Le CNNE : *favorable à l'ouverture de la procréation médicale assistée aux couples de femmes et aux femmes célibataires* La Manif Pour Tous :

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Le CNNE : *favorable à l'ouverture de la procréation médicale assistée aux couples de femmes et aux femmes célibataires* La Manif Pour Tous :
True words #pma #pmapourtoutes #paris #pmapourtoustes #fouteznouslapaixMA with @lu_pmt (à Assemblée nationale) https://www.instagram.com/p/CLoRJjDgPAC/?igshid=1ja545iiy3amq
#PMAPourToutes Osez le Féminisme ! s'engage pour les droits de toutes les femmes
#PMAPourToutes Osez le Féminisme ! s’engage pour les droits de toutes les femmes
[ad_1]Source 2018-10-09 10:57:13
L’engagement d’Osez le Féminisme ! Pour la #PMAPourToutes
En 2018 la PMA est encore réservée aux couples hétérosexuels, nous réclamons son ouverture aux couples de femmes lesbiennes et aux femmes célibataires. La législation actuelle établit une discrimination injustifiable, car basée sur l’orientation sexuelle ou le sexe. Le HCE (Haut Comité à l’Egalité) s’est…
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https://www.lexpress.fr/actualite/societe/parents-solos-un-bonus-pour-la-garde-d-enfants_2036138.html
Pourquoi il est urgent d’ouvrir la PMA à toutes les femmes !
Bonjour.
J’ai reçu ce témoignage il y a quelques jours via twitter. Un témoignage touchant, poignant, dur. L’histoire d’une femme, d’un couple. Que j'ai voulu - avec son accord, et sous anonymat - partager avec vous. Cette femme est lesbienne. Elle est mariée. Toutes les deux voulaient simplement devenir mamans.
Si après ce témoignage, vous ne comprenez toujours pas pourquoi la PMA doit être ouverte à toutes, alors passez votre chemin.
La suite, c'est elle qui la raconte. Avec ses mots à elle. Et ses propres maux. Le texte n'a pas été modifié.
Je suis une femme qui a eu 35 ans il y a quelques jours, mariée avec une femme de 30 ans. Nous aimerions fonder une famille.
Après réflexion, nous avons décidé que je sois la première à essayer de porter notre enfant, à cause de l'âge notamment, mais pas seulement.
J'ai en effet à la base une endométriose et des soucis de thyroïde non identifié, avec des hormones normales mais des anti-tpo élevés.
Bref, on commence par moi. D'autant plus que j'ai toujours rêvé de porter un enfant.
Vous n'êtes pas sans savoir qu'en France aujourd'hui, on n'a pas le droit à l'aide médicale à la procréation en tant que lesbienne.
La première étape est donc de trouver un gynéco qui accepte de vous suivre dans votre démarche.
Il devra prescrire des examens, des injections, des prises de sang, tout ce qui vous permettra de présenter patte blanche.
En effet, en cas de PMA, on ne se lance pas comme ça au petit bonheur la chance, tout ce qui est vérifiable est vérifié.
Dans mon cas j'ai même eu droit à une hysterosalpingographie, examen au nom barbare vérifie que le liquide (futur sperme) passe partout.
Ce qui était le cas malgré l'endométriose d'ailleurs, donc on a laissé comme ça.
Une fois le gynéco bienveillant trouvé, il faut choisir le pays, l'hôpital ou la clinique selon différents critères : délais, prix...
Le choix peut également être dû à la politique du pays sur le donneur (anonyme, semi anonyme, connu).
Notre choix s'est porté sur une clinique à l'attente réduite, le don anonyme, et connue de notre gynéco pour de bons résultats.
Choix pris, liste des examens nécessaires, sur différents cycles (merci gynéco bienveillant). Puis premier rdv médical via Skype.
Histoire d'éviter de se déplacer à l'étranger 15000 fois. Tout se passe bien on commence les stimulations au prochain cycle.
