Assis là, dans le monde, sur une chaise, sur cette seconde, sur ce moment dans le temps. Une seconde prise d'une existence, parmi tant d'autres, parmi tant d'autres ce n'est rien, rien du tout, puis une autre, et encore, sans arrêt.
Et à travers cette succession de moments insignifiants s'installe l'ennui, et puis l'idée de courir après quelque chose. De courir jusqu'à ce que tout s'arrête, de courir jusqu'à la dernière seconde insignifiante.
Au bout de nos rêves ce n'est pas avant le bout de nos forces, on se pause, se pose où l'on se tenait debout, assis là dans le monde, quelque part par terre, sur terre, sur cette seconde, sur ce moment dans le temps. Et l'on attend, dans l'ennui, que les idées reviennent, et notre désir de courir après.