Mirtha Dermisache, 'Book Nº 8', 1970 – Sergio Chejfec, 'The Month of the Flies', Translated by Rebekah Smith and Silvina López Medin, Ugly Duckling Presse, Brooklyn, NY, 2024

#football#world cup#world cup 2026#england nt#jude bellingham#soccer




seen from United States
seen from Australia
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from China
seen from United States
seen from United States
seen from Australia
seen from Poland
seen from United States

seen from Serbia
seen from Germany
seen from Malaysia
seen from Yemen

seen from Australia

seen from United Kingdom
seen from United States
seen from United States
seen from Malaysia
Mirtha Dermisache, 'Book Nº 8', 1970 – Sergio Chejfec, 'The Month of the Flies', Translated by Rebekah Smith and Silvina López Medin, Ugly Duckling Presse, Brooklyn, NY, 2024
"Nació en un barrio oscuro, sobre una calle inclinada. Cierta noche un auto, estacionado sin freno, comenzó a rodar y se estrelló contra una casa, haciéndola temblar. En su familia recordaron el suceso durante años; siempre algún domingo por la tarde volvía, antes de cambiar la yerba por quinta vez. Las familias son minuciosas para los recuerdos; no les interesa la originalidad de la experiencia, sí la precisión al evocarlos: dónde cada quien estaba parado, las reacciones de asombro o miedo, las caras de susto. Y los recuerdos parecen pautados, en su aparición, por la ronda del mate. Uno se la pasa haciendo el ridículo frente a su familia, escribe, y todos se lo perdonan porque nadie está a salvo. Por otra parte, para eso está la familia. Cuando tenía ocho años plantaron retoños a lo largo de la cuadra, todos erguidos pese a la inclinación, y muchos años después sentiría una impaciencia semejante a la del primer día al no poder discriminar —o por lo menos percibir— señal alguna de crecimiento."
• Sergio Chejfec, Cinco
https://revistapenultima.com/5-adelanto-del-nuevo-libro-de-sergio-chejfec/
Tandis que je voyais s'éloigner l'étudiant, je ressentis une espèce de perplexité, ou presque un sentiment de frustration. Au début, j'imaginai que cela pouvait être dû aux circonstances dans lesquelles je l'avais rencontré, la surprise, cette espèce de brusquerie, etc., mais ensuite, quand il disparut hors de ma vue, l'embarras se convertit en trouble, car je me mis à douter de son existence même. Le souvenir était tout frais : la forme indiscernable d'abord, les vêtements sombres, la rapide élongation musculaire avant d'entreprendre ce que je supposais être le retour aux cours ou à la maison, certainement nécessaire après être resté un long moment au repos ; j'avais vu tout cela et néanmoins j'étais incapable de le certifier. Car en réalité, de la même façon que j'ai dit récemment qu'il m'était arrivé plusieurs fois d'assister à une scène analogue, celle de l'« intrus-amphitryon », il est vrai qu'en d'autres occasions je m'étais aussi trouvé dans la situation de voir des fantômes, des êtres amphibies ou spectraux : figures erratiques, prestes ou paresseuses, qui sont là, passent ou arrivent, mais qui toujours m'ignorent. Ces êtres que je rencontre parfois sont inconstants, bien sûr imprévisibles, et soumis à un régime qu'il me vient à l'esprit d'appeler de flottaison. Ils semblent disponibles, prêts à établir une quelconque communication, ou du moins à notre portée et susceptibles de se laisser approcher, mais ils flottent ou ils sont mous : quand on s'approche d'eux, l'agitation de l'air produite par le mouvement lui-même les éloigne ; ils sont inconsistants non pas au sens de volatils, encore que d'une certaine manière ils le soient aussi, mais d'incohérents, parce qu'ils sembleraient dominés par des forces qui leur sont étrangères : tantôt ils sont près et soudain ils sont loin, ou carrément plus là. Je ne sais pas s'ils s'enfoncent ou s'ils s'élèvent, ni où ils continuent