source : @cheminer-poesie-cressant
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Au réveil sans attente, je dois quitter Septembre sur une mer mouvementée, ce cycle du voyage perpétuel, enchaînant de grandes vagues d'oubli avec des creux soudain de souvenirs.
Le voyage est rude, périlleux, habituel.
Je m'échoue sur Octobre aux mutations dépeuplées, aux couleurs trompeuses, aux silences perçants qui pourraient nous faire croire à une renaissance.
Elle m'offre ses grands espaces. Je m'habitue peu à peu à son spectacle, j'oublie, je traverse, j'admire, je me rappelle. Finalement je ne veux plus la quitter. Elle est l'île de tous les prolongements possibles, celle qui consolera ma perte. Elle me réconcilie.
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Upon waking, without expectation, I must leave September across a restless sea—this cycle of perpetual travel, chaining great waves of forgetting with sudden troughs of memory.
The journey is harsh, perilous, familiar.
I wash ashore in October, with its depopulated transformations, its deceptive colors, its piercing silences that could make us believe in a rebirth.
She offers me her wide open spaces. Little by little I grow accustomed to her spectacle; I forget, I pass through, I admire, I remember. In the end I no longer want to leave her. She is the island of all possible extensions, the one that will console my loss. She reconciles me.
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(De disparition fondé, extraits)
© Pierre Cressant
(lundi 23 octobre 2006)















