Ara Güler, Les petits porteurs, Istanbul, Turquie, 1954.

seen from Mexico

seen from Mexico

seen from United States
seen from United States
seen from Germany
seen from Germany
seen from Poland

seen from Sweden

seen from Germany

seen from Sweden

seen from Malaysia

seen from Germany
seen from Mexico
seen from United States
seen from China
seen from United States
seen from Germany
seen from Sweden

seen from Mexico
seen from T1
Ara Güler, Les petits porteurs, Istanbul, Turquie, 1954.
Les Mousquetaires de la Pointe Sainte-Eustache, Les Forts de la Halle, Paris
Recherche scientifique et innovation : Des financements pour 43 porteurs de projets
Recherche scientifique et innovation : Des financements pour 43 porteurs de projets
Le Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) a organisé une cérémonie officielle de remise de chèques aux lauréats des appels à projet « 7 », SGCI et maladie infectieuses dont la COVID-19, le 18 mai 2021 à l’Université Joseph KI-ZERBO à Ouagadougou. Promouvoir le potentiel des chercheurs, des enseignants-chercheurs et innovateurs en matière de Sciences,…
View On WordPress
TOP 10 DES SECTEURS PORTEURS EN GUINÉE
TOP 10 DES SECTEURS PORTEURS EN GUINÉE
La majorité des Guinéens travaillent dans le secteur agricole. C’est le résultat d’une étude menée sur le terrain par le Cabinet savoir Entreprendre.
n°01 – Mines
Domaine: Opérateur minière – Vente d’or, diamant, fourniture logistique minière et maintenance .
Marché : Secteur à forte croissante
Secteur d’Activité: sous-traitance
Clients potentiels : Chine, Europe, Nord Amérique..
n°02 – Industrie…
View On WordPress
TOP 10 DES SECTEURS PORTEURS EN GUINÉE
TOP 10 DES SECTEURS PORTEURS EN GUINÉE
La majorité des Guinéens travaillent dans le secteur agricole. C’est le résultat d’une étude menée sur le terrain par le Cabinet investir En Afrique.
n°01 – Mines
Domaine: Opérateur minière – Vente d’or, diamant, fourniture logistique minière et maintenance .
Marché : Secteur à forte croissante
Secteur d’Activité: sous-traitance
Clients potentiels : Chine, Europe, Nord Amérique..
n°02 – Industrie…
View On WordPress
Myanmar, Kyaikto.Les porteurs de matériel et de personnes.
We are having a holiday special! Save over $500.00 on a Porteur S and ride into the new year in style ow.ly/VLUwi 😎🎉🎁 #HolidaySpecial #PorteurS #eBike #HappyHolidays #BeautyShot #BikeLife #BAAW (at San Francisco, California)
Arrêt
En ces jours plus que sombres, je ne peux m’empêcher de repenser aux années où j’endossais l’habit d’ombre, à mes années « pompes funèbres ». Si j’avais persévéré dans cette voie, je ne serais certainement pas le même aujourd’hui, car il est vrai que le métier qui nous choisit ou que nous choisissons nous modifie, de fond en comble. Une sorte de conditionnement que nous subissons jour après jour. Il m’a fallu plus d’un an pour comprendre tous les rouages du métier d’assistant funéraire et de celui du maître de cérémonie, et surmonter mes peurs. À aucun moment, je ne me suis senti un professionnel de la profession, mais j’en ai appris les codes, les petits pas, la paperasserie et les limites. Et bizarrement, durant les trois années qu’a duré cette immersion dans le monde funéraire, je me suis senti à ma place. S’il est des jours où j’en doutais, eh bien, ce sont les familles que j’accompagnais qui me disaient que je l’étais. Dès le premier contact avec les personnes qui se présentaient à moi en franchissant le seuil de la boutique, quelque chose s’enclenchait, je reprenais contact avec la réalité, j’étais à leur service, au service de quelque chose de plus grand que moi. Ce métier apprend l’humilité, ce métier m’a donc appris où était ma place, ma responsabilité. Je répondais du bon déroulement du convoi, de la tonalité des différents temps de recueillement. Pas évident. Le plus dur, c’est d’accepter les jours où l’on se sent mauvais, à côté. Ce qui est juste pour une famille ne l’est pas pour la suivante. Pas d’excès de zèle, la première qualité requise, c’est la discrétion. Il ne s’agissait pas de vivre par procuration des émotions qui ne me regardaient pas. Bien sûr, j’étais un réceptacle, et il est des jours où j’étais plus ou moins poreux aux émotions qui me traversaient. Aussi, je me demande aujourd’hui celui que je serais devenu si j’avais sur mon compteur dix années de pompes funèbres. Est-ce que j’aurais reçu cette semaine des familles des victimes des attentats ? Comment je me serais débrouillé face à leur douleur ? Le fait est que j’ai eu à me rendre à maintes reprises à l’Institut-Médico-Légal, situé à proximité de la station de métro « Quai de la Rapée ». Bâtiment de briques qui surplombe les quais, enserré par la ligne aérienne de métro. Je conviais les familles à l’arrière du bâtiment, les portes qui donnent accès à la chambre mortuaire ne s’ouvraient qu’à l’heure dite, l’odeur de mort était palpable dès qu’on en franchissait le seuil. Les corps étaient le plus souvent en mauvais état, visibles ou « pas visibles ». Les jours qui précédaient la cérémonie, les proches se rendaient à l’IML pour voir le corps, déposer les vêtements. Les corps des victimes des attentats ont donc été déposés à l’IML et je pense à ces pauvres gars des pompes funèbres qui ont dû se rendre au Bataclan et dans les cafés où étaient alignés les corps sous des draps. Ce sont les porteurs des Services Funéraires de la Ville de Paris qui font le sale boulot, ce qu’on appelle les « réquisitions ». Et je pense bien sûr aux familles et aux amis des victimes des attentats qui ont dû surmonter leur douleur extrême et leur dégoût pour franchir le seuil de cet établissement lugubre, avec en arrière-fond le trafic dense des voies sur berges et le bruit strident des roues du métro sur les rails quand le conducteur freine dans le virage avant de se diriger vers la gare d’Austerlitz. Et le ballet des corbillards dans le parking, les familles meurtries qui se croisent sans oser se regarder, les porteurs en train de griller des clopes en attendant l’heure précise de la levée du corps. Ce n’est pas parce que l’on endosse cet habit de croquemort que l’on devient un robot, un automate aux gestes mécaniques. Et s’il est un terme que j’assumais mal, c’est bien celui de « maître de cérémonie », car je n’avais pas le sentiment de maîtriser grand-chose, je faisais de mon mieux, je faisais avec celui que je suis, avec la sensibilité qui est la mienne. Et ensuite, s’il est un texte que j’avais du mal à dire pour la énième fois, c’est « la mort n’est rien… je suis juste passé dans la pièce à côté », car « on ne peut pas dire que la mort n’est rien, qu’on en fera jamais l’expérience, quand justement cette expérience est l’une des plus certaines que l’on ait pu ressentir à travers la mort d’autrui ou de son corps devenant peu à peu corps d’autrui, inappropriable, dans l’expérience du mourir ». Ce point où « ligne de vie » et « ligne de mort » se croisent à un instant t, date et heure consignées dans le registre de l’état civil. Un « avant » et un « après », un « arrêt ».