Visibilité et « plateformisation » de soi
Il est inutile de rappeler ici que le partage de l’information s’est complètement métamorphosé depuis le développement technologique, l’accessibilité à tous à l’information, ainsi que, la capacité aux individus d’être maintenant en mesure non seulement que des auditeurs, mais ils peuvent maintenant être les propres auteurs de leur média faisant ainsi partis d’une culture dite participative. Ainsi, ils ont le pouvoir de diffuser les opinions, leurs choix, leurs mouvements, ou autre, et de ce fait, attirer l’attention des autres personnes qui partagent les mêmes idées et les mêmes champs d’intérêts. Notamment, l’auteur Casilli (2012) dans son article intitulé Être présent en ligne: culture et structure des réseaux sociaux d'Internet, souligne que : « Quoi qu’il en soit, les internautes ne cessent d’impliquer leur corps dans l’échange, capturant ainsi leur expressivité, leur sensibilité, leurs réactions aux contenus partagés. » L’utilisation d’images est, dans ce cas, un moyen permettant de partager ce que nous voyons, ce que nous vivons, voire même ce que nous mangeons et d’ainsi rendre visible ce que nous sommes et ce que nous faisons. C’est ce que nous pouvons qualifier d’un phénomène de visibilisation, voire de « plateformisation » de soi via l’utilisation des médias numériques.
Si vous me demandiez quelles sont les images utilisées pour me visibilité et si je remixe mes images voici ce que j’aurais à dire.
Je dirais que les types d’images que j’utilise habituellement afin de me visibilisé sont des images qui, je crois me ressemblent, soit des images en toute simplicité. Cela dit, se sont des images d’activités que je fais quotidiennement, des images inspirées de la nature, des images qui ont une signification personnelle, des images de projets déco communément appelés des « DIY » que j’ai fait, des images d’endroits que j’apprécies, des images de personnes que j’aime, et surtout, des images de mon petit chien! Ensuite, si nous évaluons mes pratiques culturelles numériques quant à l’utilisation de la plateforme numérique d’une culture de l’image, soit « Instagram ». Est-ce que je remixe mes images? Je mentirais si je disais non. En fait, la communauté d’images sur cette plateforme numérique, « Instagram », est un environnement d’images plus belles les unes que les autres. De plus, le régime et les pratiques culturelles numériques de cette plateforme fait en sorte que, dès que tu télécharge une image dans le but de la publier, ils te demandent instantanément si tu désires effectuer des modifications sur la photographie en t’offrant un certain nombre de « filtres » que tu peux appliquer à celle-ci avant de la publier. Notamment, l’auteur Dominique Cardon (2008) souligne que : « […] chaque plateforme propose une politique de la visibilité spécifique et cette diversité permet aux utilisateurs de jouer leur identité sur des registres différents. »
Au final, pour ma part je dirais que les images jouent un rôle important dans ma vie puisque je suis, et que nous sommes en grande majorité au sein de cette société des personnes qui sommes très visuelles. Cela dit nous aimons voir, regarder, mettre des images sur des mots et des mots sur des images. Nous aimons montrer, que ce soit des accomplissements, des beaux paysages, des moments importants de notre vie, etc. Nous aimons partager les uns avec les autres. Et je crois que dosé de façon rationnel, bien que ça puisse toujours être considéré comme étant de la « plateformisation » de soi c’est loin d’être mal sain, même que je crois que de partager nos expériences personnelles avec nos proches ou avec des personnes partageant les mêmes intérêts que nous à l’aide de plateformes numériques peut être bénéfique en soi.
Alors si je vous retournais la question? Croyez-vous que vous fassiez un peu de « plateformisation » de soi afin d’augmenter votre visibilité? Est-ce important pour vous de partager des images de votre quotidien avec les autres? Est-ce fait de façon rationnelle?