de flotter jusqu'à ce qu'ils traversent le mur voisin ou acquièrent une autre forme. Comme je le disais, je n'écarte pas l'idée que cette impression ait été due à la fatigue accumulée par la longue journée de marche, mais les fantômes ont eu une présence à la fois inconstante et durable, dans ce que d'une façon plus ou moins conventionnelle j'appelle ma vie, une présence qui se prolonge jusqu'à aujourd'hui et qui sans doute continuera. Le plus habituel avec eux c'est que je n'aie pas besoin de les voir pour noter leur présence, du moins pour les prendre en compte ou sentir leur palpitation. Ils apparaissent selon leur mystérieux schéma de déplacement et s'installent dans quelque endroit indistinct pour un temps variable. J'imagine que ce sont des témoins, de mon point de vue, mais des protagonistes du leur. Toutefois, je ne les ai jamais vus s'écarter de leur rôle passif, pas plus que je ne suis certain qu'ils soient contemplatifs. D'après moi, ce sont des personnages creux et plus qu'absents, semblables à des âmes errantes, en quête d'un temps ou d'une substance qui les contienne. Pour le reste, je suis dépourvu de préoccupations gothiques ; ces fantômes qui m'accompagnent parfois ne se proposèrent jamais rien, ne sont le truchement de personne et ont une productivité zéro. Néanmoins cette même absence les prédispose à tout, comme s'ils étaient toujours préparés à une quelconque sublimation. Dans un monde toujours plus étroit et sans trop de fioritures, eux aussi ont subi l'amaigrissement, je pense. Aujourd'hui ils sont vapeur et ombre, ou juste la tache incertaine d'une présence furtive. Malgré leur apparente inutilité, les fantômes m'ont servi à recharger mon désir vagabond. En bien des occasions, comme je l'ai déjà dit, je sens que marcher manque d'objet, j'en oublie aussi la raison quand je suis étourdi par l'environnement, mais les fantômes me sauvent, ils me secouent un peu car par leur présence incertaine ils m'installent dans un autre lieu, je ne sais comment l'appeler, dans une séquence latérale de faits. La promenade devient alors une chose inventée, qui peut se dérouler comme un drame ou une comédie et, par là même, finir par offrir quelque enseignement, quoique probablement diffus. Cela ne se produit pas toujours, seulement les rares fois où je me mets à divaguer de cette façon et que cela me permet de continuer comme je l'avais prévu.
Sergio Chejfec / Mes deux mondes / Passage du Nord-Ouest, 2011 / Trad. : Claude Murcia.
En cierto momento de mi relación oscilante con el cuaderno, y quizá gracias a ella, descubrí la anomalía inscripta en esa presencia no muy firme, pero elocuente, de lo escrito. El punto que me permitió vislumbrar una dimensión de la escritura a mano que hasta entonces me había resultado inadvertida. No me refiero a mis motivos para escribir –por otra parte siempre poco claros– sino al estatuto físico de la propia escritura. Yo mismo había cultivado unas relaciones discontinuas con mis notas manuscritas. Quiero decir, uno de los principales temores, más o menos recurrentes, fue (y sigue siendo) nunca terminar de llenar, preferiblemente con ideas e impresiones honestas y si se puede inteligentes, esas trescientas páginas.
Escribo en pasado, pero no faltaría a la verdad si lo hiciera en presente. El pronóstico de no completar el cuaderno me sonaba más factible que la ilusión de lograrlo. Era un escenario a lo Sísifo. Ello significaba renunciar para siempre al deseo de adoptar una nueva libreta (y revivir de paso la exaltación escolar de estrenar un cuaderno). Pero también señalaba otra cosa que me llevó tiempo entender, en parte debido, paradójicamente, a la simplicidad empírica del hecho: acabar la libreta podía significar agotar un espacio dado; o sea, era parecido a terminar o, más exactamente, a tener un libro. Una de esas operaciones que adquieren un sentido a veces más verdadero, aun cuando sean préstamos de otras cosas más o menos cercanas; en este caso, publicar. Así, a partir de esta equivalencia cuantitativa con cierto protocolo libresco, la grafía manual se revelaba como una impensada simulación virtuosa; formato para el cual, sin embargo, yo no estaba preparado debido a mi relación bastante accidentada con la escritura a mano.
