parabole déflagration : Octavia E. Butler
La parabole du semeur, Octavia E. Butler explique ce qu’il en retourne - ce qu’il en retourne vite fait, dans la bible explique le titre, la parabole du semeur, Voici, disait-il3, que le semeur est sorti pour semer. Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux, étant venus, ont tout mangé. D'autres sont tombés sur des endroits pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu'ils n'avaient pas de profondeur de terre: mais, le soleil s'étant levé, ils ont été brûlés, et faute de racines, ils se sont desséchés. D'autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés. Mais d'autres sont tombés sur de la bonne terre, et ils ont donné du fruit, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente. Entende, qui a des oreilles ! explique Octavia, par Lauren, fille de pasteur, protagoniste et héroïne,Octavia décrit la parabole du semeur dans La parabole du semeur qu’elle écrit, The parable of the sower, en 1993, ré-édité en 2017 par les éd. Au diable vauvert, traduit par Philippe Rouard, et je trouve fou n’avoir lu que si récemment La parabole du semeur, fou que ça ne soit pas un classique, c’est peut-être déjà un classique, dans certain milieu peut-être déjà classique, l’ai découvert, ai longtemps attendu en en ayant entendu parler de le lire, au moins six mois, peut-être un an, et là, lu, d’une traite lu : La parabole du semeur est une déflagration.
“Tell stories. Filled with facts. Make people touch and taste and know. Make people FEEL! FEEL! FEEL!”
c’est un reminder de Octavia E. Butler ça dit à peu près tout de son travail et de ce qu’elle parvient à faire
s’il faut dire le pitch de La parabole du semeur, c’est l’histoire, les Histoires, c’est Lauren fille de pasteur, fille d’universitaires, qui en 2025, dans une banlieue de L.A., dans un quartier entourée de hauts murs, encore parvient à vivre avec qui autour d’elle vit, sa famille, ses ami.e.s, son amoureux, jusqu’à, jusqu’à ce que les murs ne contiennent plus la misère, la colère, la guerre civile qui rode aux états-désunis, certains ferment leurs frontières, l’anticipation, le très léger décalage, c’est à peine un décalage, à peine de l’anticipation, est à peine projeté le futur, c’est un futur qui est déjà là, les villes achetées par des compagnies, à Denver ça existe déjà, et la population au cœur des villes protégées par des milices, interdites d’armes les populations me rappelle les manifestations, l’éplorée famille des vitrines, pas le droit de se défendre et pas la possibilité financière de sortir, reprise du schéma économiques des villes minières (où que soit la mine), des villes d’exploitations (quelque soit l’exploitation) où les ouvriè.res sont payées en bons, pas en $, en bons : c’est esclavagisme 2.0, esclavagisme consenti, accueilli, on nous protège :
le père de Lauren l’anticipe, les prépare ses enfants, prépare Lauren, va avec tou.tes celleux de plus de 15 ans s’entraîner à tirer dans les collines les canyons, tirer armes à feu, tirer en vrai, pour de vrai, savoir viser, en se méfiant des chiens et sans regarder par dessus les buissons, en avançant sans se pincer le nez, oui il y a des cadavres en putréfaction, sans se boucher les oreilles :
pour survivre au désastre, à l’effondrement, il faut s’entraîner, Lauren y a été entraîné, s’y est entraînée, a voulu à sa suite entraîner celleux qu’elle aimait La parabole du semeur c’est aussi manuel de survie ;
est-ce que Pablo Servigne a lu Octavia E. Butler ?
science-fiction peut-être l’hyper-empathie dont souffre Lauren encore que, l’hyperthyroïdie, avec des larmes à la moindre émotion si on sait d’où, en europe, l’hyper-thyroïdie peut venir (1986, tchernobyl) l’hyper-empathie ce n’est pas clair et c’est plus violent encore l’hyper-empathie c’est si quelqu’un à côté de toi à mal si tu t’y intéresses un peu trop, l’hyper-empathie c’est alors tu as mal comme la personne souffre, comme la personne souffre si par ex. c’est toi qui vient de lui tirer dessus l’hyper-empathie provoque la mort de qui souffre pour que qui souffre hyper-empathique puisse respirer c’est une drôle de chose cette hyper-empathie c’est vraiment un truc très bizarre à Lauren, son père lui apprend, exige d’elle qu’elle le cache tu ne pleureras point mon fil, ma fille, son enfant est une fille il a d’autres enfants, il apprend tout à son aînée les puinés n’ont pas encore 15 ans, ne peuvent pas déjà apprendre à tirer et puis le second Keith, tirer pour lui c’est : pouvoir c’est avoir pouvoir, du pouvoir chez Lauren, jamais, et de manière absolue : si Lauren transcrit quelque chose qui la traverse c’est le livre des vivants le livre des vivants ce sont des poèmes qui ouvrent chaque chapitre parabole de la semeuse elle sème Lauren, ses paroles son Dieu est changement est semé rhétoriquement discuté avec ses compagnon.nes de route, ses compagnon.nes de route : depuis le début se prépare à partir Lauren, depuis le début elle sait que les murs ne sont pas assez épais, pas assez hauts, pas assez que et que et du fin fond d’une forêt où des ossements seront enterrés se sont encore des étoiles qui sont regardées, là le salut dit-elle quasi science-fiction parasitaire et puis pas même je ne veux pas raconter plus les éléments ici jetés sont foutraques et me paraissent difficile peut-être à croire crédibles pour faire quelque chose qui se tient, qui est incroyablement bon, qui est juste, qui est partout à la fois, partout cad réunissant pour moi dans un livre tout ce qui m’agite aujourd’hui, et me dépasse, que ça soit dans l’histoire, ou dans la nécessité de ces chants que Lauren écrit, qu’Octavia E. Butler a écrits - tout est placé juste, parfait










