NIGHT OF THE DRAGON
bienvenue à noctumbra
I raise my flags, dye my clothes It's a revolution, I suppose We're painted red to fit right in
Les jours sont gris à Noctumbra. Certain·e·s disent qu’il s’agit des cendres encore en suspens de la guerre, d’autres baissent simplement la tête et tentent de reconstruire leur avenir. L’Impératrice observe la ville, du haut de son Palais Saphir : en quelques années seulement, elle a réussi à accomplir le rêve de sa vie toute entière. Les humain·e·s sont remis·es à leur place, tout en bas de l’échelle sociale, et les dragon·ne·s prennent leur envol pour devenir maîtres de leur destin.
Pourtant, la ville est exsangue, brisée par les conflits et gangrénée par la misère. Les inégalités sociales règnent, et les mécontentements muets remontent des ruelles de la basse-ville. La capitale, Dracopolis, semble être punie pour des crimes qu’elle n’a pas commis, résignée à courber l’échine devant la puissance d’une tyran comme le pays n’en a jamais connu.
La poussière a tout recouvert, mais si on sait où la chercher, on peut encore trouver la lumière, le frêle espoir d’une vie meilleure. Ces minuscules regards d’avenir qui font dire que, peut-être, un jour, Noctumbra connaîtra l’harmonie.
















