Il est bien tombé ce joli film léger. L'effet aquatique, c'est tout juste ce qu'il me fallait. Je salue au passage Solveig Anspach d'avoir réussi à faire un film aussi beau, poétique et léger alors qu'elle était malade, si gravement qu'elle n'a pas su que sa dernière réalisation avait obtenu le prix de la Quinzaine des réalisateurs, elle est morte avant. Je trouve que c'est particulièrement émouvant de savoir cela, et ça m'épate que quelqu'un à ce stade de sa vie parvienne à avoir autant d'humour et de légèreté. Bref. Il y a aussi les deux acteurs principaux qui sont géniaux : Florence Loiret-Caille (que j'avais découverte et beaucoup aimée dans Le bureau des légendes) et Samir Guezmi. La première a la gouaille énervée et un tempérament de feu, le deuxième, un don pour la patience et un art dans l'économie de moyen. Chez tous les deux, la cinéaste exploite pleinement le potentiel comique (assez puissant) : je me suis franchement bien marrée avec les répliques et les situations cocasses qui ont le temps de s'installer entre les personnages (mention spéciale à la machine à café). Il s'agit d'une histoire d'amour, entre Montreuil et l'Islande, qui surprend tout le temps, parce que tout le monde y est un peu zinzin (Agathe et Samir, mais aussi tous les autres personnages plus ou moins secondaires). Le fil conducteur c'est l'eau, la piscine, la nage et la fameuse faculté à se jeter à l'eau, pas si évidente quand il est question d'amour. (Chat échaudé craint l'eau froide). La grâce est là, tout du long. On rit et on s'émeut. Quoi de mieux ? N'hésitez pas à regarder la bande-annonce ci-dessus, elle donne le ton mais ne gâche pas le visionnage du film.













