La Sainte Vitti * festival photomed 2016 @astralsometimes
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La Sainte Vitti * festival photomed 2016 @astralsometimes
Considering the #weather a #video installation shown during #photomed
#streetphotography of #beirut through Karim Sakr #photomed (at Station Beirut)
Flowing particles and fluids in indeterminate space #video #installation by Beatrice Pediconi #photomed #art #abstract (at Station)
Entretien avec Bernard Boubat et son regard intime sur l'héritage de son père et sa vision de la méditerranée.
Réalisation : Morgane Le Squer et Chloé Denis Musique : Norainu - Drunken Fisherman
Photographers Albarrán-Cabrera in PHOTOMED LIBAN 2015
Festival Photomed Liban 2015
Exhibition From Jan 21 to Feb 11
La Bouche de Krishna d'Albarrán Cabrera | Photomed Liban 2015
Images from Keiichi Tahara, Mimmo Jodice and Bernard Plossu.
Albarrán Cabrera
We are proud to have an exhibition of "The Mouth of Krishna" in the fantastic city of Beirut inside the festival Photomed Beyrouth 2015.
We will participate in the festival together with photographers that we admire very much as Mimmo Jodice, Bernard Plossu, or Keiichi Tahara.
In fact, we are sharing the exhibition space with one of them: Keiichi Tahara. Looking forward to meeting him in person in Lebanon next week!
Cités Englouties - Jean-François Rauzier
Entretien avec Anne-Laure Lestage, chargée des relations artistes de l'agence l'art en direct et représentante à Photomed de Jean-François Rauzier.
Pouvez vous présenter Jean-François Rauzier à ceux qui ne le connaîtrait pas encore, et nous expliquer en quoi consiste l'hyperphotographie ?
Jean-François Rauzier est un photographe et plasticien qui a développé le concept de l'hyperphotographie dès 2002. L'idée de départ est de prendre des centaines voire des milliers de clichés d'architecture, pour ensuite recomposer une image à la manière d'un peintre. Grâce à des logiciels comme Photoshop, il va détourer, isoler et replacer des éléments afin de reconstruire une photo originale. Son travail consiste donc à réinterpréter la ville, les espaces urbains et architecturaux, mais aussi à se jouer de nos perceptions et de nos habitudes. Il s'intéresse donc au patrimoine, mais l'utopie est une notion qui revient souvent au travers de son œuvre.
Jusqu'à quelle taille et quel format ses photos ont été tirées ?
C'est un artiste qui adore être hors normes, et qui essaye donc de tirer les plus grands formats possibles, mais il est souvent limité à du 180 par 300. En revanche, il a récemment collaboré avec Beat Assaillant, rappeur américain, et la photo qu'il a réalisée pour concevoir la pochette de l'album, si on la tirait, ferait 6m sur 25 mètres de long. Mais une des particularités de son œuvre est aussi de travailler dans l'ultra définition, c'est à dire que ses photos sont d'une qualité exceptionnelle, même lors d'un zoom. Il existe donc deux niveaux de lecture de ses photos, l'une globale et l'autre détaillée, presque immersive.
Qui est cet homme que l'on retrouve dans plusieurs de ces paysages urbains ?
C'est lui-même, mais qui y joue un rôle de personnage récurrent, une sorte de man in black qui surveillerait le monde. Il est présent sur les trois quarts de ses photos, mais ce n'est pas lui qui se représente en tant qu'artiste au milieu de ses œuvres.
Pouvez vous nous parler de cette photo qui est une commande exclusive pour Photomed ?
L'idée était de travailler autour de la collection du musée Dumas. Ce sont des collections de plongée sous-marine, qui font partie du patrimoine de Sanary. Et il a donc intégré les pièces de la collection comme autant de détails à l’œuvre, qui représente en arrière-plan une sorte de ville-vaisseau rétro-futuriste se trouvant au milieu des cheminées de fée de la Cappadoce, en Turquie, lieu mythologique et biblique s'il en est. C'est une photo qui fait référence à une autre de ses séries, "Arches", qui était présentée l'année dernière à l'hôtel des arts de Toulon. C'était une série qui se préoccupait de savoir ce qui pouvait advenir des hommes en cas de cataclysme majeur. Des grands vaisseaux ont donc été imaginés, afin que l'humanité puisse perdurer ailleurs. Au final c'est une photo composée d'éléments très variés, et dans laquelle on retrouve de nombreux clins d’œil. Avec le filigrane, on retrouve les différentes pièces du musée Dumas. L'interactivité et l'aspect ludique sont prégnants dans ce travail.
À quel moment Jean-François Rauzier conçoit-il ses compositions ? Avant même les premières prises de vue, ou bien jusque durant la post-production ?
Jean-François a cessé son activité de photographe publicitaire pour enfin créer ces hyperphotos qu'il avait dans la tête. Il part souvent d'une idée pensée au préalable. Pour cette autre photo d'Istanbul par exemple, il s'est librement inspiré des vedute du XVIIIème siècle. Il a compilé plusieurs vues de la capitale pour créer une ville infinie, entraînant une réflexion sur l'urbanisme, la conservation des villes et des canaux, avec toujours cet aspect utopique.
Quel temps prend le travail de prises de vue, celui de post-production ? Travaille-t-il seul ? Dans quels cercles son travail rencontre-t-il le plus d'intérêt ?
Les deux moments prennent beaucoup de temps, et il est aidé par des assistants, surtout pour les prises de vue. Une façade va être photographiée plusieurs fois en bougeant l'appareil sur dix centimètres à chaque fois. C'est ce procédé qui permet d'avoir un rendu avec une si haute définition. En ce qui concerne les retours sur son oeuvre, Jean-François Rauzier est photographe plasticien, et évolue donc plus dans les sphères de l'art contemporain. Il est exposé entre autres dans de grandes galeries, comme à Barcelone, Londres, New York ou Paris. Mais lui se considère tout autant photographe, car c'est évidemment son medium. Il n'est d'ailleurs pas rare que les festivals de photo l'expose, la preuve avec Photomed. Enfin il s'intéresse également à la vidéo, et son site internet est sur le point d'être rénové. Il veut en effet offrir la possibilité à chacun de pouvoir zoomer et interagir avec ses photographies. L'immersion dans son œuvre prendrait une toute autre dimension.
Propos recueillis par Adrien Courteau-Birais et Anthony De Rueda
Cités Englouties
Musée Dumas, de 11h à 19h tous les jours sauf le lundi. Ouverture exceptionnelle le lundi de pentecôte (9 juin).
http://www.rauzier-hyperphoto.com | http://www.festivalphotomed.com