“J’voulais juste qu’on se comprenne sans s’détruire.”
Elle priait le ciel pour que ça s’arrange, pendant qu’il se voyait déjà loin d’elle. Il jouait l’innocent quand ça l’arrangeait, alors qu’elle portait toute la folie du couple sur ses épaules. Au fond, elle a compris que c’était la fin à partir du moment où elle a commencé à le regarder autrement. Elle voulait juste qu’ils s’épargnent les sacrifices, les larmes, les non-dits. Juste un peu de maturité. Juste un peu d’amour vrai. Mais maintenant, y a plus d’appels la nuit, plus de “je t’aime”, plus rien. Ses mots à elle blessent, c’est vrai. Mais ses actions à lui faisaient tout autant de mal. Alors elle s’est mise à faire pareil. Et là, c’est le silence… le silence qui dit : on s’est tout dit.
Et quand il appelle…
— « Ouais, qu’est-ce qu’il y a ? J’ai pas envie d’te parler. »
— « Vas-y, laisse-moi t’dire les choses, s’il te plaît… »
— « Nan, j’veux rien savoir. »
— « Mais vas-y, t’es toujours sur la défensive… »
— « Stop, j’ai pas envie d’t’entendre. »
— « S’il te plaît. »
— « Stop. Arrête. »
Qu’est-ce qu’ils sont devenus ? Deux étrangers qui s’aiment trop mal. Y a plus de confiance, plus de direction. Elle sait plus où aller, elle aime même plus les gens. Ils ont tout gâché, à deux. Et le pire ? Elle n’est même pas son ennemie. Juste une fille fatiguée d’aimer dans le vide.










