Les Deux Plateaux, communément appelés les « colonnes de Buren », est une œuvre d'art de Daniel Buren réalisée avec l'aide de Patrick Bouchain

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Les Deux Plateaux, communément appelés les « colonnes de Buren », est une œuvre d'art de Daniel Buren réalisée avec l'aide de Patrick Bouchain
2014 Nantes, Le Lieu Unique, 1999 Patrick Bouchain architecte Q Tour des usines Lefèvre Utile, 1895 Auguste Bluysen
Les petits commerces de quartier bientôt remplacés par des grandes zones commerciales ? C’est le coup de gueule de l’architecte Patrick Bouchain, grand prix de l’urbanisme 2019, alors que le projet de réaménagement de la gare du Nord provoque la polémique.
Patrick Bouchain: Le Dragon Volant
via
Patrick Bouchain, Le Channel, Calais
Photo par Cyrille Weiner
Patrick Bouchain and EXYZT, Métavilla, French Pavilion (kitchen), Venice Biennale, 2006.
«Mettre en scène aujourd’hui Phèdre de Racine permet de réinterpréter le mythe dans le monde contemporain. Pour l’architecture il devrait en être de même. Le ministère de la Culture est dans un bâtiment royal, l’Assemblée nationale républicaine est dans le Palais Bourbon, alors que les Bourbons, on leur a coupé la tête! Et c’est bien pour ça qu’on aime le Palais Bourbon: parce que c’était le lieu de la représentation d’un pouvoir qui est devenu un autre pouvoir, et qu’il a été transformé pour qu’on puisse y vivre. Pour le logement social, on devrait le transformer en prenant en compte que les modes de vie d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes. Le couple, la famille, l’amour ne sont pas ce qu’ils étaient dans les années 50 ou 60, donc le standard de ces années n’est pas bon pour aujourd’hui. Et alors qu’il y 40 ou 60 ans les gens étaient heureux d’entrer dans ces logement sociaux, aujourd’hui ils sont malheureux d’y être. Ces logements devraient donc être modifiés pour répondre aux besoins actuels et pouvoir être transmis. Alors que si on les détruit, on va gommer une partie de l’histoire et surtout on va donner l’impression aux 90% qui vont rester dans les barres qu’ils habitent dans des saloperies, et ils vont encore moins respecter leurs logements et considérer qu’ils sont rejetés de la société. On ne fait donc qu’accentuer le mouvement de rejet. La encore, c’est maintenant ou jamais, sinon l’urbanité ne sera que violence».
Article publié sur le site de RFI - Propos recueillis par Danielle Birck