Acteurs du territoire : Predicsis, la start up lanionnaise qui monte, qui monte !
« Comment garder mes clients le plus longtemps possible ? ».
Davantage encore que la question de l’acquisition de nouveaux clients, c’est celle de la conservation des clients existants qui préoccupe tout dirigeant ou créateur d’entreprise. Fidéliser, pérenniser, capitaliser la relation client et créer de la valeur sur le long terme : voici ce qui permet à toute entreprise de s’installer durablement sur son marché.
Predicsis, la start up lanionnaise créée en 2013, a mis au point des solutions pour que les entreprises optimisent et prolongent la relation client, en France et à l’international.
Aujourd’hui son créateur, Jean-Louis Fuccellaro, répond à nos questions.
Quel est votre pitch ?
Predicsis fait une chose très simple : elle vous aide à garder vos clients.
Vous avez des clients et faites des efforts pour les acquérir. Au bout d'un certain temps ils s'en vont.
L'impact de la fuite des clients sur le business plan est énorme : réduire de quelques % la fuite des clients augmente la valeur à long terme.
Conserver un client existant coûte beaucoup moins cher que d'en acquérir un nouveau.
Predicsis propose des solutions visant à améliorer la performance marketing des entreprises grâce à des outils d’analyse de données prédictives : pour entretenir la relation client, la pérenniser, et être réactifs face à tous les aléas dont elle peut être faite.
Quelle valeur véhiculez-vous avec Predicsis ?
Notre valeur fondamentale est la démocratisation des technologies d'analyse prédictive. Nous proposons nos solutions pour la société qui fait 200K€ de chiffre d’affaires par an autant que pour la société qui fait plusieurs milliards.
Notre valeur clé, c’est de rendre accessible à l'ensemble des acteurs de l'économie des technologies qui étaient le privilège de très grands groupes il y a encore quelques années.
Notre volonté est de tirer profit des capacités et intelligences que l'on trouve chez les ingénieurs, en France, qui sont très bien formés et tout à fait aptes à pousser ce genre de technologies au fort contenu mathématique.
Comment l’idée de Predicsis est-elle née ?
L'idée est née d'un constat que nous avons fait avec Bertrand Grèzes-Besset
(co-fondateur de Predicsis), il y a 3 ans : toutes les méthodes de connaissances et d'engagement avec le client étaient basées sur l'ancienne économie.
À l’époque, on commençait à parler de Big data et nous pensions, nous, que cela allait bouleverser l'économie.
Nous anticipions le fait que cette économie à partir de plateformes de services allait générer un volume considérable de données. Et que les entreprises, même petites, allaient générer elles-mêmes un volume énorme d’informations. Nous nous disions qu’elles auraient un énorme reach mondial, mais qu’elles ne connaitraient ni ne pourraient connaitre tous leurs clients individuellement : le volume développant l'anonymat et la faiblesse des informations individualisées.
Nous voulions amener des technologies complètement nouvelles pour contrôler un grand volume de données, et en tirer une valeur pour les entreprises.
Nous avons donc exploré les technologies de l'intelligence artificielle : elle nous semblait particulièrement adaptée à cette démarche.
Ça c'était il y a 3 ans, et hier encore, un client à nous, basé aux Etats-Unis, nous parlait de ses 50 Millions d'utilisateurs dans le monde (c'est une start up) : il fait face à un volume de données considérables et il ne sait pas comment s’adresser à ses clients de manière ciblée.
Nous avons créé Predicsis il y a un peu moins de 2 ans. Nous avons eu une croissance assez rapide parce que nous avons investi beaucoup en capital humain : nous sommes une vingtaine. Nous avons fait une levée de fonds assez rapidement : en moins de 3 mois.
Aujourd’hui, nous estimons nos taux de croissance à 300% par an dans les prochaines années.
Et nous préparons de nouvelles levées de fonds, notamment pour nous implanter aux Etats-Unis et développer notre activité commerciale.
Où Predicsis est-elle implantée ?
Nous sommes à Paris (4 personnes) et à Lannion (17 personnes).
Qu'est-ce qui est indispensable, selon vous, pour créer une start up ?
Le capital humain est fondamental à mon avis.
Il ne faut pas uniquement des personnes qui soient compétentes et bien formées aux techniques. Il faut aussi des personnes qui possèdent l'esprit start up.
C'est à dire : l'esprit d'initiative, la combativité et la volonté de toujours dépasser des objectifs, de défricher des territoires nouveaux.
Ensuite, je crois qu’il faut aller le plus vite possible à la rencontre des utilisateurs. La difficulté de la start up est qu'elle apporte une solution qui n'existait pas encore à des problèmes dont les utilisateurs n'ont pas toujours conscience.
Pour une start up, la réussite c'est de travailler très tôt avec des utilisateurs.
Qu’est-ce que, pour vous, une start up prometteuse ?
Tous ceux qui sont basés sur du communautaire et du collaboratif peuvent décoller à mon avis.
Chez Predicsis nous sommes dans le BtoB (Business to business), mais si je devais investir 100 000 € dans le BtoC (Business to consumer), je regarderais avant tout qui sont les gens qui portent le projet et s'ils ont envie de résoudre un problème qu'ils ont identifié.
Les marchés de niches me paraissent intéressants, également : des projets qui vont toucher une petite part du marché national mais qui, à l'international, ont un potentiel conséquent. 50 000 utilisateurs en France, multipliés par 50 pays, et vous avez des possibilités de développement exponentielles. Internet nous permet ça.
Mieux vaut lancer une startup innovante en France qu'aux Etats-Unis!
TRIBUNE
Par Jean-Louis FUCCELLARO et Bertrand GREZES-BESSET, Co-fondateurs de PredicSis
QUAND ON LANCE UNE STARTUP INNOVANTE DANS L’ANALYSE PRÉDICTIVE DES BIG DATA, AVEC UN COEUR DE CIBLE BANQUE ASSURANCE, OÙ FAUT-IL S’IMPLANTER?
Aux Etats-Unis où se trouvent les majors du domaine ou encore à Londres étant la deuxième place financière au monde?
Ni l’un ni l’autre : c’est en France que se combinent…