Alejandra Pizarnik, Nueva correspondencia.
"Los males no vienen solos/Todo lo que tenía que ocurrirme/Me ha ocurrido... "
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Alejandra Pizarnik, Nueva correspondencia.
"Los males no vienen solos/Todo lo que tenía que ocurrirme/Me ha ocurrido... "
LA GRIÈCHE D’HIVER, UNE POÉSIE D’ANTHOLOGIE DE RUTEBEUF SUR SES MISÈRES AU JEU MUSIQUES, POÉSIES ET CHANSONS MÉDIÉVALES, RUTEBEUF Rutebeuf (1230-1285?) Fred Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes Nous repartons, aujourd’hui, pour le XIIIe siècle avec une nouvelle complainte du « Pauvre Rutebeuf« . Pauvreté, misère et, cette fois, jeux d’argent, on reconnaîtra sans peine, dans les lignes du trouvère, la source directe d’inspiration de certains vers de la chanson de Léo Ferré, à son sujet. A la fin des années 50, l’indomptable anarchiste avait, en effet, remis le poète médiéval et ses infortunes au goût du jour. La chanson fut maintes fois reprise, et même jusqu’à l’étranger ; elle redonna une popularité toute fraîche, et un peu inattendue, à l’auteur du moyen-âge central (voir article). Léo Ferré | Moyen âge Passion Sur la Grièche d’Hiver Ci encoumence li diz de la Griesche D’Yver (ou, plus La Grièche d’Hiver) est un texte d’anthologie de Rutebeuf, sans doute un de ses plus connus. Dans une certaine mesure, on peut se demander si cette poésie ne pourrait même être une clef pour expliquer les misères dont le trouvère ne cesse de nous parler. Affligé, sans le sou, il se montre en déroute dans nombre de ses textes, même si, entre ses lignes, on détecte, tout de même, la marque d’une classe sociale qui n’est pas celle des plus déshérités : il y parle d’un cheval, de servante, etc… Si tout cela ne respire pas non plus la grande noblesse, il en ressort les signes d’une certaine bourgeoisie ou petite noblesse... ...On finit, souvent, par être tenté de prendre Rutebeuf au pied de la lettre, au sujet de toutes ses disgrâces. Léo Ferré y a lui-même souscrit en colportant l’image romantique du poète miséreux, dans le Paris médiéval du XIIIe siècle. Mais ce n’est pas tant par les faits avérés (il n’y en a pas) que par un effet d’accumulation que nous y sommes conduits : c’est le nombre de misères que Rutebeuf nous conte qui nous amène à supposer qu’il est réellement victime d’une pluie permanente d’infortunes... ...nous nous sommes largement appuyés sur le travail déjà effectué sur l’auteur médiéval par Michel Zink. : Œuvres complètes de Rutebeuf, 1990, Garnier...
Tutto l'avvenire è già avvenuto. E dove sono quelli che ho amato, che accanto a me mi ero tenuto? Gli amici sono spariti o sparsi: il vento li ha portati via, amici che il vento se li porta e che soffiava davanti alla mia porta.
Maurizio Cucchi, L’ultimo viaggio di Glenn, “Rutebeuf”.
🔹♦️🔸 Medieval French literature (in modern book covers) 🔸♦️🔹
Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimé ? Je crois qu'ils sont trop clairsemés; Ils ne furent pas bien semés : Et ont failli. De tels amis m'ont mal servi; Car dès que Dieu m'eut assailli De tous côtés, N'en vis un seul en mon hôté Le vent, je crois, les a ôtés. L'amour est morte : Ce sont amis que vent emporte, Et il ventait devant ma porte, Les emporta...
Rutebeuf (1230 – 1285 )
Ce sont amis que vent emporte... Ce poème de Rutebeuf date du 13ème siècle et pourtant, comme il nous semble familier et proche ! Un poème qui évoque plusieurs thèmes éternels : les malheurs d'un poète, sa solitude, la fragilité de l'amitié, la pauvreté, la misère de l'artiste, de l'homme de plume...
Poésie personnelle, lyrique, ce texte adapté par Léo Ferré nous touche, nous émeut dans sa simplicité : le poème s'ouvre sur une question qui traduit un désarroi : "Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés ?"
L'emploi de la première personne, tout au long du texte, signe bien une oeuvre lyrique où le poète se confie, évoque ses sentiments.
Le vent d'hiver devient le symbole de l'infortune du poète : il a dispersé tous les amis si chers à Rutebeuf, ces amis étant assimilés à des feuilles mortes emportées par le vent...
