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La campaña millonaria de la CIA contra Salvador Allende
Hace cincuenta años, cuando el New York Times se preparaba para publicar un importante artículo sobre las operaciones encubiertas de la CIA en Chile, el arquitecto de esas operaciones, Henry Kissinger, engañó al presidente Gerald Ford sobre los esfuerzos clandestinos de Estados Unidos para socavar el gobierno electo del líder del Partido Socialista Salvador Allende, según muestran los documentos…
2019-80 by Rob Fracisco Via Flickr: Kodak Ektar 100 in a Mamiya 6 Pinoche, NV
Operación Cóndor: pacto criminal (VII y final)
Operación Cóndor: pacto criminal (VII y final)
La política de impunidad no fue un hecho aislado, sino que aseguró una política de terror por medio de la cual América Latina fue “preparada” para imponer una dictadura global sin precedentes. En el libro Conexión latina –la historia del narcotráfico en Paraguay– los periodistas Nicholas Horrock y Evert Clark investigaron sobre una red de narcotráfico con conexiones que involucraban a un grupo…
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Operación Cóndor: pacto criminal (IV)
Operación Cóndor: pacto criminal (IV)
William Colby: hombre clave de Washington El 25 de octubre de 1974, William Colby, en ese entonces director de la CIA, declaró ante el Congreso que Estados Unidos “tiene derecho a actuar ilegalmente en cualquier región del mundo, acumular investigaciones en los demás países y hasta llevar a cabo operaciones tales como la intromisión en los asuntos internos chilenos”. No es casual que Colby esté…
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Operación Cóndor: pacto criminal (III)
Operación Cóndor: pacto criminal (III)
Los años de la Guerra Sucia Entre las diversas operaciones de contrainsurgencia, Cóndor destacó por la selectividad en las víctimas y porque su trazado constituyó la integración de varios gobiernos dictatoriales en un laberinto del horror. Las dictaduras de la Seguridad Nacional tomaron una serie de modelos de la represión en el mundo, incorporados a los planes de enseñanza de la Escuela de las…
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Que economia mas grande 🤣
Chili 1973 : un massacre et un avertissement #4
Pourquoi les soldats issus du peuple ne se sont pas opposés au putsch ? (Le coup d’État contre Allende était-il prévisible ? #2)
Parce que personne - excepté peut-être certains mouvements gauchistes - ni Allende ni les partis qui le soutenaient, ne le leur ont demandé ni ne les ont préparés à cela.
Car au moment d’un putsch, si les soldats n’ont pas été préparés d’avance à son éventualité et instruits de ce qu’ils doivent faire en ce cas, ils n’ont aucun moyen de s’y opposer. Et aussi bien les soldats du contingent que les engagés qui pourraient prendre le parti des travailleurs et de la gauche. Laissés dans l’ignorance la plupart du temps du but réel des ordres qu’ils reçoivent et des mouvements qu’ils font, coupés du reste de la population, soumis à leurs officiers, par quel miracle trouveraient-ils brusquement la conscience et la force de leur dire non au moment précis où ces officiers, franchissant le Rubicon, ne peuvent plus tolérer dans leur troupe ni la moindre désobéissance ni même la moindre hésitation ?
C’est avant l’éventuel putsch que les soldats sympathisants de la cause des travailleurs doivent être préparés à contrôler tous les faits et gestes de leurs officiers, être appelés à désobéir aux ordres qui pourraient leur sembler suspects ou encore mieux qui n’auraient pas reçu d’abord l’approbation des représentants civils des travailleurs (syndicats ou comités locaux), être organisés en liaison avec les travailleurs pour qu’ils sentent qu’en cas de conflit avec leurs officiers ils ne se trouveront pas seuls face à ces hommes qui ont sur eux tout pouvoir, y compris de vie et de mort. C’est avant le putsch que les travailleurs doivent montrer aux soldats qu’ils sont prêts à lutter et décidés à triompher. Car les soldats ne peuvent refuser d’obéir aux ordres de leurs officiers et passer dans l’autre camp, ou même simplement rester neutres, que s’il y a dans cet autre camp une perspective de victoire.
Au lieu de cela le gouvernement d’Unité Populaire a multiplié les proclamations pour demander aux soldats de rester fidèles à leurs officiers, même et y compris dans la dernière période, alors que l’armée était en pleine préparation du coup d’État. Ainsi, le 1er septembre, quelques jours à peine avant le putsch, Étienne Fajon, qui revenait d’un voyage au Chili, disait lors d’une conférence de presse : « La phraséologie gauchiste de différentes formations, dont le MIR est la plus connue, a étayé des positions irresponsables et aventuristes ; c’est le cas de la consigne gauchiste de désobéissance lancée aux soldats, qui a facilité les tentatives des officiers favorables au coup d’État... ».
Pendant le mois d’août on apprenait que plus d’une centaine de marins avaient été emprisonnés et torturés pour avoir voulu s’opposer à la préparation d’un putsch par leurs officiers. Non seulement l’état-major de la marine avait, semble-t-il, monté une provocation pour amener les marins sympathisants actifs de la gauche à se découvrir mais, de plus, il annonçait tout à fait officiellement qu’il entendait maintenant les traduire devant la justice militaire. Le gouvernement Allende laissait faire. Comment après cela les soldats auraient-ils pu prendre son parti en sachant qu’ils risquaient alors la prison et la torture sans que le pouvoir fasse un geste pour eux ?
C’est une telle politique qui a condamné tous les soldats à rester solidaires de leurs officiers quoi qu’il arrive.
Mais pour mener une autre politique, il fallait être prêt et résolu à briser l’armée et non pas avoir comme souci essentiel de la préserver.