Todo anunciaba que sería constantemente inédito. Recuperaba de este modo otro tipo de fantasía, en este caso negativa, cuando durante los primeros años de escritor había acumulado una gran dosis de paciencia –¿o impaciencia?– frente a la publicación en general y las editoriales en particular. En otros lugares me referí al problema de tener una libreta de notas inacabable: según pasa el tiempo se transforma en evidencia de lo no escrito más que en prueba de lo que se escribió. Pensaba entonces que para la posteridad –cualquier cosa que eso significara– quedaría una libreta bastante incompleta, muestra de indolencia textual de este así llamado autor, incapaz de rellenar un muy limitado número de renglones comparado con las oportunidades que había tenido de ir avanzando a lo largo de varias e interminables décadas.
Es así que el cuaderno verde me acompaña como si se tratara de un talismán equívoco. Un objeto que me inhibe y avergüenza. Me recuerda lo que no soy, y de este modo me afirma en lo que soy. Digamos, es lo que me hace pensar, sin que nada en el resto de la realidad lo confirme, que lo mío es sobre todo embrionario; que siempre estoy empezando a escribir y dejando de hacerlo, en un mismo movimiento.
Últimas noticias de la escritura (fragmento), Sergio Chejfec
(Editorial Entropía. 2015)
Quedan pocos días hasta un nuevo cumpleaños, y si decido comenzar de este modo es porque dos amigos a través de sus libros me hicieron ver que estas fechas pueden ser motivo de reflexión, y de excusa o de justificación, sobre el tiempo vivido. La idea se me ocurrió en el Brasil, mientras pasaba dos días en una ciudad del sur. En realidad no entendía cómo me había plegado a trasladarme hasta allí, sin conocer a nadie y sabiendo muy poco sobre el lugar. Era por la tarde, hacía calor, y andaba caminando en busca de un parque del que no tenía casi ninguna referencia, salvo su nombre medianamente musical, y por lo tanto promisorio, según mi criterio, y el hecho de aparecer como la superficie verde más grande en el plano de la ciudad. Pensaba que siendo tan extenso sería imposible que no fuese bueno. Para mí los parques son buenos cuando no están impecables, en primer lugar, y cuando la soledad se ha apropiado de ellos de tal modo que se ha convertido en una seña propia y una divisa compartida por los caminantes.
- Sergio Chejfec. “Mis dos mundos” Candaya.
Jornadas Sergio Chejfec
Miércoles 23 y jueves 24 de octubre. MALBA #Biblioteca
La escritura de Sergio Chejfec configura tanto un proceso como un resultado en el que se intersectan la vida, el leer y el escribir como dimensiones en tránsito con zonas de pasaje y de demora, una singularidad que se abre a múltiples posibilidades de lectura en las que se trama buena parte de las inflexiones de la crítica literaria contemporánea. Asimismo, frente a la diversidad de los modos de interpelación de la especificidad literaria, entre perspectivas innovadoras y pensamientos de ruptura, que le atribuimos a esa poética, consideramos que nada es más oportuno que un encuentro de estas características.
Entrada libre y gratuita hasta agotar capacidad de sala. Organizado junto al Instituto de Literatura Hispanoamericana de la Facultad de Filosofía y Letras (UBA). JUEVES 24 - 18:00 Experiencia y narración Alejandra Laera: “La obra inconclusa” Sandra Contreras: “Novela flotante” Edgardo H. Berg: “La continuidad velada de la ausencia” Comenta: Juan José Mendoza