Fort Chabrol, research and training centre of the Champagne House Moët & Chandon in Épernay, Champagne region of France
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Moët & Chandon Champagne winery in Épernay, Champagne region of France
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Un deuxième décès au Teknival de Pernay : une femme a succombé à un malaise en rentrant chez elle
Un deuxième décès au Teknival de Pernay : une femme a succombé à un malaise en rentrant chez elle
Deuxième décès au Teknival de Pernay. Une femme de 35 ans, originaire de la Sarthe, a fait un malaise en rentrant chez elle le dimanche après-midi. Elle est morte quelques jours plus tard, vraisemblablement d’une overdose. L’enquête devra dire si une même substance est responsable des deux décès.
Le Teknival de Pernay est endeuillé par un second décès. Le festival techno, non autorisé, a réuni jusqu’à 60 000 personnes dans cette commune d’Indre-et-Loire le week-end du 1er mai 2017. On l’a appris ce week-end, une femme de 35 ans a succombé à un malaise en rentrant du festival techno le dimanche après-midi. Elle vivait au Grand Lucé, dans le Sud de la Sarthe, et elle rentrait chez elle en voiture avec son compagnon quand elle a fait un malaise, vers 17h. Quand les pompiers sont arrivés sur place, elle était en arrêt cardio-ventilatoire. Ils ont réussi à la réanimer pendant son transport vers le CHU du Mans mais elle est décédée quelques jours plus tard, le mercredi suivant.
La piste de l’overdose privilégiée
Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de sa mort. La piste de l’overdose est privilégiée, sachant que quand il a prévenu les secours, son compagnon a rapidement expliqué qu’ils avaient consommé beaucoup de stupéfiants sur le site du Teknival. Il a notamment évoqué de la LSD et de la cocaïne. Par ailleurs, un contrôle a révélé qu’il était lui-même positif aux stupéfiants alors qu’il était au volant. Son permis a été confisqué.
On compte ainsi deux décès pendant le Teknival de Pernay. L’autre victime est un homme de 32 ans, décédé dans la nuit du samedi au dimanche d’un malaise cardiaque. Les analyses toxicologiques confirment qu’il a succombé à une overdose. L’enquête doit également déterminer si une substance en particulier est responsable de ces 2 décès.
Un teknivalier également impliqué dans un accident mortel en Eure-et-Loir
Ces derniers jours, une enquête a également révélé qu’un festivalier de retour de Pernay était à l’origine d’un accident mortel sur la N10 dans l’Eure-et-Loir. La collision frontale, le dimanche 30 avril, a fait 4 morts et 4 blessés graves entre Châteaudun et Chartres. Les analyses ont révélé que le conducteur avait consommé de l’alcool et des stupéfiants. Il sera poursuivi pour homicide involontaire.
Source : France Bleu > https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/deuxieme-deces-au-teknival-de-pernay-une-femme-succombe-un-malaise-en-rentrant-chez-elle-1494771016
Communiqué de presse concernant le Teknival du 1er mai 2017
Communiqué de presse concernant le Teknival du 1er mai 2017
Depuis plus de 25 ans, le mouvement dit de la « Free Party » s’est implanté en France. Depuis plus de 25 ans, la seule réponse apportée par les différents gouvernements qui se sont succédés n’a été que la répression. Les concertations entre les différentes institutions et les acteurs de la Free Party n’ont aboutit à aucune solution pérenne. Bien au contraire, le Gouvernement n’a fait qu’exacerber les tensions en jouant la politique de l’autruche. Le sentiment de ras le bol a provoqué une série de mobilisations, que ce soit des Teknivals dans les champs et/ou des Manifestives dans les rues, pour dénoncer cette situation et demander des avancées concrètes dans les négociations. Les lois qui nous régissent s’inscrivent dans le cadre de l’anti-terrorisme. Pourtant nous ne sommes que des artistes et des fêtards prônant l’autogestion et la solidarité !
