Les Français fêtent leur 14 juillet ce soir à @comediedemontreal #humour #fete #specatcle (à Théâtre La Comédie de Montréal) https://www.instagram.com/p/CRVBPJ-Hodg/?utm_medium=tumblr
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Collaboration de la CCBN au spectacle théâtral Sur les traces de La Corrivaux
La Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) est ravie de collaborer pour une sixième année consécutive au spectacle théâtral Sur les traces de La Corrivaux, présenté par la municipalité de Saint-Vallier. Grâce à une centaine de bénévoles de l’endroit, la légende revivra le samedi 25 août prochain à l’église de Saint-Vallier, à Saint-Vallier de Bellechasse, lieu de naissance et de résidence de Marie-Joseph Corrivaux.
Faits en bref
Musiciens, comédiens et figurants incarneront les différents protagonistes de l’époque et viendront tour à tour raconter l’histoire dramatique de celle qui a laissé son nom dans l’histoire et dans la légende de La Corriveau. Sur les traces de La Corrivaux met en contexte les faits véridiques du procès, l’exécution et les légendes qui sont encore bien vivantes dans l’imaginaire collectif. Découvrez la véritable et tragique histoire de cette femme qui a été reconnue coupable du meurtre de son deuxième mari, Louis-Étienne Dodier.
La mise en scène et le scénario ont été créés par l’équipe d’animation de la Commission des champs de bataille nationaux alors que la distribution sera assurée, en grande partie, par les citoyens de Saint-Vallier. Une cinquantaine d’entre eux seront en costume d’époque et incarneront les personnages présents au procès de Marie-Joseph Corrivaux.
Le samedi 25 août 2018, à l’église de Saint-Vallier. Animation sur le parvis de l’église dès 19 h 15 et spectacle à 20 h. Billets en vente au coût de 35 $ (siège réservé). Non recommandé aux 13 ans et moins.
Information et réservation : lacorrivaux.net, stvallierbellechasse.qc.ca, 581 748-3024.
"Autour de Leonardo avec Cyrano ou l'amour infini à EAUBONNE
“Autour de Leonardo avec Cyrano ou l’amour infini à EAUBONNE
“Cyrano ou l’Amour infini” Fresque théâtrale réalisée par la troupe “Autour de Leonardo”
C’est une version grand spectacle de la célèbre pièce d’Edmond Rostand telle que vous ne l’avez jamais vu que vous propose l’Association “Autour de Leonardo” représentée par sa pPrésidente Monique POTEL-DERIEZ.
A mi-chemin entre le Théâtre et le cinéma. Jouée en direct par 150 artistes et escrimeurs sur un…
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Vérino au Banane Comedy Festival !
Mercredi 9 avril, au Rolex Learning Center pour le Banane Comedy Festival, c’est le très talentueux et adorable Vérino qui a pris possession de la scène. Mais avant qu’il conquît le public, il nous a fait la présentation non pas de LA première partie mais des DEUX premières parties de son spectacle…
C’est d’abord le bosniaque naturalisé suisse, Samir Alic, qui est venu faire son show sur scène. La particularité de Samir, c’est qu’il nous fait voyager à travers le monde grâce à ses anecdotes qui regroupent des personnes de toutes les origines possibles. Il y a toujours ce petit côté comparatif entre la Suisse et les autres pays et cela fait rire le public. Quand les spectateurs se sentent concernés, quand ils voient de quoi l’artiste parle, il est bien plus simple de faire rire et ça, Samir l’a très bien compris…
C’était ensuite au tour du grand gagnant du Tremplin de Fréquence Banane 2014 de venir nous faire rire. Alexandre Kominek a très bien relevé le défi avec son humour noir et je me réjouis de voir ce qu’il nous réserve à l’avenir :)
Ensuite, il y a quand même Vérino qui est venu nous présenter son spectacle. Son humour d’observation va du test de grossesse, à la différence sur la pisse entre hommes et femmes en passant les joies de la paternité et de la masturbation (l’ordre est un peu aléatoire, mais c’est juste pour que vous vous fassiez une idée de l’étendue des sujets que ce cher Vérino peut présenter en riant…)
Ce que j’adore chez Vérino, c’est ce côté très naturel, très « partageant ». Par « partageant », je veux dire qu’importe ce qu’il fait durant le spectacle, tu as juste l’impression d’être à une soirée avec un pote qui te raconte des petites anecdotes de la vie, qu’il partage son vécu de manière détournée…
Vérino a vraiment assuré à fond ! C’était déjà la troisième fois que je voyais ce spectacle, et là, il a carrément fait 40 minutes d’impro ! Il s’est vraiment approprié ce Learning Center en parlant de ce lieu habité par des étudiants trop intelligents (ou qui nous font croire qu’ils le sont en tout cas). Il réussi à nous faire rire avec nos banques et nos chocolats, juste avec des idées qui lui venaient sur le coup. Il a eu tellement des idées dingues cette soirée-là, qu’il s’est même mis à imiter le Toblerone, et croyez-moi, cette image restera dans la mémoire des personnes présentes ce soir-là.
