USAF F-16 Pilot Captain Amiee "REBEL" Fiedler

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USAF F-16 Pilot Captain Amiee "REBEL" Fiedler
I have a new wedding anniversary and it's today
Fast food workers: Pay us more or we quit! Boss: Say no more. Les employés de fast-food : Augmentez-nous où on démissionne !
Le Patron : On n’en dit pas plus.
Quand on vous dit que vous ne servez à rien
Souvenir
Défi d’écriture 30 jours pour écrire, 23 août
Thème : odeur de lessive/danser
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Le linge danse au vent, nimbé de soleil, répandant autour de lui une odeur douce de lessive. Et tout me revient.
Les étés de l’enfance. Ma grand-mère qui sortait avec son seau en plastique plein de linge tout juste sorti de la machine. Il y avait trois fils de fer fixés sur un des cotés de la maison, devant le mur de crépi blanc, coté soleil, mais pas coté jardin – la table pour manger dehors était à l’ombre des arbres et de la maison, pour pouvoir en profiter l’été. Elle sortait chaque vêtement et le secouait énergiquement avant de l’accrocher au fil avec les pinces.
Moi, je l’aidais parfois – je ne sais même plus si je proposais naturellement ou si elle devait me le demander. Il fallait étendre les bras en hauteur et ne pas se rater, si ça tombait par terre dans les herbes sèches, il faudrait enlever ces satanées graines une par une, trop ravies d’avoir trouvé quelque chose auquel s’accrocher. On entendait les cigales s’emballer dans la chaleur. La fraicheur du linge mouillé faisait du bien, apaisait la morsure du soleil.
Puis le seau était vide et on rentrait. C’était l’heure de la sieste, tous les volets fermés pour garder un peu de fraicheur dans la maison. L’heure où les adultes restaient dans leur chambre et où les enfants pouvaient faire ce qu’ils voulaient du moment que c’était sans bruit. Et ma grand-mère qui parlait toujours d’aller s’allonger cinq minutes et qui ne le faisait jamais, en train de laver, ranger, essuyer, préparer… Elle n’a jamais appris à se reposer.
Trente ans plus tard, elle ne sait toujours pas. Elle dit qu’elle fait attention. Qu’elle fait doucement. Et c’est vrai qu’elle va moins vite, elle bouge le balai avec une délicatesse qu’elle n’avait pas dans mon enfance. Mais pas question de le lui enlever des mains.
Et peut-être qu’elle a étendu un tee-shirt le temps que j’en fasse trois, maintenant que je suis grande et que l’étendoir est à ma hauteur. Mais ça ne l’empêche pas de m’expliquer encore comment faire pour ne pas faire de pli. Je me demande si elle aussi s’en souvient, sur les milliers de milliers de lessives qu’elle a pu faire dans sa vie, de celles qu’on a étendues ensemble, pendant tous ces étés. Quand elle laissait le linge danser au vent avec la satisfaction du travail bien fait, sans prendre le temps de le regarder, parce qu’il y avait tout le reste à faire, et que je devais courir pour la rattraper.
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Lumière discrète d’une floraison.
(teleports behind you with a rejection letter for your job application) Nothin' personnel, kid
Cet après-midi, j'ai eu un rendez-vous pour rencontrer la psychologue avec qui je pourrai faire un bilan pour savoir si j'ai ou non un trouble du spectre autistique. Et comment dire... cette expérience a été très désagréable, la dame était extrêmement froide. Franchement, là maintenant, je ne veux plus jamais la voir de ma vie. Je lui ai dis que j'allais réfléchir pour faire le bilan. Honnêtement, c'est soit je ne le fais pas, soit je le fais avec un.e autre psychologue. C'est ce que je ressens présentement, mais peut-être que je vais me ressaisir et prendre sur moi, comme je fais toujours...
En vérité, cette suspicion du psychiatre ne m'étonne pas tellement, mais elle me déplaît, en un sens, car qu'est-ce qu'on fait de mon angoisse dans tout cela ? Je venais pour mon angoisse et finalement on me dit que ce n'est pas une anxiété généralisée comme l'avait pensé le premier psychologue, mais ce trouble. Et puis le bilan se fait sur au moins deux rendez-vous, qui vont peut-être s'étaler dans le temps, et après quand j'aurai les résultats, qu'il confirme le trouble ou non, que se passera-t-il après ? Qu'est-ce qui changera ? Comment je pourrai être vraiment aidée ? En fait ma grande question, c'est : est-ce le début ou la fin d'une errance ?
Est-ce que je ne vais pas perdre mon temps, mon energie (que je n'ai pas), à courir après un mot pour me définir, pour être reconnue comme telle, pour avoir le droit à des aménagements ? Parce qu'il faut un mot pour avoir le droit d'être aidée ? Pour être légitime à être aidée ?
Si je le fais, je le fais pour qui ? Pour moi ou pour l'Autre qui a besoin du mot pour me croire, pour m'aider ?
Est-ce que quelqu'un qui est déjà passée par là, aurait des conseils à me donner, des mots pour me conforter dans l'idée qu'il faut que je le fasse ? Ou des ressources peut-être pour appréhender tout cela ? Je suis un peu paumée en fait.