Daphné Evalina Aselino — 20 ans — South Florida — Etudiante en philosophie — Pussy Lead — Livreuse de pizzas — ( Aka ~ Tavia Bonetti )
» s a b i o g r a p h i e
𝘿𝙖𝙥𝙝𝙣𝙚 c’est la vie à la campagne, leur petite ferme aux abords d’une forêt, près d’un village paumé, entouré de champs d’légumes, d’oranges, d’baies la ferme des 𝑨𝒔𝒆𝒍𝒊𝒏𝒐, une famille mexicaine des plus enjouées et des plus entêtées, endettées, entravées. enfance heureuse mais solitaire, obligée de prendre le bus tous les matins pour rejoindre Temple Terrace, dans le comté d’Hillsborough, près de Tampa. à l’école c’est la « paysanne », avec ses vêtements trop grands qu’elle récupère quand son frère décide de s’en débarrasser, avec ses taches de bou et d’herbe et ses bleus sur les bras. espiègle et téméraire rien ne l’arrête la p’tite 𝘿𝙖𝙥𝙝, surnom qu’on lui donne un peu partout comme une vieille habitude qu’on n’perd pas — jamais. et ça va mal à la maison, on se serre la ceinture, et tout le monde met la main à la patte, son grand frère Eliott s’occupe des champs avec le Daron; alors que Daph se lève tous les matins pour aller nourrir les poules, traire les vaches, et ouvrir l’épicerie avant d’aller en cours mais c’est pas assez, c’est jamais assez et les Aselino n’en voient plus l’bout. alors ladite ferme transformée en chambre d’hôte pour boucler les fins de mois, la Daronne s’tue à la tâche entre les poules les vaches le lait les œufs la boutique à faire tourner et le dîner à servir — toujours toujours à la même heure pour les invités. et pendant ce temps Daphné grandit, elle essaie de s’épanouir mais elle s’ennuie. mortellement. son bien le plus précieux c’est la vieille guitare de son grand-père, qu’elle emporte presque partout avec elle. elle excelle en littérature, en histoire et en langues mais échoue cruellement en maths et en sciences. ininteressée, pas le temps de persévérer, elle délaisse (presque) totalement ces matières. puis elle entre au lycée, c’est le ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀declic elle pète les plombs elle rêve de lâcher prise de s’évader elle se laisse faire quand on l’entraîne en soirée, même si les Darons disent « non ». de toute façon, ils ne sont pas à Temple Terrace et ne viendraient la chercher pour rien au monde — c’est qu’on se lève tôt chez les Aselino, surtout depuis que la benjamine n’est plus trop là pour aider. c’est vrai qu’elle s’absente souvent, maintenant. elle fume son premier pétard, découvre le sexe entre deux bottes de foin, et finit même par s’installer chez une amie à la ville. elle veut défier le monde ça oui elle se croit intouchable, la jolie elle n’a pas froid aux yeux et adorent mener ses amis dans un tas de conneries. c’est à partir de là qu’elle se fait appeler par son deuxième prénom : 𝑬𝒗𝒂𝒍𝒊𝒏𝒂. 𝘿𝙖𝙥𝙝 a presque disparu, 𝘿𝙖𝙥𝙝 est morte, et enterrée à la ferme. elle a tellement étouffé de toute cette merde dans laquelle elle vit depuis qu’elle est née, qu’elle est devenue 𝑬𝒗𝒂𝒍𝒊𝒏𝒂. Evalina que ses nouveaux amis emmènent surfer pour la première fois, Evalina qui se lâche en soirée, plusieurs rails de C et v’là qu’on la retrouve qui roupille dans la baignoire au p’tit matin. Evalina qui joue de la guitare devant le lycée, qui s’intéresse à la philo bien plus que de raison, qui lit parfois dans son coin, au milieu de tout le brouhaha du terrain de foot où elle traîne avec ses amis. Evalina qui oublie la crasse de la ferme — juste un instant de répit. un instant de répit qui dure un an et demi. un an et demi durant lequel elle découvre le corps des femmes, qui l’attire fatalement, beaucoup plus que celui des hommes, qui lui convient quand même, parfois. et puis elle retourne au bercail avec la ferme intention de se racheter. Evalina redevient Daphné, la douce, l’espiègle Daphné. petit à petit, elle retrouve sa place à la maison et son rôle dans les tâches de la ferme. son frère doit partir pour la fac, il n’y a plus qu’elle pour aider ses vieux Darons aux mains abîmées. tous les jeudis, elle achète dix grammes d’herbe qu’elle fume en douce dans l’écurie, la grange ou les champs. ou au lycée entre ses cours, avec les Autres, des gars qu’elle aime bien, qui sont sympas, qu’elle se plaît à vanner. tous les week-ends, elle retourne dormir en ville pour redevenir 𝑬𝒗𝒂𝒍𝒊𝒏𝒂, le