Paula Becker with Clara Westhoff in Paula Becker's studio, around 1899, Paula Modersohn-Becker Foundation, Bremen
Paula Becker
Clara Westhoff
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Paula Becker with Clara Westhoff in Paula Becker's studio, around 1899, Paula Modersohn-Becker Foundation, Bremen
Paula Becker
Clara Westhoff
Paula Modersohn-Becker (1876-1907), “Fruit Tree in Bloom” (1900/1902), charcoal on blue laid paper, 26.4×31.6 cm, National Gallery of Art, Washington, D.C.
Paula Modersohn-Becker (German, 1876-1907) Kinder vor Bauernhaus. Circa 1901
Oil on artist's board 46.5 x 55.5 cm
Auction © Lempertz
Être ici est une splendeur, Marie Darrieussecq
Histoire d’une peintre, peut-être en avance sur son temps, morte à l’âge de 31 ans en 1907. A fréquenté les plus grands peintres, sculpteur et écrivain de son époque à Paris et a préféré* revenir dans le petit village allemand de Worpswede pour se marier avec Friedrich Wilhelm Otto Modersohn un an après la mort de sa femme. Sa vie avant son mariage est partagée avec son amie Clara Westhoff, le poète Rainer Maria Rilke et Martha Vogeler.
Elle n’est pas très heureuse en mariage surtout parce qu’elle n’est pas libre d’aller où elle veut, mais comme elle est entièrement dépendante de son mari elle reste. Vers la fin elle décide pourtant de vivre seule à Paris (1906). Elle est alors obligée de demander de l’argent à son mari. ” L’argent, l’urgence: le nerf de sa solitude, l’impasse de son indépendance.”
Vie d’une femme qui n’a qu’une envie, c’est de peindre comme elle veut et qui se perd un peu à essayer de vivre comme ce que l’on attend d’une femme de cette époque.
« En 1906, Rilke achète un tableau à Paula. Il choisit un petit portrait, d’un très petit enfant, avec de grosses joues qui pendent comme des gouttes, et la main de la mère posée immense sur son épaule. »
« Martha Vogeler, évadée d’un tableau de son mari, coiffée de pâquerettes préraphaélites, dans une tunique bleu ciel, les mains chargées d’un vase. Cette pose un peu hiératique, sérieuse, le regard ailleurs, sera désormais la manière de Paula : une jeune fille grave porte un objet comme une offrande. Ni triomphe, ni malaise, ni érotisme délibéré. Ce ne sont pas des mondes d’angoisse ou de secret, mais des mondes de pensée. »
Les conseils du père. Extrait: “ne pas trop travailler” L’Exposition universelle va ouvrir, et le prix des chambres flambe. Pour un prix «presque équivalent », Paula déménage 9, rue Campagne Première, dans un atelier plus grand et plus propre. La logique échappe un peu à son père, qui s’inquiète des frais, mais la conjure de n économiser ni sur le poêle ni sur le beurre. Et surtout, de ne pas trop travailler : « Ça rend stupide. Les gens ne sont pas faits pour travailler tout le temps mais aussi pour goûter la vie, afin de rester frais et réceptifs.» Au concours de l’Académie, cest Paula qui…
Un film sur la vie de Paula Becker et sorti en mai 2017: https://youtu.be/L3mFE-m6OD0
La grande librairie. Marie Darrieussecq parle très bien de son livre: https://youtu.be/o_EaCBT4zmA
Présentation du film: http://www.scenenationaledebesancon.fr/cinema/paula
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Paula_Modersohn-Becker
* à cette époque la femme s’occupe du ménage de la cuisine et des enfants.
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http://bit.ly/ChristianLoverde
Être ici est une splendeur, Marie Darrieussecq Être ici est une splendeur, Marie Darrieussecq Histoire d'une peintre, peut-être en avance sur son temps, morte à l'âge de 31 ans en 1907.
Paula Modersohn-Becker - “Lune au-dessus d’un Paysage”, 1900
Paula Modersohn-Becker
Début mai j’ai passé quelques jours à Paris. C’est toujours une très grande joie pour moi de monter à la capitale. J’en ai profité pour retrouver mes amis et voir des expositions, et en plus c’était le week-end des portes ouvertes des ateliers de Belleville.
J’ai vu deux superbes expositions : Francesca Woodman et Paula M. Becker, l’une est photographe l’autre peintre. Deux femmes, deux destins, deux vies trop courtes. Deux artistes incroyables. Francesca Woodman est une photographe américaine, elle s’est suicidé à l’âge de 22 ans, elle laisse derrière des photogrpahies sublimes, des autoportraits surtout, des mises en scène très modernes. Enfin voir son travail dans une expo qui lui est totalement consacrée est un régal pour les yeux. Je connais ces oeuvres depuis pas mal de temps, grâce à des bouquins dont on avait choisi ces photos pour des couvertures. Ce n’est pas très facile de parler de son travail, ça touche à l’intimité du corps, je crois qu’elle montre un état d’âme, un état d’esprit, je crois que c’est ce qui m’a marqué profondément.
Cette exposition est dans un lieu très agréable, la fondation Henri Cartier Bresson jusqu’au 31 juillet.
C’était un week-end très féminin, après Francesca, je suis allée voir Paula Modersohn Becker au musée d’Art Moderne, j’ai découvert cette artiste grâce au livre de Marie Darrieussecq, un livre qui retrace la vie de cette jeune femme peintre, née à la fin du XIXe siècle et décédée au début du XXe siècle. Là aussi c’est une oeuvre étonnante, les couleurs, la forme, les sujets tout est original. Paula a évolué dans une petite communauté artistique au bord de la baltique à Worpswede, elle s’est marié à un peintre, et a été une amie de Rilke (une amitié platonique), une vie très courte. De très nombreux tableaux ont été détruits par les nazis. Ces oeuvres sont touchantes, une incroyable force se dégage des tableaux. C’est aussi la première femme à se peindre nue. J’ai adoré cette visite. Le livre de Darrieussecq évoque tous les aspects de la vie de l’artiste et si vous allez voir l’exposition regarder le film à la fin, il est très bien fait.
Quelques jours à Paris Début mai j'ai passé quelques jours à Paris. C'est toujours une très grande joie pour moi de monter à la capitale.