Tu crois que je pourrais avoir un dernier baiser ?
Tu signerais la fin de notre histoire avec tes lèvres et ensuite je m’en irais.
Peut-être aussi un dernier p’tit déjeuner, un dernier déjeuner et un dernier dîner.
Je serais alors rassasiée et heureuse et après ça, on pourra se séparer.
Mais entre deux repas, on pourrait peut-être aussi s’allonger dans le lit une dernière fois, rien qu’un dernier moment prolongé où le temps serait suspendu indéfiniment et pendant lequel je resterais la tête posée sur ton épaule.
Ce que j’espère, c’est que si je cumule toutes ces « dernières fois », elles équivaudront à une vie entière et alors je n’arriverais jamais au moment où je dois te laisser partir.
Mais ce n’est qu’un rêve, pas vrai ?
Il n’y aura aucune « dernière fois ».
Je t’ai rencontré quand tout était nouveau et excitant et quand le champs des possibilités s’offrant à nous était infini. Et c’est encore le cas, pour toi, pour moi.. mais pas pour nous deux..
J’imagine que quelque part entre avant et maintenant, entre ici et là bas, on ne s’est pas seulement éloignés, on a grandi.
Quand quelque chose casse, si les morceaux sont assez gros, on peut les recoller. Malheureusement, parfois les choses ne cassent pas, elles volent en éclat. Mais quand on laisse entrer la lumière, les éclats de verre peuvent briller et dans ces moments là quand les éclats de notre relation capteront la lumière du soleil, je me rappellerais à quel point c’était beau et à quel point ça le sera toujours.
Parce que c’était nous.
Parce qu’on était magique.
Et ça, pour la vie.