Je n’ai pas envie de vous en dire plus, je vais plutôt laisser Vérino en parler. En effet, j’ai eu l’immense honneur d’interviewer cet artiste que j’apprécie beaucoup. Pour un dépucelage d’interview, j’ai vraiment été bien servi… Bonne lecture ! Et pour ceux qui préfèrent écouter l’interview, j’ai mis un lien à disposition :
J’ai donc eu la chance de poser quelques questions à Vérino dans sa loge avant qu’il joue son spectacle au Rolex Learning Center. Une bonne partie de son staff était aussi présente, donc vous verrez qu’au fil de l’interview, ils interviennent parfois. C’était une super expérience et j’espère que j’aurai l’occasion de la renouveler encore souvent :)
Bonsoir Vérino ! Ça va ? Comment te sens-tu juste avant de monter sur scène ?
Ben écoute, bonsoir Aylin ! Ça va, je me sens très très bien, comme tous les jours avant de monter sur scène. Je suis ravi d’y aller, je suis même un peu impatient parce que j’aime bien ce taf, donc du coup, tant que je ne le fais pas, je suis un peu malheureux. Donc là, je suis dans un état de manque, tu vois, comme un drogué qui attend de prendre sa dose. Je suis le canapé en faisant « heeeeeee laissez-moi monteeeeeez » (bruit de drogué en manque. C’est dur à retranscrire, j’espère m’en être sorti comme il le fallait. Si vous voulez entendre ce que ça donne, cliquez ici). Voilà où j’en suis à une demi-heure du spectacle.
As-tu un pire souvenir d’un passage sur scène ?
Heu, ouais, j’ai un pire souvenir. Quoi que, avec le recul il est un peu bon quand même. C’est un jour où un mec, je lui parlais pendant le spectacle, et il a refusé un truc, je ne sais plus ce que c’était… Je lui dit : « Ben, t’es pas sympa. » et il me dit : « Tu ne me tutoies pas. » Je me suis dit : « Tiens ! Ça sent mauvais. » Et après il m’a dit « T’es pas drôle. Et toute la salle le pense. » Et là, d’un coup, tu sais quand t’entends ça, tu te dis « Si ça se trouve, c’est vrai… » Ça faisait deux ans que je jouais, donc j’étais vraiment très perturbé. Peut-être qu’il a raison, peut-être que machin et ça a foutu un froid dans la salle. Du coup, les gens ne savaient pas s’il jouait avec moi ou pas et en fait, c’était très très drôle. A un moment, il y a eu une espèce de violence et ensuite je l’ai vouvoyé, je l’ai pris pour une princesse. J’ai joué, vraiment : « Excusez-moi de vous déranger, asseyez-vous. Bien… » Je lui ai proposé de quitter la salle en disant que de toute façon s’il n’aimait pas le début du spectacle, il y a peu de chance qu’il en aime la fin. Et il a voulu rester. Donc là, autant te dire que je me suis marré parce que chaque vanne finissait par « Qu’est-ce que t’en penses Michel ? » (rires) Et lui, au fur et à mesure du spectacle, il finissait par se tasser. Et donc au final je ne vais pas dire que c’est un bon souvenir parce que quand même c’est très heurtant et c’est violant un mec qui te dit que t’es pas drôle pendant que tu es en train de jouer. Il y a un moment où tu finis par te demander si tu l’es vraiment ou… Tu vois ? Il y a toujours ce questionnement. Et puis c’est aussi la première fois où j’ai fini par me dire que, de toute manière, personne saura si je suis drôle ou pas tant que je ne parle pas. Et donc il faut reprendre la main, il faut être meilleur qu’un mec qui vient foutre le bordel.
