Used a Halloween rabbit mask, air dry clay and acrylic paint to make my own Splicer Rabbit mask, and it's finally done!
I mean, it isn't exact but did the best I could with the shape. 🤷🏼♀️ not sure what to do next though..

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Used a Halloween rabbit mask, air dry clay and acrylic paint to make my own Splicer Rabbit mask, and it's finally done!
I mean, it isn't exact but did the best I could with the shape. 🤷🏼♀️ not sure what to do next though..
Un cheveu.
En prenant un de mes vêtements, je ne m'attendais pas à tomber sur l'un de ces cheveux. Soudain, c'est une nostalgie viscérale qui s'est emparée de moi. Elle est remontée le long de ma gorge pour me la saisir et me la serrer. Soudain, j'ai réalisé que peut-être, je ne le reverrai plus jamais. Que la dernière étreinte que nous avons eue était probablement l'ultime. Et honnêtement, cela m'a fait si mal.
Il est vrai que je voulais que notre relation se termine, que l'on cesse de se faire mutuellement souffrir. Mais de là à ne plus jamais pouvoir le toucher... Je crois que jusque là je n'y avais pas vraiment songé.
At least one person dead after chemical tank rupture in Washington state
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Refuser le CDD émotionnel
Chronique d’une première rupture
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Lorsque j’ai annoncé à mes proches qu’après presque 4 ans de relation, j’avais quitté mon compagnon, personne n’a sorti les mouchoirs. Ils ont juste attendu la chute. Il faut bien les comprendre, lors d’une rupture aussi soudaine, il faut un méchant, un acte d’accusation, au minimum un drame.
Mais il ne m’avait ni trompé, ni rien, il n’était juste pas sûr d’être amoureux.
Cependant, il avait toute la volonté du monde d’essayer, de réparer et de continuer.
Il voulait essayer, mais j’ai dit non.
J’ai refusé de jouer le rôle de celle qu’on garde par habitude ou par politesse, en attendant le jour lâche où le “c’est pas toi, c’est moi” finirait par sortir.
J’ai donc pris les devants, non pas par colère, mais par légitime défense. C’était la première fois que je devais faire le choix le plus cruel qui soit : me choisir moi, quitte à devenir la méchante de l’histoire aux yeux de ceux qui attendent toujours le drame pour y croire.
Comment expliquer qu’on quitte quelqu’un qui est prêt à tout réparer, simplement parce qu’on refuse de passer sa vie à attendre la fin ?
Il y a une immense perversité dans la bonne volonté amoureuse. Quand il m’a dit qu’il voulait essayer, qu’il n’était pas prêt à me quitter, tout mon corps a eu envie de dire oui. C’est la solution facile. On s’évite les larmes du soir même, on s’évite le no contact, on s’évite le statut de célibataire, on s’évite le dur changement d’habitude.
Mais essayer quoi, au juste ? On ne force pas quelqu’un à nous aimer. On n’invente pas un avenir qui n’existe pas. Accepter d’essayer avec quelqu’un qui avoue ne pas être sûr de t’aimer, c’est signer pour un CDD émotionnel. C’est accepter d’être constamment sur un fil tendu au-dessus du vide, de guetter le moindre de ses regards, la moindre baisse de désir, en se demandant : « Est-ce que ça y est ? Est-ce qu’il m’aime enfin assez ? Ou est-ce la fin ? ». En fait, j’ai refusé de passer un entretien d’embauche quotidien pour le poste de sa compagne. J’ai refusé de devenir paranoïaque.
Ce qui rend cette rupture dégueulasse, c’est que paradoxalement, il n’y a aucun dégoût pour m’aider. Si je fais l’inventaire, le bilan est insolent : il était drôle, généreux, beau, curieux. Le sexe était incroyable. On ne nous apprend pas à faire le deuil de ce qui fonctionne. Dans ma tête, le court-circuit est total : comment le lit peut-il être encore chaud d’une complicité folle alors que l’avenir, lui, est déjà mort et n’avait peut-être jamais existé ?
Rompre dans ces conditions, c’est presque contre-nature. Tu pars avec tes affaires sous le bras et un goût de gâchis absolu dans la bouche, parce que tu ne quittes pas un homme toxique, tu quittes un homme bien qui n’a juste pas la bonne clé pour ta serrure.
Alors oui, aux yeux du monde, c’est moi qui ai appuyé sur la détente. C’est moi qui passe pour la fille impatiente, celle qui n’a pas voulu « donner sa chance » à l’histoire. Si j’avais été trompée, j’aurais eu droit à des verres de bière en guise de consolation et des insultes solidaires. Là, je n’ai le droit qu’à des sourcils froncés et des silences embarrassés.
Et c’est là une des seules choses qui me met hors de moi. Je lui en veux. C’est lui qui n’est pas sûr de ses sentiments, c’est lui qui crée la faille, pourtant, parce qu’il propose de réparer, le poids de la décision repose sur mes épaules. Comment celui qui aime moins se retrouve dans la position confortable du “gentil qui veut essayer”, tandis que moi, qui aimais et voulais être aimée entièrement, dois endosser la responsabilité de la destruction. C’est le paradoxe de la rupture propre : j’ai dû être forte pour deux alors que j’étais celle qui encaissait le coup. C’est le prix à payer quand on décide de se choisir en priorité. On récupère le mauvais rôle.
Et comment faire le deuil des petits détails quand il n’y a pas de colère pour les balayer ? Ce court-circuit où l’esprit se rappelle un souvenir drôle ou tendre d’il y a trois semaines, et où l’on doit s’interdire d’y penser non pas parce que c’était faux, mais parce que c’est fini. C’est le deuil d’un quotidien qui fonctionnait, indépendamment de l’avenir.
C’est la première fois que je quitte quelqu’un. Il n’y a pas de mode d’emploi, pas de boussole. J’ai mal, je n’ai rien mangé depuis une semaine et le vide me fait peur. Mais quand la douleur s’intensifie, je me rappelle une chose : je préfère pleurer ma solitude aujourd’hui dans un lit vide, plutôt que de pleurer mon deuil demain, allongée à côté d’un homme qui m’aime bien, mais qui ne m’aime pas assez pour être sur de rester.
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