Le bus de nuit, avec 4 passagers nous inclus, nous dépose à la gare routière de Yazd vers 5h du matin. Cela nous vaudra d’errer dans la vieille ville avec nos valises pendant 3-4 heures, les hôtels que nous avions pu repérer sur notre guide affichant tous complets. Beaucoup de touristes dans cette ville, l’office de tourisme une fois ouvert finira par nous trouver un hôtel, un poil cher mais vraiment joli dans une maison traditionnelle rénovée, avec en prime un perroquet miaulant à la perfection.
Le centre-ville est vraiment joli, avec ses ruelles étroites et ses bâtiments en terre cuite, surplombés par les tours du vent, système de ventilation ingénieux très utile durant l’été. Ces déambulations seront malheureusement écourtées par une tourista foudroyante qui me mettra ko une bonne demi journée. Je parviens néanmoins à aller visiter le temple du feu zoroastrien. Petit topo sur le zoroastrisme : développé en Iran à partir du VIIe Siècle avant JC, il est plus tard devenu la religion officielle de l'empire Sassanide, qui a régné sur l'Iran pendant quatre siècles avant la conquête par les arabes. La population s’est alors massivement convertie à l’islam, il y aurait aujourd’hui un peu plus de 30′000 zoroastriens dans le pays, beaucoup ont émigré en Inde ou aux Etats-Unis. La constitution de la république islamique d'Iran de 1979 reconnaît certaines minorités religieuses (gens du Livre) : les chrétiens, juifs et donc les zoroastriens, qui disposent de sièges réservés au parlement. Yazd est le centre religieux du zoroastrisme en Iran, d’où la présence de ce temple. Les fidèles respectent le feu comme symbole divin, d’où la présence d’une flamme à l’intérieur du temple, entretenue un mage responsable des lieux depuis plus de 35 ans. On retrouve sur le fronton du temple l’Oiseau Vareghna, sorte de barbu volant que l’on peut également retrouver à... Persepolis !
Nous prendrons un taxi le lendemain pour visiter les vestiges de 2 tours du silence et son parsehgah en contrebas (bâtiments religieux, de préparation des corps...). C’est ici que les prêtres exposaient le corps des défunts aux oiseaux de proie, afin de ne pas souiller la terre. Cette pratique quelque peu discutable d’un point de vue hygiénique a été interdite par Reza Chah Pahlav début XXème Siècle. Aujourd’hui les zoroastriens enterrent leurs morts dans des tombes tapissées de ciment pour ne pas souiller la terre. Aujourd’hui les tours sont en ruine, les chemins y menant faisant + office de pistes pour moto bike.
Nous retournons ensuite à l’hôtel et prenons un bus principalement rempli de touristes occidentaux, jour férié oblige vu que nous sommes en pleines commémorations du martyr d’Hussein, direction Ispahan !