Et donc, le meilleur, c’était l’Olympia ou tu as un autre meilleur souvenir ?
Ecoute, ouais, j’ai une flopée de bons souvenirs parce que j’ai vraiment pris souvent du plaisir sur scène. Et l’Olympia, évidemment, pour toute la symbolique, parce que c’est le moment où tu réalises ton rêve de gamin. T’es sur la scène de l’Olympia, il y a ton nom sur la façade tu te dis « Aaaaah, oh mon Dieu ! » Et puis, ça a été fait de la plus belle des manières, parce qu’on n’avait pas de communication, ce sont juste les gens qui ont tweeté, retweeté, qui en ont parlé et c’est ce qui a fait que la salle était pleine, pleine à craquer ! C’était un moment magique, évidemment. Mais j’ai aussi ma toute première scène qui est un souvenir génial. Ma toute première scène je l’ai faite au Palais des Glaces. Je ne savais pas qu’il y avait des petites salles. Je débarque de Province, tu vois, moi j’étais à Nancy et quand j’ai débarqué à Paris et que j’ai joué pour la première fois au Palais des Glaces, qui fait quand même 500 places, je me suis dit : « Oui, c’est normal. » J’ai fait rire les gens, les gens étaient contents, ils sont sortis en disant que c’était super drôle et je me suis dit : « Oui, c’est normal. » Et après, je suis passé à la vraie carrière : le moment où tu rentres dans des salles de 20 places et que là, c’est normal de jouer devant une salle de 20 places qui n’est pas pleine. Parce que, c’est ça aussi le truc : tu as que 20 places à remplir mais en vrai, il n’y a que 4 personnes dans la salle. Et même là, j’ai pris du plaisir. En fait, j’ai pris du plaisir à chaque moment dans ma carrière parce que je crois que mon objectif n’est pas la réussite. Il y a une conscience de ça, évidemment, mais mon objectif c’est d’abord de faire rire et donc j’ai jamais été malheureux pendant toute ma carrière, même pendant mes plus grosses galères.
Ce soir tu joues devant un public plutôt jeune car le festival est organisé par des étudiants mais lors de tes représentations en général, on trouve des gens de tout âge. Comment expliques-tu que ton univers intéresse des personnes de toutes les tranches d’âge ?
Parce qu’en fait je travaille à la sensation. C’est-à-dire, que je veux apporter aux gens le ressenti que j’ai dans une situation donnée. Donc, ça peut être de l’ennui à la FNAC quand tu regardes les piles, ça peut être de la peur au moment où t’es chez Zara et que ta meuf ouvre le rideau… En fait chaque histoire est juste une excuse pour coller une sensation à l’intérieur du spectateur. Et donc, c’est ça qui fait que tout le monde est touché parce que quel que soit l’histoire que je raconte, mon but c’est qu’ils soient touchés et qu’ils vivent ça avec moi. Donc, que je parle de mon fils ou que je parle de ma femme, que je parle de ma teuf chez les voisins, je vais à chaque fois extérioriser le truc pour que tout soit bien clair pour chacun. C’est ça qui fait, je pense, que je sois assez large. C’est pas un but à la base, enfin, je ne veux pas dire que ce n’est pas un but totalement parce que j’aime bien ne pas exclure les gens. J’aime bien que quand un mec a payé sa place qu’il ne se dise pas « Oh putain, il y en a pour une heure comme ça ? » Et donc, c’est rare que je déçoive car il y a toujours un petit truc qui intéresse. Mais oui, pour résumer, ça vient de la sensation, du fait que je travaille ça.
D’ailleurs, comment est le public suisse ? Est-il différent du public français ou des autres publics francophones en général ?