C'est, du moins, la raison pudiquement invoquée par le poète : "je crois que vent les a ôtés."
Le vent, associé au temps qui passe, a fait son oeuvre : le verbe "défeuiller" souligne le dépouillement, avec son préfixe négatif.
Mais un autre motif a pu faire fuir les amis : la pauvreté qui est devenue un véritable ennemi pour Rutebeuf, elle est personnifiée et présentée comme une puissance qui "fait la guerre" au poète.
L'hiver aggrave toute la misère et les difficultés auxquelles est confronté l'écrivain...
Pourtant, Rutebeuf, plein de pudeur, refuse d'évoquer toutes les péripéties de ses malheurs et de ses mésaventures.
Les adverbes d'intensité "si", tant" soulignent la force de ces amitiés d'autrefois : elles semblaient si solides.
Et toutes sortes d'épreuves viennent s'accumuler : la pauvreté, mais aussi la vieillesse qui n'est pas directement évoquée, mais suggérée par les expressions "pauvre sens et pauvre mémoire", Rutebeuf associant, ainsi, sa misère matérielle à sa misère physique et morale.
Le refrain, sous forme de question, revient pour souligner la disparition des amis, comme emportés par le vent... comme s'ils avaient été "trop clairsemés", les voilà dispersés par les souffles furieux du vent.
Une expression qui introduit une nouvelle personnification "l'amour est morte" vient ponctuer le texte, soulignant la tristesse.
On perçoit un être accablé, mais aussi une grande pudeur dans l'expression même si le langage est parfois cru, populaire et direct pour évoquer la violence des éléments : "Et droit au cul quand bise vente Le vent me vient, le vent m'évente..."
La version chantée par Léo Ferré s'achève sur une note, peut-être, optimiste : on entrevoit un espoir de fêtes pour les lendemains du poète... Mais, en fait, il ne reste, sans doute, à l'auteur qu'une espérance bien illusoire en un avenir meilleur ! Ce sont amis que vent emporte… - - Rosemar - Overblog
PAUVRE RUTEBEUF
Serge Wellens, Préface de Poésie 1 sur Rutebeuf : ...Deux siècles avant Villon, dans une langue plus fruste mais non moins belle, Rutebeuf chante de la même voix cassée son désespoir de vivre et la rigueur des temps…C'est une longue méditation sur son dénuement physique et moral, la chanson d'un mal-aimé dont le lyrisme brutal nous atteint parfois comme une gifle…Le PAUVRE RUTEBEUF du seul oeil qui lui reste cherche en vain ses amis. Et il peut bien plaisanter, faire de l'esprit…son rire bien vite se trempe de larmes: c'est l'admirable plainte dont les siècles ont gardé la mémoire “Que sont mes amis devenus ?...” Si les thèmes de l'amour occupent une place à peu près nulle dans l'oeuvre de Rutebeuf, si les ruses et les badinages du langage courtois n'ont pas cours, l'amitié par contre lui inspire des vers d'une beauté vraiment originale…Désormais la misère ne cessera de le persécuter... Ferré - Pauvre Rutebeuf « Pauvre Ruteboeuf », la complainte du trouvère et poéte ... Pauvre Rutebeuf – Léo Ferré | J'ai la mémoire qui chante « Pauvre Rutebeuf », Léo Ferré | L'escapade poétique Chansons reprises : Pauvre Rutebeuf - coco Magnanville "Pauvre Rutebeuf" - France Culture Pauvre Rutebeuf : Joan Baez - YouTube Joan Baez - Pauvre Rutebeuf (Rutebeuf, Ferré) - YouTube Joan Baez Pauvre Rutebeuf French & English Subtitles Sous ... Joan Baez - Pauvre Rutebeuf (Rutebeuf, Ferré) - YouTube Léo Ferré - Pauvre Rutebeuf - YouTube Pauvre Rutebeuf Léo Ferré - YouTube Pauvre Rutebeuf - Léo Ferré - YouTube Catherine Sauvage - Pauvre Rutebeuf - YouTube Nana Mouskouri: Pauvre Rutebeuf - YouTube Claude Dubois - Pauvre Rutebeuf (Rutebeuf, Ferré) - YouTube Pauvre Rutebeuf - YouTube : par Hugues Aufray Pauvre Rutebeuf | infrench : par Jacques Douai... Jacques Douai Sings "Poor Rutebeuf" - YouTube
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