André Perchicot, par le studio Meurisse, 1911 (du temps où il était encore cycliste professionnel). (photo non modifiée) ——- SOURCE : le site Gallica.bnf.fr
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André Perchicot, par le studio Meurisse, 1911 (du temps où il était encore cycliste professionnel). (photo non modifiée) ——- SOURCE : le site Gallica.bnf.fr
Sérénade de la Purée, par Perchicot (Georges Villard) 1929
Sérénade de la purée
Sérénade de la purée Perchicot ——- 1929. (P. & M. : Georges Villard) Depuis une heure au moins, Je chante et ne vois point De client paraître Oh, je vous demande pardon ! Voici qu’au second S’ouvre une fenêtre Chouette ! C’est un copain Que j'ai sauvé de la faim... Il me le rendra peut-être ! Non, il se retire Sans rien me dire Ni me jeter un rotin. Garde ta fortune ! J’ai pas de rancune... Tant mieux si t’es rupin ! Quand tu seras dans la purée, Reviens vers moi ! Je ne mène pas une vie dorée Comme celle d’un roi Mais j’ai toujours ma petite carrée Au-dessous des toits Un crouton, une côtelette panée, Ce sera pour toi. Un minois fripon Se montre au balcon... Tiens, c’est Antoinette! La môme aux cheveux d’or Que j’aimais si fort, Simple midinette ! Mondaine aujourd’hui, Tu viens après lui T’offrir ma binette... Oui, mais cher ange, Parfois, l’on change Le sort en une seule nuit. Demain, devant ma demeure, Il se peut que tu pleures Ton court bonheur enfui. [REFRAIN] Un toutou soigné, Bien blanc, bien peigné, De la maison s’élance ! Il saute, s’il vous plaît, Sur mes pauvres mollets, Faut se mettre en défense ! Tiens, c’est mon chien Dick, Que j’avais pris rue Lepic, Teigneux sans pitance. Va-t-il reconnaître Son ancien maître Ou faire comme l’autre loustic ? Le chien me caresse, Je pleure d’allégresse Tellement je trouve ça chic ! Malgré que je sois dans la purée, Tu reviens vers moi ! Toi, tu te fous de la vie dorée Comme celle des rois Tu reste seul fidèle à l’homme Qui n’a plus rien Et si y a de la reconnaissance, en somme, C’est dans les chiens.