Je dirais, sans vouloir être non plus trop tranché, que c’est une belle bande de bâtards en fait (rires). Il y a que des cons en Suisse, c’est hallucinant cette capacité à tout un peuple à être débile ! (Rires) Evidemment, c’est un public particulier, mais comme chaque public en France est particulier. Je le trouve très agréable le public Suisse parce qu’il est exigeant et il ne pardonne rien. Quand c’est pas drôle, il ne rit pas mais par contre, quand c’est drôle, il rit. Il peut s’éteindre en deux secondes. A Lyon, c’est un peu la même chose : ce sont des gens, tu fais une vanne, ils rient, ils applaudissent mais t’en fais une mauvaise, la salle se calme direct. Il n’y a pas de « Oh, on est avec toi… », non. T’as jamais gagné dans un spectacle en Suisse et c’est ce que j’adore. Ce qui me fait plaisir, c’est d’arriver à la fin d’un spectacle avec la sensation du travail bien fait. Et je sais que la première fois que tu m’a vu, c’était à Payerne si je ne me trompe pas ?
Non, c’était au Lido à Lausanne…
Tu n’étais pas là le soir où il y avait un mec vieux en train de mourir ?
Si si ! J’étais là !
C’était super drôle ! (S’adressant à son staff : ) Je te jure, le mec, 86 ans, et à la fin, standing ovation et je le vois lui qui est comme ça : (imite le vieux en train de tenter de se lever) (rires) Alors, visuellement, ça ne donne rien, puisqu’il n’y a pas de visuel, mais le mec, je l’attaque en disant : « Merde ! Faut que quelqu’un l’aide à se lever ! Il en a envie ! » Et le lendemain, il m’envoie un tweet ! 86 ans ! Je reçois un tweet du mec : « C’est moi le mec de 86 ans ! » C’était génial ! Et donc, ça c’est un de mes bons souvenirs dont je n’ai pas parlé au début.
Tu nous présentes, ce soir, ton deuxième spectacle. En quoi est-il différent du premier ?
En fait, je fais croire aux gens que c’est le deuxième, mais en réalité, c’est le même spectacle. (Rires) T’imagines le bâtard ? Alors les histoires du nouveau spectacle, ça parle avant tout de Zara… (rires) Non, effectivement, c’est un 100% nouveau, je voulais que ce soit intégralement nouveau. Enfin, peut-être qu’il y a des gens là, ce soir, qui vont découvrir des histoires ou redécouvrir des histoires dont ils ont déjà entendu parler parce que j’ai commencé à tester des trucs sur scène quand j’étais en Suisse, notamment, au festival de Morges Sous Rires, l’année dernière. Et donc, il y a quelques histoires que peut-être certains vont redécouvrir. Mais par rapport à la version de l’Olympia, évidemment, c’est 100% neuf. Il est différent du premier parce que chaque mot est différent en fait. J’ai aucune histoire qui est comparable mais par contre, ça reste dans la même lignée. C’est toujours de l’humour d’observation, c’est toujours du travail de sensation, c’est toujours du Vérino en fait. Les gens ne vont pas être complètement déroutés. C’est un peu plus trash que le premier spectacle, il y a quelques histoires qui sont un peu plus… Enfin, voilà quoi, là, il y a quelques personnes qui peuvent saigner du nez. (Rires)
Tu es aussi récemment entré dans le monde du cinéma avec le film « Fonzy ». Y a-t-il d’autres projets cinématographiques en cours ?