temps d’une nuit. c’est au début de sa terminal qu’elle se met à faire pousser de l’herbe dans leurs champs, à la campagne. le Daron est au courant mais il n’dit rien, il comprend sûrement qu’elle en a besoin. mais la belle a bien d’autres projets en tête et la voilà qui se met à en vendre à la sortie du lycée ou aux abords du terrain, parfois même dans les couloirs entre les inter-cours. et on ne la soupçonne pas, elle est bien trop discrète avec son sourire à faire tomber par terre et sa voix guillerette, son air espiègle — on s’excuse pour la répétition mais c’est le bon mot alors on en abuse, un peu. et puis elle passe le bac, non pas avec brio, mais elle chope la mention AB c’est déjà ça. 𝘿𝙖𝙥𝙝𝙣𝙚 elle était censée suivre les traces d’Eliott et prendre une chambre étudiante au campus de Phénix, la fac de Temple Terrace, mais la belle préfère partir, elle voit plus loin, et sans même en parler à personne, elle avait envoyé sa candidature à South Florida, à Tampa. elle passe son dernier été à préparer son départ, seule puisque ses parents lui en veulent, un p’tit peu. parce que c’est pas vraiment des choses qui se font chez les 𝑨𝒔𝒆𝒍𝒊𝒏𝒐. chez ces gens-là, on ne part pas si loin, on ne change pas d’air. on n’a pas soif de liberté. mais Daphné c’est tout l’contraire. alors elle se casse. mais elle reviendra les voir de temps à autres et ils s’habitueront. 𝘿𝙖𝙥𝙝𝙣𝙚 à Tampa, elle s’épanouit beaucoup plus. elle plonge la tête la première dans les paradis artificiels, étudie la philosophie, obtient une bourse mais livre des pizzas pour empocher un peu d’argent, va surfer à ses heures perdues, s’improvise artiste guitariste le temps d’une soirée dans un bar, ou sur la grève, les pieds nus dans le sable mouillé et les vagues qui font des allers-retours, narguant ses orteilles. transférée à SLU, c’est une opportunité qu’elle prend volontiers, même si elle arrive en terre conquise, elle sait qu’elle peut compter sur ses congénères.
» s o n p o i n t d e v u e S F / S L
Elle ne supporte pas les Saint Leo vaniteux et prétentieux qu’elle croise le plus souvent entre ces murs, elle sait qu’elle n’est pas la bienvenue et elle ne compte pas les laisser jouer les Rois du monde sans rien dire. elle est solidaire avec les South » s e s l i e n s
▬ Yseult ; “The same but so different” Même club, mêmes convictions, mêmes revendications mais pas la même fac. une allégorie du conflit SF/SL — comme il y en a tant. elles ne se croisent/ne se parlent que pour les Pussy Lead mais ne peuvent s’empêcher de s’envoyer des piques. toujours + désagréables les nanas. au final prises à leur propre jeu, elles finissent par s’attacher à cette relation/par presque s’attacher tout court.
▬ Nina ; “”
Elle la rencontre sur un tchat à 16 ans. elles sont dans l’même lycée mais s’étaient jamais captées. un crush mutuel : elles découvrent leur sexualité. l’fait qu’elles soient dans l’même lycée refroidit leur attirance & c’est décidé — il ne se passera jamais rien entre elles. elles deviennent amies, mais une tension est toujours palpable entre elles.
▬ Neptune ; “”
Rencontrée sur twitter y’a une paire d’années, cette p’tite tête blonde complète à la perfection l’esprit rebelle, téméraire et mesquin de Daph. quand elle se rendait sur Tampa pour ses compèt’ de surf, elle prenait toujours le temps d’se barrer avec elle durant des heures, faire des conneries, jouer les pickpocket, passées pro dans l’art de mettre les choses dans leur poche l’plus discrètement possible, à finir dans des endroits improbables, complètement pétées — puis South Flo où elles se retrouvent et Saint Leo où elles finissent.
▬ Hâvard ; “”
Un type du bâtiment philo qui prépare déjà son doctorat. elle le rencontre lorsque qu’il assure l’un de ses cours avec le prof. il la fait rire avec son faux calme et son trop plein d’arrogance. relation fusionnelle, sexuelle mais pas passionnelle. elle s’éclate avec lui.
▬ Akira ; “”
Elle ne sait rien d’elle. elle sait juste qu’elle a payé pour passer une ou deux nuits à la ferme, dans les chambres d’hôtes, il y a longtemps. un ou deux nuits qu’elles ont passé à fumer des joints dans les champs et à délirer, un peu, beaucoup puis — croyant ne jamais se revoir, elles ont cédé à la tentation des plaisirs charnels.
