Le règne d’Hollande arrive à son terme avec un bilan extrêmement lourd. Le nombre de saisies a explosé de manière exponentielle, les violences policières sont devenues monnaie courante et le nombre de blessés a donc augmenté en conséquence. Si les autorités disposent facilement de moyens pour réprimer les petits évènements, il n’en est pas de même quand les Sound Systems se rassemblent en Teknival. En 1993, le 1er Teknival s’est fait en réponse à l’interdiction d’un évènement Tekno. Près de 25 ans plus tard et en l’absence d’un dialogue sincère et concret avec les autorités, nous avons été obligés, une fois de plus, de nous mobiliser pour nous faire entendre.
Plus de 60 000 personnes ont répondu à cet appel et près de 150 Sound Systems venus de toute l’Europe ont participé à l’élaboration de ce projet. C’est la plus importante mobilisation non déclarée à ce jour. L’unité de notre mouvement est bien là, lorsque l’on nous attaque, nous répondons de manière festive mais déterminée !
La mort d’une personne sur le Teknival a créé un choc d’autant plus grand que la gestion sanitaire et sécuritaire de l’événement était irréprochable. Tous les services de secours étaient sur place et la coordination entre Sound Systems et services de l’état a été exemplaire. Même si le risque zéro n’existe pas, nous entendons la douleur des proches et leurs questions. Nos pensées vont vers eux dans cette épreuve. Toutefois nous sommes écœurés de voir l’utilisation prosélyte qui a été faite de cet accident tragique. Une fois de plus cet incident a été utilisé par une partie de la presse pour stigmatiser la culture Tekno, les articles insistant sur le nombre d’évacuations sans jamais les mettre en comparaison avec les autres types d’évènements. En effet, à fréquentation équivalente, les chiffres sont 4 fois inférieurs à ceux des événements similaires mais encadrés par l’état et 10 à 20 fois inférieurs à ceux des festivals commerciaux ou des fêtes populaires régionales. Les participants à ce genre d’événements ne viennent pas en consommateurs mais en acteurs et cela fait toute la différence. Il en résulte une culture forte de l’autonomie et de la solidarité qui permet de faire face à la plupart des situations.
La Free Party continue de grandir et nous ne sommes pas près de disparaître ! Il est temps que les gouvernements à venir le comprennent et l’acceptent.
Nous exigeons donc :
• L’arrêt immédiat et définitif des saisies de matériel sono. Suppression de l’amendement Mariani. • L’arrêt immédiat des procédures abusives contre les organisateurs et les participants. • La possibilité d’avoir accès aux terrains publics inutilisés et exploitables pour nos fêtes. • Un vrai changement dans la façon dont les mairies nous répondent quand nous les contactons. • Un vrai soutien pour les actions de Réduction Des Risques, car NOUS sommes responsables!
Collectif des Sound Systems Acteurs du Teknival du 1er mai 2017
Le Teknival de Pernay va coûter cher aux contribuables
Le Teknival de Pernay va coûter cher aux contribuables
Après le départ des 60.000 teuffeurs de Pernay, en Indre-et-Loire, l’heure est à l’addition, et elle sera salée. Le Teknival devrait coûter des centaines de milliers d’euros, surtout à l’Etat, mais aussi à la commune de 1.200 habitants.
Qui va payer ? La question est dans toutes les têtes après le Teknival de ce week-end du 1er mai à Pernay. La petite commune d’Indre-et-Loire de 1.200 habitants va se retrouver confrontée à une facture dont elle ne connait pas encore le montant. Pour tenter d’estimer combien cette fête illégale va coûter, il suffit de contacter la ville de Salbris dans le Loir-et-Cher, théâtre du Teknival en 2016. Pour la commune de près de 6.000 habitants, la facture s’est élevée à 60.000€, pour un Teknival qui avait rassemblé 30.000 personnes, soit deux fois moins qu’à Pernay.
Sur ces 60.000€, 25.000 € ont déjà été réglés pour l’hébergement et les repas des gendarmes mobiles qui étaient présents sur place. Reste 35.000€ (Collecte et traitement des déchets, nettoyage du site, lignes téléphoniques, installation de toilettes sèches, nettoyage des tags dans le bourg, mobilisation des agents techniques de la ville). La Préfecture du Loir-et-Cher a promis à l’époque de payer, “mais rien n’a encore été réglé” désespère le maire Olivier Pavy. “Je vais appeler le maire de Pernay, et s’il a des difficultés, nous pourrions aller ensemble voir le préfet de Région pour lui expliquer qu’une commune de 1.200 habitants ou 6.000 habitants ne peut pas assumer la charge financière d’une telle manifestation”.