Ben oui ! C’est ça qui est merveilleux dans le cinéma, t’as toujours des projets. Peut-être qu’il va se faire un truc, peut-être machin… Donc il y a pleins pleins de projets. Maintenant, la question est : Est-ce qu’ils vont aboutir ou pas ? Si ça se trouve, je suis en train de dire qu’il y a pleins de projets et dans 5 ans je n’aurai toujours pas tourné dans un nouveau film. Mais en même temps, je n’ai pas d’attentes particulières par rapport à ce monde-là. Moi, ce que j’aime dans le milieu de l’humour c’est que justement, je suis à l’origine de tout, (se tournant vers son staff : ) évidemment, j’ai une équipe merveilleuse qui m’entoure mais…(rires). Ils sont présents là. Mais ce que je veux dire, c’est qu’à la base, j’ai créé la planète Terre. Ça va, on n’a pas le droit de se prendre pour Dieu 10 minutes avant de monter sur scène ? Ce que je veux dire, c’est que j’ai une liberté par rapport au cinéma. Au cinéma, il faudrait que j’écrive un scénario pour être libre. Là (dans le one man), c’est moi qui écrit mon propre scénario, c’est moi qui écris mes textes et ensuite je donne du travail à mon metteur en scène sinon il est au chômage (rires du staff), ensuite, je donne du travail à mon régisseur. Entre parenthèses, j’ai vraiment une équipe top : Thibault Evrard, mon metteur en scène n’est pas au chômage, évidemment, s’il travaille sans moi, et là, il bouffe gratos le salaud pendant que moi je suis en train de parler. Nicolas Bénier, qui n’est pas que mon régisseur, puisque c’est lui qui a composé les musiques du spectacle, qui sont extraordinaires et Marie Savon, on ne sait pas trop à quoi elle sert (rires). C’est ma productrice, enfin, une de mes productrices, puisque moi je ne travaille qu’avec des meufs. Alors, il y a dix meufs qui me produisent. Elles se sont dit : « On met du pognon là-dessus ! » (Interruption de Marie : Parce qu’on veut coucher avec lui !) (Rires) Moi-même j’ai envie de faire l’amour avec moi. Hey ho ! On n’a pas le droit de se prendre pour Dieu on avait dit ? Donc c’est toute une équipe de gens motivés mais à la base, c’est mon écriture qui déclenche ça, alors qu’au cinéma, ce n’est pas mon écriture qui déclenche un film et donc, je suis dépendant de trop de monde pour être libre. Moi ce qui m’intéresse, c’est la liberté. Si les gens ont réussi à aller jusqu’au bout de cette réponse, félicitations !
Le public te connaît surtout grâce à « On ne demande qu’à en rire ». Que t’a apporté l’émission pour la construction de ce spectacle ou pour tes expériences en général ?
C’est marrant, parce que tout le monde croit que j’ai fait l’émission alors que je n’y ai jamais participé. C’est un mec qui me ressemble qui l’a faite en prenant mon nom… Je plaisante, elle m’a apporté pleins de choses cette émission. La notoriété, évidemment. On joue, ce soir, dans une salle de 600 places et sans cette émission et sans le travail, bien sûr, de toute l’équipe du festival, grâce à Sébastien Corthésy du Banane Comedy Festival, spécial cace-dédi mon pote, la salle ne serait pas complète. Et donc, cette émission nous a apporté à tous, évidemment, une rigueur, une angoisse… Hier, j’ai enregistré un sketch qui a été diffusé aujourd’hui. En sortant de l’enregistrement, je me suis dit : « Aaaaaaah, putain, il y a des trucs qui me déçoivent ! » Et puis, on a regardé la vidéo tout à l’heure et, en fait, non. Evidemment, chacun est devenu très exigeant et c’est bien, c’est ça que ça nous apporte. On peut être déçu par quelque chose qui a déjà un certain niveau mais, du coup, on a progressé. On veut sans cesse plus, sans cesse monter, sans cesse être meilleur. Pour le coup, elle m’a apporté énormément : m’adapter au format télé et puis travailler quoi. Travailler fort fort fort fort fort sinon t’es mort.
Que penses-tu du retour de l’émission ? Qu’apporte-t-elle au monde de l’humour selon toi ?