Là encore, super gygy fait les ordonnances pour les injections nécessaires à la stimulation et les échos (3 la semaine qui suit les règles).
Les jours des échos, il faut aussi une prise de sang (je vous raconte pas la disponibilité, absences autorisées pour les hétéros au passage)
Évidemment, vous communiquez les résultats à la clinique le jour même. En général, à la 3ème écho un follicule est arrivé à maturation...
On vous appelle alors et on vous donne une heure exacte pour faire une piqûre qui va déclencher l'ovulation et un rdv dans 36h.
Là vous vous dépêchez pour prendre un billet d'avion en espérant qu'il ne vous coûtera pas la peau du cul. Mais si forcément, 36h avant..
Puis vous faites ce que vous pouvez avec votre employeur. Vous n'avez pas le choix. Rappel : absence autorisée pour la PMA que pour hétéros.
La première fois c'est l'excitation. Malgré le peu de proba que ça marche du premier coup, on oublie, on a enfin notre chance (à 1500 €).
La clinique est propre, les gens sympas, ils parlent Français, tout se passe bien. L'insémination en elle-même dure une dizaine de minutes.
Ils sont tellement ouverts que c'est même ma femme qui m'injecte le sperme du donneur. Ça fait du bien un peu de bienveillance.
La première fois nous sommes restées deux jours en ville. Oui, vous avez compris que ce ne sera pas la seule.
15 jours après, test négatif. On recommence tout de suite, on ne se laisse pas abattre. Les injections, Les Échos, les prises de sang...
Cette fois, 2 follicules sont à maturation. Appel. Avion. On fait l'aller retour dans la journée cette fois, on essaie de pas trop y croire.
Parce que c'est con mais ce premier négatif nous a déjà fait du mal. Là on attend rien. (On attend rien à 1400 euros cette fois.)
Mais on attend quand même faut pas croire. Par contre on a dit cette fois pas de test urinaire, direct prise de sang. Et là, le 7 août...
POSITIF. La joie est immense. Trop immense. On est heureuses. Prudentes mais heureuses. Je demande à mon médecin un contrôle de ma tsh.
Vous vous souvenez, les anti tpo du début, on m'a toujours dit le jour où tu tombes enceinte tu contrôles ta tsh. Ben ça a pas loupé.
Boum. Hyper thyroïdite. On apprend une semaine plus tard que trak positif et que donc maladie de basedow.
Évidemment, super gygy qui est aussi endocrinologue est en vacances. Je vais à l'hôpital. On décide de ne pas me traiter (risque/bénéfice).
On a fait la première écho de contrôle à environ 4SG (6SA), tout allait bien, ce petit grain de riz était devenu bien réel.
Je passe rapidement sur l'échographe, je ne sais toujours pas s'il tirait la gueule parce qu'on était 2 femmes ou si c'est de naissance.
Il m'a fait stopper le cachet que je prenais pour réduire mon rythme cardiaque (prescrit par l'endoc) à cause des risques pour le QI du bébé
Homo, hétéro, c'est fou comme on est livrées à nous-mêmes quand il s'agit de ce que l'on doit faire ou ne pas faire en cas de grossesse.
Je faisais attention à ce que je mangeais, pas immunisée toxo en plus, donc un peu galère. Mais mon grain de riz me motivait. Il était là.
Il existait déjà pour nous. Il existait pour nos proches déjà aussi, difficile de cacher qu'on était pas reparties à l'étranger notamment.
Forcément, on commençait à faire des petits projets malgré nous. Dimanche 17 septembre, on pensait être à 8 semaines, un peu plus détendues.
L'écho du 1er trimestre était prévue pour le 29/09, et devait être suivie d'échos mensuelles pour contrôler la thyroïde fœtale.
De mon côté aussi, je devais contrôler régulièrement l'évolution de ma thyroïde, avec un rdv mensuel chez l'endocrinologue.
