HELLRAISER JUDGMENT (2017)
Pinhead revient torturer les corps et les âmes dans ce dixième film de la franchise HELLRAISER, sept ans après le minable HELLRAISER REVELATIONS (2011) qui avait tué -presque- pour de bon la saga du créateur Cliver Barker. Je vous laisse le bon soin d’aller chercher les infos sur cet homme indissociable des Cénobites, afin d’évaluer son implication envers cette œuvre infernale, au premier sens du terme. HELLRAISER (1987) premier du nom est l’un des piliers cultes du cinéma d’horreur, qu’il réalisa également et marqua de son empreinte les 80′s, avec une suite géniale en 1988. Mais voilà, Pinhead est en galère depuis un moment, les moyens financiers des productions liés à HELLRAISER étant désormais classés “de seconde zone: les changements de réalisateurs et autres sous-budgets auront presque enterré la saga. JUDGMENT revient avec la promesse d’un retour au sources, autant par le cachet graphique que par l’esprit du long-métrage: derrière ce message destiné à hyper ses fans, force est de constater que ce 10ème HELLRAISER n’est qu’une série B DTV, certes parfois généreuse en hémoglobine et autres fétichismes sado-maso démoniaques, mais clivée dans ses décors limités -le bureau d’enquête-. C’est en demi-teinte que JUDGMENT s’apprécie, chaque intervention d’un des personnages de cette galerie de protagonistes made in Hell donnant lieu à des scènes sympathiques, à l’image de cet écœurant et gras vieillard qi dévore des pages de la Bible en les sauçant avec des larmes d’ enfant: osé et fidèle dans la continuité thématique de HELLRAISER, on est d’accord. Mais la principale problématique de JUDGMENT, malgré sa volonté légitime de développer l’univers de la licence -l’“autre camp” du côté de la Lumière-, est cette redondance de scènes d’enquête qui bien que liées à la trame de l’histoire, dissolvent le rythme du long-métrage: on s’ennuie, on s’emmerde même. Visionnable pour la nostalgie -le torture-porn se mêlant à une crade noirceur-, ainsi que pour ses créations novatrices et cohérentes avec les idée de Clive Barker -le Boucher, les “, HELLRAISER JUDGMENT Dévoreuses- prend la forme d’une dualité enquête/tribunal de Cénobite avec un Pinhead œuvrant dans l’ombre mais se faisant point d’orgue du film. Avec sa fin déroutante car on ne peut plus cliché, on laisse JUDGMENT dans son coin, meilleur que les pires itérations filmiques de la saga, mais clairement pas aussi bon et consistant que les épisodes de base. Il serait temps de rebooter tout ça, ou d’en finir définitivement. Pauvre Pinhead, obligé d’appeler du renfort sous forme de fan-service sans saveur, pendant que de vieillots éclairages clignotants tentent de nous faire croire à un phénomène de portail dimensionnel en activité... Ratage quasi-entier, ça rime avec achat à éviter, la prochaine fois on craquera sur le blu-ray de HELLRAISER 1 sans hésiter. On a jugé, et c’est NON.
PINE-AIDE / 20