A Pernay, la facture global pourrait atteindre les 500.000€
A Pernay, on sait que les services de secours (SDIS) ont coûté 160.000€, à la charge du Conseil départemental, qui lui aussi veut que l’Etat paye. Ce à quoi s’ajoute 10.000€ pour ses services techniques. Pour le nettoyage du site, une entreprise privée a été mandatée. La facture devrait dépasser les 10.000€ pour les 39 hectares du site.
Pernay, le plus gros Teknival des dix dernières années en France
Mais globalement, combien coûte un Teknival à l’Etat et donc au contribuable? L’Etat reste très discret sur cette question. Le dernier chiffrage remonte à 2013. Le ministère de l’Intérieur avait estimé un Teknival à 250.000€, notamment pour la mobilisation des forces de l’ordre et des secouristes. Sauf que Pernay, ce sont 60.000 personnes qui sont venus en quatre jours, le plus gros rassemblement de ces dix dernières années en France. Autant dire qu’ont devrait tourner plutôt autour des 500.000€.
On n’oublie pas que des propriétaires vont porter plainte, notamment les propriétaires des 39 hectares de terrains envahis par le Teknival. Jusque là, lors des précédentes rave-party, des plaintes contre X ont été déposées, mais elles ont peu de chance d’aboutir faute d’organisateurs identifiés.
Source : France Bleu > https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-teknival-de-pernay-va-couter-cher-au-contribuable-1493815987
Teknival à Pernay (37) : les derniers festivaliers sont partis
Teknival à Pernay (37) : les derniers festivaliers sont partis
Vers 15 h, on comptait encore 450 festivaliers sur les terrains ayant accueilli le Teknival illégal de Pernay, ce week-end. A 16 h, ils étaient tous partis. 250 gendarmes sont sur place.
Après quatre nuits au rythme de la techno, Pernay va retrouver enfin son calme.
Vers 15 h, ce mardi, il restait 450 festivaliers sur les terrains. 250 gendarmes s’activent à contrôler tout le monde. Ils ont déjà procédé à 180 retentions de permis de conduire.
A 16 h, les festivaliers avaient tous quitté le site.
Source : La nouvelle republique > http://orig.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2017/05/02/Teknival-a-Pernay-les-derniers-festivaliers-sont-partis-3085656
La Protection civile au coeur du teknival
La Protection civile au coeur du teknival
Une trentaine de bénévoles se sont mobilisés sur le site de Pernay (Indre-et-Loire) et à Châteauroux, dans le cadre du dispositif de sécurité.
Dès mercredi, l’association de la Protection civile de l’Indre a été mise en alerte sur la possible organisation d’un teknival dans le département. Partie prenante à une réunion d’information de la préfecture, l’association a immédiatement ouvert un « événement », où chaque bénévole pouvait s’inscrire et donner ses disponibilités tandis qu’elle contactait la fédération nationale afin de les alerter. « Chaque département a une spécificité : la Vienne a le matériel d’un poste de commandement, équipé de lumière, le 95 dispose d’une tente de secours avancé », explique Christelle Roux, cadre opérationnel de la Protection civile de l’Indre.Ces équipements ont été réunis sur le site de Pernay, dès samedi matin.
