Ceux qui ne s'aiment plus ont le droit de rapprocher leurs bouches une dernière fois avant d'être un jour arrachés à la chiourme des vivants et jetés à la mer avec leur boulet. Je t'appellerai demain.
Régis Jauffret, Cannibales
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Ceux qui ne s'aiment plus ont le droit de rapprocher leurs bouches une dernière fois avant d'être un jour arrachés à la chiourme des vivants et jetés à la mer avec leur boulet. Je t'appellerai demain.
Régis Jauffret, Cannibales
Je t'aime autant qu'on peut aimer quand on a cessé d'aimer.
Régis Jauffret, Cannibales
J'aime te deviner en fermant les yeux, mes paupières comme des vitraux derrière lesquels on croit apercevoir une vierge belle comme une putain. La vérité ne souillera jamais l'imaginaire.
Régis Jauffret, Cannibales
“We think that if we imitate happiness, we will suffer less.”
On [:] Imitate | Régis Jauffret, 2007
Notre amour, ce bolide. Quand le mur a été en vue nous l'avons embrassé sans un cri. Ils sont lâches les amants qui le contournent et s'en vont zigzaguer dans le décor jusqu'à la fin des temps.
Régis Jauffret, Cannibales
Après notre rupture, de l'amour, j'en ai connu l'envers. Le chagrin, la douleur, les heures où l'autre semble scintiller dans l'obscurité, éblouissant, magnifique.
Régis Jauffret, Cannibales
Ta lettre m'a rasséréné. En la déchiffrant, je m'apercevais au fur et à mesure que je me vidais de mon amour pour toi. Une saine hémorragie, une saignée salvatrice et voilà que je ne t'aimais plus.
Régis Jauffret, Cannibales
La ville est un ventre chaud où nous pouvons continuer à vivre au milieu d’un brouhaha qui nous rappelle avec délice la rumeur des organes de notre mère à l’époque où nous étions encore plongés dans le liquide amniotique.
Régis Jauffret, “Babylone”, Microfictions