Deux peintures monumentales sur le thème du Noli me tangere - exposées dans la chapelle romane de Plaincourault - 2015
“C'est par l'esprit que tu me vois. “ Parole du Christ adressée au matin de sa Résurrection à Myriam de Magdala - Marie-Madeleine - rapportée dans son évangile.
Accueillis à Plaincourault par le Parc régional naturel de la Brenne, qui en a la garde, Saskia Weyts et Robert Empain se savent aussi reçus par les compagnons anonymes qui ont élevé et peint cette chapelle ; ils les regardent comme des hôtes invisibles, des amis avec lesquels dialoguer avec gratitude. Les artistes, comme tous les vivants en vérité, sont d’emblée en communion avec les oeuvres du passé pour autant qu’ils les vivent et les aiment au présent, se donnant pleinement dans la rencontre ou s’en inspirant pour en créer de nouvelles.
Noûs C’est par l’Esprit que toute communion est possible.
Le terme noûs donne son titre à l’exposition, il désigne pour Platon la partie divine de l'âme humaine, l’esprit, l’intelligence. Or, dans l’Evangile de Marie, récemment redécouvert, ce terme est utilisé par Jésus pour révéler à Myriam de Magdala (Marie-Madeleine) que c’est par le noûs, par l’esprit donc ou mieux encore par le coeur, qu’elle le voit lui le Ressuscité alors que les disciples venus au tombeau vide au matin de Pâques ne l’ont pas vu. Si donc Marie Madeleine le voit la première c’est qu’elle l’a aimé de tout son corps, de toute âme et de tout de son coeur. Vérifiant alors cette Béatitude : « Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu » Mt 5.8. C’est donc une femme que le Christ envoie aux disciples incrédules et aux nations pour témoigner de sa Résurrection, fondant par son témoignage le christianisme. Une femme que les premiers siècles chrétiens reconnurent comme l’Apôtre des apôtres.


















