Petit racontage de vie un peu hors contexte, simplement parce que le nom de ce blog est un modeste hommage.
Un hommage non pas a un film ou une chanson comme on pourrait le croire, même si j’apprécie la confusion, mais un Hommage a une émission de radio a la quelle je repense avec nostalgie :
J’ai 15 ans, on est dimanche, tard, et demain il y a école, mais je fraude sous mes draps, l’oreille collé a ma chaine hifi, le scanner fm coincé sur la fréquence pure fm souvent brouillée : c’est l’heure de Bang Bang.
Ne me demandez pas le nom des annimateurices, je les ai tous oubliés, mais ce dont je me souviens très bien c’est de l’émerveillement que j’avais a écouter leurs histoires, mon histoire. Bang Bang c’était l’émission queer, le quart d’heure gay, la soirée lesbienne de la radio belge. Chaque dimanche c’était quelques heures de pure bonheur et de culture queer ou j’apprenais tout de l’histoire de cette communauté a la quel j’appartenais secrètement.
De stonewall aux premières prides, des artiste gays des scène undergrounds au milieu bdsm queer, ça papotait joyeusement de sujets que je n’avais jamais encore entendu abordés a la radio que sous l’angle sensationnaliste, voyeur ou moqueur. Ça parlais fétichisme, ça parlais éducation sexuelle sous un angle autre que hétéro ou “attention sida”, mais ça parlais aussi de l’épidémie de sida, dont je n’avais entendu parler que pour me dire de mettre des capotes et a propos de la quelle personne ne m’avait expliqué les ravage qu’elle avait concrètement fait.
La première fois que j’ai entendu parler de transidentité de façon tendre et positive, c’était dans bang bang. La premier fois que j’ai été fier de pas être cis het, c’était en écoutant bang bang. Pour la première fois de ma vie, je n’était plus un marginal sans valeur, bizarre et paumé : j’avais ma place parmi ces gens étranges, fiers, drôles, loufoques et plein de gentillesse qui me promettaient milles merveilles pour ma vie future de personne queer.
Encore merci a Bang Bang, l’émission des genres, pour avoir embellis ma vie d’ado et m’avoir tant appris.
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