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Ensembles, une exposition au Centre Photographique Marseille.
L’exposition clôture trois ans de résidence de quatre artistes (Suzanne Hetzel, Yveline Loiseur, Didier Nadeau, Arnaud Théval) dans des ensembles de logements sociaux du patrimoine de “13 Habitat”. Il faut saluer au passage une initiative remarquable par sa durée, l’implication des habitants, et la liberté de travail laissée aux artistes. J’en réalise la scénographie générale.
Dans les discussions sur le renouvellement possible de la présentation d’images de ces ensembles, Yveline Loiseur me propose de l’accompagner dans la réalisation de “Prouns”. Ayant une admiration totale pour cet aspect du travail d’El Lissitzky, j’accepte avec enthousiasme !
Un échange fructueux sur les compositions, les “micro-architectures”, la place et le format des images débouche sur la réalisation de quatre pièces, et l’envie d’en développer d’autres, plus monumentales.
Listen #free in #Spotify: "Guerrero psicodélico" by Foyone, Kase.O, Sceno https://ift.tt/2yL4tiL
Hommage subtil #1 (Karel Martens). Dans le cadre de l’exposition Volumes, j’installe la sélection de livres “jeunesse” dans une cabane.
Imaginée comme une cabane de plage havraise “retournée” (elle en respecte les dimensions), elle permet à ceux et celles qui souhaitent s’évader dans les livres de s’extraire de l’espace. Les ouvrages reposent à l’extérieur, sur des étagères de longueur variable et dont la tranche colorée identifie chaque éditeur. Chaque couleur est l’une de celles utilisées par Karel Martens pour les cabanes du Havre. Les tranches sont visibles à l’intérieur, elles forment une composition qui évoque la (magnifique) plage et rend hommage à ce graphiste que j’admire.
Denis Gérard, collectionneur et ami, me demande de réaliser la scénographie d’une sélection de ses peintures éthiopiennes et de ses photographies d’archives de l’empereur Hailé Selassié.
L’exposition a lieu dans une salle —basse de plafond et carrelée— de la commune de Marnaz, en Haute-Savoie. Nous opérons une sélection sévère dans les peintures : il y en a de style “traditionnel”, et d’autres d’expression contemporain, dont les artistes ont suivi des enseignements à l’étranger.
Après plusieurs esquisses et maquettes sans issue, je décide de reproduire, à l’échelle du tiers, la célèbre église rupestre de Biet Gyorghis, à Lalibela. Cette solution me semble répondre à tous les enjeux : distinguer les deux expositions (peintures d’une part, archives photographiques de l’autre), créer une ensemble évocateur pour les visiteurs, et s’affranchir de l’espace confiné du lieu.
Je choisis un rose dense et assez sourd, qui est fidèle à la roche pour le mur d’enceinte, et un violet cardinal, très usité dans les vêtements liturgiques des prêtres éthiopiens, pour le corps de l’église.
Un important travail de montage permet de composer des planches à partir de photos d’archives de qualité parfois très inégales ! Plutôt que des cartel, les légendes sont déportées sur une feuille de salle, offrant aux visiteurs d’importants compléments historiques ou explicatifs.
[ Espace culturel, Marnaz, 2016 ]
ALERTE : une exposition de Vincent Perrottet à Hyères
Dans l'espace relativement petit (surtout à l'échelle des images !), j'ai proposé de relever les cimaises à un double hauteur (soit 4m) et de construire quatre cimaises en tube d'acier pour créer du linéaire d'accrochage supplémentaire.
Alors que l'espace ainsi aménagé propose assez peu de recul, l'agencement des structures a permis de créer suffisamment de perspectives et de transparences pour que l'on profite de l'ensemble de l'exposition.
J'ai aussi choisi d'agencer les images non par séries, mais par compositions plastiques pour créer un univers visuel riche et généreux
Galerie Park Hôtel, Hyères, 8 avril - 23 mai 2026
Hommage subtil #3 (Alexandre Vesnine) : passer d'un livre à une exposition.
Je suis invité par la galerie d'Immédiats, à Arles, à utiliser le dispositif de "La Table" pour présenter mon livre.
Je me retrouve dans une posture qui au début me désarçonne : comment faire du contenu d'un livre une installation dans un espace restreint et contraint par "La Table".
C'est en feuilletant pour m'inspirer mes livres de référence que je regarde avec attention les projets et dessins d'Alexandre Vesnine, scénographe, artiste et architecte de l'avant-garde soviétique. Je réalise que c'est le volume de la galerie qu'il faut que j'occupe, et non le plateau sur lequel je pose des choses. Le vide est un solide à sculpter.
Une fois cette compréhension acquise, l'agencement semble couler de lui-même. Je dépose un plateau sur le plateau de la table, pour manifester le sol de l'installation, je construis sept structures en carton-plume, qui créent un dialogue cinétique de volumes et de lumière.
Sur le plateau, je dépose des éléments de construction que j'ai dessiné ou réalisé pour diverses expositions : arceau métallique pour un accrochage dans un cloître, pièces de jonction diverses etc.
Sur des plateaux surélevés, je dispose quatre maquettes à l'échelle de structures que j'ai construites. Si elles ont ici été reconstituées et peintes chacune d'une couleur monochrome, elles évoquent les maquettes d travail que je réalise fréquemment lorsque je suis en cours de développement d'un projet.
Incidemment, c'est l'exposition la plus légère que j'ai jamais construite !
Immédiats, Arles, 18-29 novembre 2025