Ça n'allait pas être simple tout ça, mais nous étions prêtes. Lundi 18 septembre vers mini, j'ai constaté des pertes marrons claires.
Ma femme, ma sœur, m'ont dit de ne pas m'inquiéter. Les pertes ont cessé. Mardi 19 au matin, jour de mon anniversaire, il n'y avait rien.
Rassurée, je débute ma journée. 35 ans, enceinte. Vers midi je constate d'autres pertes. On me dit encore de ne pas m'inquiéter.
J'appelle tout de même super gygy revenue de vacances qui me prend rdv en urgences le soir même avec l'échographe à côté de son cabinet.
Tout ça bien évidemment pour me rassurer. Étant très fatiguée, mes parents sont venus me prendre en voiture à la sortie du travail.
Arrivés devant le cabinet, ma femme nous attendait, détendue, persuadée que je m'inquiétais pour rien comme cela peut parfois arriver.
À tel point qu'elle a dit à ma mère "en sortant on va au Resto pour fêter son anniv ?" Elle était si sûre de voir notre bébé.
Devant tout ce positivisme, je commençais presque à me détendre. Puis on est entrées dans le cabinet.
"Parcours ? Blabla. Date des dernières règles ? blablablablabla" fais l'écho bordel !
"Ah, j'ai pas une bonne nouvelle." Quoi ? T'as oublié de faire les courses ? Ah non, c'est comme ça tu annonces que notre espoir est mort.
D'après la dernière écho, ça faisait déjà 2 semaines que son cœur avait arrêté de battre, c'était encore un embryon, la nature il paraît.
Évidemment au début tu comprends pas, presque t'as l'impression que le mec te fait une mauvaise blague ou qu'il y en a un autre caché.
Et tu te rassois, tu regardes ta femme qui essaie d'être forte parce que toi t'es plus là, t'entends un mec que tu connais pas te parler
Il te parle de curetage, de sélection naturelle, de mal pour un bien, toi tu comprends rien, tu pleures.
Tu te lèves, tu vas pour sortir et le mec te sort un "bon anniversaire", si j'avais pas été un zombie je lui aurais peut-être mis une tarte.
Ok les médecins doivent en voir tous les jours. Mais pas nous. Pensez à nous. Pour nous c'était un espoir, pas un embryon.
Nous sommes sorties du cabinet, ma mère a tout de suite compris. Je suis vite allée dehors chercher de l'air, mes jambes ne me tenaient plus
Dévastée. Comme n'importe quelle femme. Hétéro, homo, quelle importance. J'ai cherché ma femme du regard. Effondrée elle aussi.
On a mis une journée à savoir comment gérer la suite. Puis on a appelé un hôpital qui nous a dit de venir aux urgences.
Après une nouvelle écho, il a été décidé de passer par la voie médicamenteuse (de toute façon, 2 semaines d'attente pour un bloc).
L'interne qui nous a reçues a d'ailleurs été parfaite. Pour ce qui est du traitement, mon col était fermé, la souffrance a été atroce.
Le médicament provoque des contractions en fait. Double peine. Et tout ce sang...
Comme dirait ma femme, "si les mecs devaient les sortir par le pénis, ça ferait longtemps qu'on aurait trouvé d'autres solutions."
Maintenant. C'est l'heure du pansement. De la reconstruction. La fin de cette histoire peut concerner toutes les femmes.
Je dois soigner ma maladie de basedow, nous devons soigner nos cœurs.
Je me demanderai toujours aussi si cela n'aurait pas pu être évité avec un suivi plus simple et régulier en France, en amont et en aval.
Certains diront avec raison : c'est l'histoire d'un couple et d'1 fausse couche précoce. Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas rien.
Pour nous, le jour où nous serons à nouveau prêtes, il faudra aussi être prêtes pour le parcours solitaire du combattant et le financement.
Alors s'il-vous-plaît, et je finirai sur ça, oui à la #PMApourtoutes