Private Place Project #9, “La rareté engendre la densité”, 03.03.2020, Marseille
Group show with Paul Callu, Guilhem Roubichou, Timothée Schelstraete, Léo Dorfner, Gabriel Folli, Kristofer Hart, Diane Der Markarian (text, Jeunes Critiques d’Art), flyer by Marc-Antoine Lecat and Julien Dessenne.
acte 1 : déplacer, détourner.
processus 2 : détournement, déplacement.
expérimentation des modalités d’exposition des oeuvres.
Private Project Place #9 — février 2020.
mises au dehors d’espaces circonscrits, à l’air libre, elles sont dorénavant exposées là — ailleurs.
se donnent à voir depuis des horizons changeants.
à Marseille, pour cette fois ; elles voyagent au gré des vents, en petit nombre,
cohorte au croisement des sonorités passagères, des instants vécus, des intimités partagées.
—— dis, les emmèneras-tu voir la mer ?
les voir, de/au loin ;
comme habiter dans la distance ; y déceler de possibles autres proximités.
là où l’enchainement des espacements contextués prend forme.
vos yeux se rincent, vos doigts glissent sur l’écran où les oeuvres se dévoilent.
face aux limites du regard qui s’imposent trop vite,
elles annoncent un changement de cadre,
vous demandent de déplacer votre regard pour commencer à penser comment (les) voir.
d’une vue, depuis l’ailleurs,
selon une géo-graphie de la ‘(a) perception.
qu’importe le choix de la direction, où vacille l’imaginaire.
les oeuvres se feront les didascalies de notre regard,
d’un instant — les histoires de nos moments.
—— dites, en ferons-nous des champs de vision ?
Diane Der Markarian