné pour les entreprises en phase d’amorçage. Il est en revanche moins alimenté pour répondre aux entreprises innovantes en phase d’accélération, pourtant la plus à même de répondre aux problématiques d’emploi. Nous proposons donc de réorienter la politique d’investissement vers la phase de croissance, acceptant alors pleinement de moins s’engager sur les phases amont, relativement bien couvertes par le secteur privé.









