L’émission de la parole ne résulte-t-elle pas, au fond, d’une passagère empreinte de l’air – ce que les acousticiens nomment les « formants » de la parole – réalisée dans le moule en mouvement de la bouche, du palais, de la langue ? Et le résultat n’est-il pas, aussi, de donner aux affects une forme née de l’air ?
Georges Didi-Hubemran, Gestes d’air et de pierre, Les Éditions de mInuit, 2005

















