Skip The Use : je passe mon tour
Skip The Use est à quelques virgules près un duplicata édulcoré de Bloc Party. Un nouvel ersatz sans surprise et sans grande saveur, marketé comme une lessive (Skip, justement).
Verdict : French Poop again.
Mais Les huiles de la production discographique hexagonale réussissent une nouvelle fois à nous enfoncer leur grosse pop-rock en plastique bien au fond des oreilles.
Skip The Use a été comme tant d'autres saccagé par l'intervention catastrophique de DA dont le seul accomplissement réellement "artistique" est d'avoir su insérer le terme sur leur carte professionnelle (subversion quand tu nous tient...).
Skip The Use a pu être vendu grâce à des complicités radiophoniques coupables. Ils ont été passés en boucle par des programmateurs complices, qu'on a de plus en plus de mal à différencier des programmateurs de machines à laver. Leurs oreilles ne leur servent à rien. Des convictions, ils n'en ont pas. Des goûts ? C'est privé. Une direction éditoriale, une éthique ? Celle du panel test, instrument de chiffrement de leur médiocrité.
Désormais, les bien nommés Skip The Use ne valent pas l'usage. Passez votre chemin. Dommage direz vous. Oui, dommage 12 millions de fois, surtout pour les rares qui peuvent se souvenir des débuts flamboyants du groupe.