Je te l’avoue sans peine : l’amour que je te voue est ma seule raison d’être…
V. H. SCORP

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Je te l’avoue sans peine : l’amour que je te voue est ma seule raison d’être…
V. H. SCORP
Une famille brisé…
Depuis tellement d’année..
Le Refuge Illusoire de la Chambre Noire
L’âme se retire dans des lieux dont le corps ignore même l'existence. La solitude n'est pas le manque de compagnie, mais l'inaccessibilité de soi à soi-même, le sentiment que tout ce qui est vraiment vous est dissimulé derrière une vitre embuée, même à votre propre regard. Il est des soirs où le simple souvenir, activé par une odeur, une inflexion de lumière sur un mur familier, ou le bruit amorti d’une calèche imaginaire dans le lointain, déchaîne en vous des marées d'une tristesse si ancienne qu’elle semble préexister à votre naissance. C'est une tristesse non pas due à un événement précis, mais à la nature transitoire et ruineuse de tout événement.
Cette mélancolie est la reconnaissance par le cœur du principe implacable qui gouverne le monde : tout s’effrite, le souvenir s'efface, l'amour s'émousse, et le tissu social lui-même se détend vers le chaos. Et que fait l'être humain face à cela ? Il construit des cathédrales de conventions, de politesses et de serments pour masquer le lent travail de la désagrégation. Mais dans le secret de nos chambres, au milieu de la nuit, quand les masques sociaux tombent, nous restons ce patient éveillé qui guette sous la porte la raie de jour, se réjouissant d'une hypothétique délivrance, pour la voir aussitôt disparaître. Le temps, loin d'être un remède, est le mal lui-même, nous enveloppant dans une étoffe d'oubli et d'éloignement. C’est dans cette contemplation passive du désastre personnel, cette reconnaissance de l'impuissance de la volonté face au flux mémoriel, que réside la plus pure et la plus littéraire des douleurs. On est seul, non pas parce qu'on est abandonné, mais parce qu'on est irréductiblement enfermé dans la prison dorée de sa propre perception.
Référence : Marcel Proust, À la recherche du temps perdu (détail du volume Du côté de chez Swann).
Source : Pinterest
Mon cœur n'en peut plus
Je suis cette fille un peu paumée qui espère qu'un jour tout finira par s'arranger.