Les pontons et les quais
Sans fin, j’aime arpenter les planchers des pontons
Des vieux ports, des rives mornes, dans l’air puissant du large
Les quais déserts de l’aube, la terre battue des plombes
Le béton hachuré, les rails et les traverses
Mes pieds mes pas certains, refusant les échardes
Par longs égarements, méandres du hasard
Intempéries fécondes, particules de flâneries
En écoutant les mâts articuler leurs fers







