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Contrairement à ce qu'affirme Le Monde, qui y consacrait sa "Une", la "Plateforme nationale de cryptage et de décryptement" (PNCD) de la DGSE, qualifiée de "« Big Brother » dissimulé au cœur du renseignement", n'est pas un "secret sur lequel la République a réussi, depuis 2007, à maintenir un silence absolu" : j'en avais parlé, en 2005; loin d'être un "big brother", ce pôle (et non plateforme) ne fait que décrypter les messages chiffrés interceptés par les services de renseignement; enfin, il est improbable qu'il soit "relié aux centres de stockage de tous les opérateurs installés en France", et donc qu'il serve à faire de la "surveillance de masse" des internautes français.
Bonne mise au point qui à le mérite de dénoncer le journalisme (parfois) approximatif et anxiogène du Monde. Mais il ne faudrait pas non plus tomber dans l'angélisme. Par exemple, ce n'est pas parce qu'il est improbable que tout les FAI soient infectés de "boites noires", qu'aucun ne l'est. Comparaison n'est pas raison, mais c'est par exemple le cas avec la surveillance de l'Hadopi dont les fameux courriers sont envoyés uniquement aux abonnés des "principaux FAI". Ou bien en imposant de mentir aux serveurs DNS des "principaux FAI" pour ce qui est du blocage administratif de sites web. Et c'est même plutôt le sens des propos d'Octave Klaba d'OVH. Ce qui est préjudiciable c'est ce climat de suspicion et de spéculation, dans un sens ou dans l'autre, qui alimente un sentiment d'arbitraire, à mon sens ultime moyen coercitif.