Mais la Protection civile de l’Indre était sur le terrain dès le vendredi soir. « On a eu confirmation à 22 h que ça avait lieu en Indre-et-Loire. On est parti à sept personnes et deux ambulances. » L’urgence était alors d’assurer une présence immédiate. L’objectif a ensuite été d’être au cœur du festival. « Les secours publics gèrent à l’extérieur du site le poste médical avancé, les routes d’évacuation ; nous, à l’intérieur, c’est le poste de secours avancé. » Les bénévoles du département ont été mis à disposition du cadre national de la Protection civile qui assurait la relation avec les secours publics. « On peut prendre en charge des petites blessures. Et il y a aussi une équipe en maraude, elle vérifie si les gens dorment ou font un malaise, par exemple. » Au contact des teufeurs, les secouristes ont eu bon accueil. « Ils sont agréables et reconnaissants qu’on soit là. Et plutôt organisé, par groupe de quatre ou cinq, ils ont souvent un Sam. »
“ Les teufeurs sont reconnaissants ”
Les bénévoles de l’Indre ont assuré les gardes de 20 h à 8 h, vendredi, samedi et dimanche. « On a fait des rotations, ils revenaient vers 10 h du matin à Châteauroux. » Le centre indrien s’est mis au diapason. « Dès samedi, on avait quatre bénévoles à Châteauroux. On a aussi pu intégrer les mineurs adhérents de l’association, qui ne se sont pas rendus sur place : c’est eux qui ont offert les petit déjeuners, ils aidaient à remettre en état les ambulances. » Au total, une trentaine de bénévoles ont répondu présent sur les trois jours.
Source : La nouvelle république > http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2017/05/02/La-Protection-civile-au-coeur-du-teknival-3084902
Teknival à Pernay : les festivaliers sur le départ
Teknival à Pernay : les festivaliers sur le départ
Après quatre nuits au rythme de la techno, Pernay va retrouver son calme. Les derniers festivaliers vont quitter les lieux au plus tard cet après-midi.
Trois nuits de fête, de danse et de musique. Hier, en début d’après-midi, l’heure était déjà au départ pour Missia, Tidian et Clara. Les trois lycéens parisiens sont arrivés à Pernay dès vendredi (« en train et en voiture ») sur le site du Teknival.
On a passé un super moment, la musique était super ! Il y avait tous nos potes. Et puis, on rencontre plein de monde sur le Teknival, l’ambiance est très sympa. »
Le Teknival endeuillé
Bien sûr, comme la plupart des gens sur place, ils ont appris le décès d’un jeune festivalier (*) dimanche matin. « Ça nous touche », assure Tidian, 18 ans. « Ça nous a incités à faire attention : à nous mais aussi à nos copains… »
Le jeune homme n’en dira pas plus. La consommation de stupéfiants est pourtant bien réelle sur ce genre de manifestation. « On a essayé au maximum de faire notre travail de prévention, assure Renard de Techno Plus, une association nationale qui tente de réduire les risques liés à ce genre d’événement. Forcément, quand on a appris ce décès, on s’est demandé ce qu’on aurait pu faire de plus… » Jusqu’à hier, les bénévoles de l’association ont tenu un stand sur le site, ont distribué des tracts. « Il y avait beaucoup de monde cette année… » Ce sont près de 40.000 personnes (fréquentation cumulée) qui sont passées faire la fête à Pernay ce week-end.
Les quatre-vingts secouristes (pompiers et protection civile) présents sur le site durant toute la durée du festival ont pris en charge cent soixante personnes, dont sept blessés graves. Une trentaine de festivaliers ont d’ailleurs été transportés à l’hôpital, à Tours.
La sécurité était toujours la priorité, hier après-midi, au moment des premiers départs. Les forces de l’ordre ont renforcé les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants. A 18 h, 150 suspensions de permis de conduire ont été réalisées.
Sur le site du Teknival, seuls trois murs de sons continuaient à fonctionner hier soir. Les derniers festivaliers comme Ludovic, 45 ans, commençaient à ramasser les ordures, sac-poubelle en main. Les autorités leur ont fait passer le message. Le terrain doit être rendu dans un état « convenable ».
(*) L’homme d’une trentaine d’années a été pris en charge par les secouristes après une crise cardiaque. Il n’a pas pu être réanimé.
La phrase :
” Il n’y a aucune raison que cette plaisanterie continue éternellement “
Des propos tenus par Loïc Grosse, directeur de cabinet de la préfecture d’Indre-et-Loire, lors de la réunion avec la population, lundi matin, à la mairie de Pernay. Le fonctionnaire, visiblement agacé par la présence du Teknival, a souligné qu’il ne souhaitait pas que cette manifestation s’éternise davantage dans le temps. « Les organisateurs, je ne les trouve pas très sympathiques, c’est irresponsable de monter un événement de manière illégale. »
Pascaline Mesnage