Le confinement saison 1
Mes pensées et mes émotions pendant le confinement saison 1 (officiellement du 18 mars au 11 mai, et jusqu’au 22 juin pour moi).
Je me sens très triste quand je regarde des vidéos reportages sur les soignants qui sont débordés à l'hôpital.
Je me sens triste aussi quand je regarde des vidéos de témoignages de personnes ayant perdu des proches à cause du coronavirus ou qui ont eu la maladie.
J'ai peur quand je vois des témoignages de gens jeunes qui l'ont eu.
J'ai peur d'aller faire les courses et j'ai honte d'avoir peur de sortir, quand les soignants, les caissières, les pharmaciens sont exposés tous les jours.
Je me sens soulagée d'être au chômage, de ne pas avoir à devoir me confronter au monde du travail (stress et pression, rentabilité, productivité, regard des collègues, sur-sollicitation numérique, charge mentale). Je me sens libérée des contraintes professionnelles.
Je me sens soulagée d'avoir le droit de ne rien faire, sans culpabiliser, puisque tous mes collègues sont au chômage et confinés.
Et je me sens coupable de savoir que c'est la guerre au virus en dehors de la bulle confortable de mon petit chez moi.
J'ai peur de l'après-confinement.
J'ai moins confiance en le gouvernement, car je trouve que la crise n'est pas bien gérée, que le confinement n'est pas très bien respecté.
Je me sens anxieuse, j'appréhende de retourner au travail et de retomber dans le rythme effréné et marathonien de ma vie d'avant, celui où je dois être rapide et efficace, répondre à toutes les demandes et toutes les sollicitations en temps et en heure, essayer de satisfaire tout le monde.
Je m'ennuie parfois, je me sens un peu désoeuvrée, dans la difficulté de planifier mes journées, ou de me projeter dans le futur.
J'en ai marre de me sentir toujours pareille : en proie à mes émotions (anxiété et sensibilité), et à mon éternel problème d'inaction causée par l'excès de réflexion introspective.