Et ben, du travail ! Et de la visibilité, chose qui est très très rare dans ce milieu. Il y a très peu de chaînes, très peu de producteurs qui ont réussi à apporter ça à la télé. Enfin, même, il y en n’a pas : il y a Jamel et puis il y a Laurent Ruquier. Ça nous apporte vraiment chaque semaine du travail. Il faut qu’on bosse, il faut qu’on avance. Ça nous apporte du monde dans la salle donc c’est très très bon. Et puis, ça nous apporte aussi une certaine humilité. Je pense que tout le monde l’a plus ou moins dans le milieu, enfin, t’es forcément humble quand tu fais ce métier parce que c’est un métier violent, un métier dans lequel tu es sans cesse jugé et dans l’émission, on l’est pour de vrai. Il y a un vrai débriefe, des gens qui te disent : « Oh lala, t’as merdé ton sketch là, t’étais nul, non ? » Et donc pour ça, c’est vachement bien. Et que l’émission revienne, qu’elle donne sa chance à tout le monde, c’est super ! J’ai pleins de potes qui ne l’ont jamais faite avant et qui se disent : « Putain, ça revient, cette fois-ci, on ne passe pas à côté ! » C’est vraiment bon pour tout le monde. En plus, je pense que les gens sont contents de l’avoir cette émission-là. En fait, on a une espèce de quantité qui est apportée, une quantité d’humoristes, une quantité de sketch, une quantité de matériel qui n’existaient pas avant. Et pour ça, c’est vachement bien parce que ça augmente le niveau. Les humoristes sont sans cesse meilleurs les uns que les autres et en plus, nous on a une chance qui est une malchance cette année, c’est que je fais partie des mecs qui ne sont pas notés, je fais partie des mecs qui passe en quatrième (Note de moi-même : depuis cette année, 3 humoristes sont notés par émission et ensuite, c’est un habitué des éditions précédentes qui vient faire un sketch qui n’est pas noté, pour lequel il n’y a pas d’enjeu compétitif) et on dit : « Attention ! Ceux-là, ils sont plus drôles que tout le monde ! Même pas besoin de donner de note ! » Et du coup, tu as une pression supplémentaire mais qui est bonne encore, qui est toujours bonne.
D’ailleurs, ce festival permet aussi à de jeunes humoristes de se faire connaître avec le tremplin de Fréquence Banane. Quels conseils donnerais-tu à des jeunes qui débutent dans le métier ?
Ben, en fait, on est toujours débutant, c’est ça qui est génial, ça ne s’arrête jamais ! Pour moi, ça fait 10 ans que je fais ce métier et la plupart des gens aujourd’hui me découvrent seulement maintenant. « Oh c’est bien, un p’tit jeune qui démarre ! » Mais non, ça fait 10 ans que je cravache et je me suis planté, j’ai échoué. En fait, faut se dire que quel que soit la voie que l’on choisit, il faut accepter de chuter. Et ce métier-là, c’est encore plus flagrant parce qu’on a le droit de se tromper, on a le droit d’être nul, on a le droit d’être mauvais, mais l’important, c’est le long terme. Il faut juste travailler, s’améliorer. Il faut juste aimer ce métier pour ce qu’il est et il finit forcément par sourire un jour. J’espère.
Et toi ? Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite de ta carrière ?
Ben que ça continue comme ça, parce que je suis très très content de l’accueil du nouveau spectacle qui fonctionne. Le premier, déjà, j’étais ravi, mais c’était mon premier donc c’était mon p’tit bébé que j’ai pu lâcher au bon moment. Je suis très content de ça aussi, d’avoir pu accepter de le lâcher après un Olympia, c’est génial. Et ce soir, c’est le deuxième enfant, on s’est dit « Bon, c’est pas grave ! » Non, au contraire en fait, ce deuxième spectacle est encore plus important parce que, déjà, le challenge c’était de savoir si j’étais capable d’écrire un deuxième spectacle. Mine de rien, dans le premier, j’ai tout mis. Et dans le deuxième, je me rends compte, en fait, que non. C’est aussi Louis Iquier qui dit ça : en fait, écrire beaucoup, ça te permet de creuser encore plus à chaque fois, plus profondément en toi et de voir ce qu’il y a d’intéressant et découvrir chaque fois de nouvelles choses. Je suis content d’avoir entamé ça, et donc j’espère le continuer en fait, j’espère être capable d’en écrire un troisième, puis un quatrième et puis peut-être 15 au final, j’espère, j’aimerais bien…
Voilà, ça sera tout pour moi, je ne sais pas si tu as envie de dire quelque chose encore ?
Tu viens de nous faire une sortie de stand up de ouf ! « Ça sera tout pour moi, c’était Aylin merci à tous ! »
Encore un immense merci à Vérino de m'avoir accordé ces quelques minutes pour cette interview. Merci aussi à Sébastien Corthésy pour le petit coup de pouce et encore un immense bravo à toute l'équipe du festival pour nous avoir offert une semaine dont on se souviendra encore longtemps :)